Le carnet du CFC

Le Petit Train du Parc Floral d'Orléans-La Source - 5/11

MAD

Les transformations aux Établissements Cadoux

L'entreprise Cadoux est créée vers la fin de la Seconde Guerre mondiale, en décembre 1944, elle porte alors le nom de « La Route de France» et est spécialisée dans la construction de wagons.
Dès 1947, elle est rachetée par Bernard Richard, et change de nom pour adopter celui des « Établissements industriels Bernard Richard ».
En décembre 1962, les établissements changent de main et sont rachetés par M. Cadoux. La société prend le nom de « Cadoux International » jusqu'à son dépôt de bilan en décembre 1981.
En mars 1990, la société britannique Powell Duffryn reprend l'activité de l'usine qui devient « Powell Duffryn Wagon SA ». Les activités sont alors la construction, la réparation et la révision du matériel ferroviaire jusqu'en 1995 où la construction de wagons est arrêtée. De 1995 à 1997, des salariés rachètent la société et le site à Powell Duffryn et la rebaptise « Saint-Denis-de-l'Hôtel ferroviaire ».
En 2003, Les ateliers bretons de réalisations ferroviaires industries (ABRFI), entreprise française basée à Châteaubriant en Loire-Atlantique (Pays de Loire) rachète SDHF. La holding Ateliers Orléanais de Réalisations Ferroviaires (AORF) est créée afin de gérer les deux sociétés.
Le tribunal de commerce d'Orléans accorde, le 10 mai 2011, un délai d'un mois supplémentaire au groupe AORF avant sa mise en redressement judiciaire lié à ses difficultés financières.
Le 10 juillet 2012, AORF est placé en procédure de sauvegarde par le tribunal de commerce d'Orléans.
En octobre 2012, SDHF se diversifie en proposant un service de nettoyage de wagons citernes ayant contenu du gaz.
Le 12 mai 2014, à la suite de difficultés récurrentes, l'entreprise est liquidée et mise en vente.
Le 16 juillet 2014, SDHF est rachetée par le loueur de wagons de marchandises français Millet et prend le nom de SDH fer.
L'entreprise est spécialisé dans la maintenance et la transformation de wagons de fret.

Lors de la création du parc floral et pour l'Exposition des Floralies, l'AFO fait appel aux établissements Cadoux pour la transformation du matériel roulant. En effet le matériel existant était de nature industrielle essentiellement pour le transport des betteraves et après modification devait être dévolu au transport des voyageurs. Ces transformations ont concerné pratiquement tous les types de matériel : locomotives, locotracteurs, wagons. Bien souvent, après l'achat, l'AFO demandait au vendeur de livrer le matériel non pas au Parc floral, mais aux Établissements Cadoux à Saint-Denis-de-l'Hôtel pour y être transformés avant de rejoindre le Parc de la Source. 

 

Archives départementales du Loiret, cote 1848 w 40

Le 22 février 1966, les Établissements Cadoux écrivent à M. Clappier que suite à la réception du wagon à bogies récemment arrivés du T.P.T. (NdlR Wagons Pershing) un certain nombre de roues sont hors d'usage. Comme il s'agit de roues américaines en fonte "Griffin" non usinables, ils questionnent un fondeur d'acier moulé pour connaître la dépense que l'AFO aura à engager.
Ils demandent en outre, d'avoir un entretien sur l'orientation de la transformation à entreprendre sur ce matériel.

 

 

 

Archives départementales du Loiret, cote 1848 w 40

Le 13 mai 1966, le directeur des Établissements Cadoux écrit à M. Clappier pour lui transmettre la proposition de prix au sujet du matériel à remettre en état.

Concernant les sept voitures ouvertes à bogies (Pershing). Chaque voiture sera construite en partant des châssis remis en état et adaptés pour recevoir des aménagements suivant le dessin 28.251.
Chaque voiture est prévue pour recevoir 24 voyageurs assis et 6 debout.
L'AFO aura à fournir une maquette échelle 1 des décors et inscriptions à faire figurer sur les frontons.
Prix unitaire 13 890 francs TTC. Ce prix ne comprend pas la remise en état des essieux.
La remise en état des essieux et le remplacement des roues avariées, prix pour l'ensemble 8.890 Francs TTC.
Ces prix sont établis pour le matériel mis à disposition à notre usine et sont révisables selon à l'annexe suivante.

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Annexe à la proposition de prix

 

 

 

 

 

 

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Plan général.

 

 

 

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Élévation.

 

 

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Vue de face.

 

 

 

 

 

 

 

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Plan.

 

 

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Référence du plan.

 

 

 

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Le 1er juin 1966, M. Turbat, Président de l'AFO écrit aux Établissements Cadoux pour leur confirmer son accord concernant la remise en état de l'ensemble de la proposition à savoir : remise en état des sept voitures à bogies ; de l'ensemble des essieux ; du locotracteur et du moteur du locotracteur.

Il informe que d'autres matériels seront livrés dans un avenir assez proche. Il s'agit de deux locomotives à vapeur et de onze wagons à essieux.

 

 

 

 

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le 8 juin 1966, le directeur des Établissements Cadoux écrit à M. Turbat pour le remercier de la commande et le remercie de sa confiance pour d'autres matériels à remettre en état.

 

 

 

 

 

 

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Le 3 août 1966, M. Clappier écrit aux Établissements Cadoux pour leur confirmer le choix de polyesther couleur jaune pour la toiture des wagons en cours de transformation.

 

 

 

 

 

 

 

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Le 29 mars 1967, M. Turbat donne son accord au directeur des Établissements Cadoux pour le montage d'un frein à vis sur trois voitures à bogies aux conditions indiquées précédemment 

 

 

 

 

 

 

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Le 2 septembre 1966, le directeur des Établissements Cadoux écrit à M. Clappier qu'après examen des nouveaux matériels reçus, les services techniques proposent : pour les onze châssis à deux essieux de les aménager dans un aspect similaire aux voitures à bogies mais avec 18 places assises au lieu de 24. Prix unitaire 9.545 francs TTC. Départ usine.
Ce prix ne comprend pas la transformation du système d'attelage et de tamponnement (NdlR système à tampon et deux attelages de part et d'autre, utilisé à la sucrerie de Maizy) et les travaux sur les roues.

L'adaptation d'attelage à tulipe (en acier soudé) s'élèverait à 952 francs par voiture.
Prix révisable selon l'annexe suivante.

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Annexe à la proposition de prix.

 

 

 

 

 

 

 

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Plan général.

 

 

 

 

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Élévation.

 

 

 

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Vue de face.

 

 

 

 

 

 

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Plan.

 

 

 

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Référence du plan.

 

 

 

 

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Le 8 septembre 1966, M. Turbat écrit au directeur des Établissements Cadoux pour lui confirmer la remise en état des onze wagons en provenance de Maizy les 10 & 11 juin, ainsi que l'installation de l'attelage à tulipe proposé.      

 

 

 

 

 

 

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Le 11 septembre 1966, le président directeur général des Établissements Cadoux informe M. Turbat qu'il a avisé la direction de l'usine afin qu'il se mette en rapport avec l'AFO.

 

 

 

 

 

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Le 28 octobre 1966, le directeur général des Établissements Cadoux écrit à M. Clappier au sujet des deux wagons plate-forme qui doivent être révisés et remontés pour divers transports et propose : la révision des organes de roulement et de suspensions, le démontage du tampon central et l'installation d'un attelage à tulipe. Prix : 1 649,50 francs TTC.
Prix révisable selon l 'annexe suivante.

 

 

 

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Annexe à la proposition de prix.

 

 

 

 

 

 

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Le 4 novembre 1966, M. Turbat écrit aux Établissements Cadoux pour passer commande pour l'exécution des travaux sur les deux plate-formes qui assureront les transports de matériaux.

 

 

 

 

 

 

 

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Le 22 novembre 1966, le directeur des Établissements Cadoux écrit à M. Clappier, suite à une demande de l'AFO, d'installer les chaînes de sécurité aux accoudoirs extérieurs de chaque compartiment.
Le prix pour l'ensemble des 18 voitures (7 à bogies et 11 à essieux) s'élève à 3 665 francs. TCC.

 

 

 

 

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Le 24 novembre 1966, M. Turbat donne son accord pour ces travaux.

 

 

 

 

 

 

 

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Le 19 décembre 1966, le directeur des Établissements Cadoux écrit à M. Clappier pour le remercier de la confiance dans les travaux que lui a témoigné son interlocuteur.

Il attire son attention sur l'état des voies et aiguillages qui pourrait remettre en cause la satisfaction des travaux exécutés sur le matériel roulant s'il n'était pas de bonne qualité.

 

 

 

 

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Le 23 février 1967, le directeur des Établissements Cadoux écrit à M. Clappier pour lui donner l'état d'avancement des travaux entrepris pour le Parc floral :

 

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Le 28 février 1967, suite à la visite de M. Clappier, accompagné de M. Poyet, Ingénieur divisionnaire, le directeur des Établissements Cadoux lui envoie une série de dessins pour l'exécution des frontons latéraux des voitures. Il lui demande de lui faire part  de ses observations.

 

 

 

 

 

Le locotracteur LT1

Le LT1 (immatriculation au T.P.T.) est un locotracteur Decauville-Renault, construit à quatre exemplaires pour l'Exposition coloniale internationale (Vincennes 1931).

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Le 13 mai 1966, le directeur des Établissements Cadoux écrit à M. Clappier pour lui transmettre la proposition de prix au sujet du matériel à remettre en état.

Sa remise en état comprend les travaux et fournitures suivantes (hors moteur) :

Prix 10 210 Fr TTC.

Remise en état du moteur.

 

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Les deux locomotives en question sont des Henschel n°23411 de 1936 et n°23735 de 1937. Poids 7 tonnes, surface de chauffe 18 m2, dernière visite réglementaire 24 août 1967, acquise auprès de la carrière Léon Gaty à Luzy (Nièvre).

Archives départementales du Loiret, cote 1848 w 40

 

 

 

 

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Le 24 mars 1967, le directeur général des Établissements Cadoux écrit à M. Clappier que suite à sa visite à l'usine il a demandé que sur trois baladeuses à bogies, un frein à vis soit monté.
Il précise alors que ce frein sera manœuvrable à partir de la plate-forme en bout de voiture par une vis à filet trapézoïdal avec écrou à tourillon fixé sur le garde-corps? Cette vis sera commandée par une manivelle et agira sur une timonerie à 4 sabots avec bielles, balanciers et point fixe et freinera un bogie.
Le coût de l'équipement sera de 942 francs TTC par voiture. Prix sans révision.

 

 

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Le 27 avril 1967, le directeur des Établissements Cadoux écrit à M. Clappier que suite à un incident survenu au petit train du Parc floral, des techniciens de l'usine se sont rendus sur place pour rechercher les causes du roulement défectueux du matériel.
Les résultats de cet examen donnent que les déraillements se sont produits sur les voitures à bogies or ce type de matériel se comportait normalement sur les voies du T.P.T. Les causes doivent donc être recherchées sur l'état de la voie puisque les voitures n'ont subi aucune modification.
Il est regrettable que des rayons de 20 m. aient été acceptés car l'effort de traction croît très vite lorsque le rayon diminue. Les techniciens ont remarqué que l'écartement était parfois de 594 mm. Il est également très favorable aux bonnes inscriptions de donner un dévers dont la valeur, compte tenu du rayon des courbes et de la faible vitesse peut être limité à 25 mm. Un bourrage et réglage soigné doit être exécuté.
Il reste à la disposition pour apporter toute l'aide possible dans la mise au point de cette exploitation.

Une fois l'exposition terminée, le sort du matériel n'est pas forcément de rester dans le parc floral. Certains projet de transformation comme celui qui suit sont envisagés.

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le 16 novembre 1967, M. Clappier écrit au directeur des Établissements Cadoux pour transformer une des deux locomotive à vapeur en diesel et lui demande si la chose est possible et quelles en seraient les conditions.

 

 

 

 

 

 

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Le 27 novembre 1967, le directeur des Établissements Cadoux écrit à M. Clappier pour attirer son attention sur le très mauvais état des roues des locomotives et qu'à l'époque il était question des faire rouler ces machines que pour la période de l'exposition (environ six mois). la reprise des tables de roulements a été très difficile et qu'une utilisation pour une longue période demanderait le remplacement des bandages, opération assez coûteuse et demandant un délai.

Par ailleurs une telle transformation , il faudrait lui adjoindre, un moteur diesel, un radiateur, un compresseur, un embrayage, une boîte de vitesses, une transmission par chaîne avec calage des pignons dentés sur les essieux, un cylindre de frein, des dispositifs divers, etc. Ces conditions paraissent difficiles à réaliser et d'une très grande complication de la superstructure. 
La solution la plus simple serait de conserver la locomotive dans son aspect actuel et de lui adjoindre un tender qui serait moteur. Les commandes se situeraient dans la cabine de la locomotive et l'échappement se ferait par la cheminée grâce à une gaine souple. Le directeur reste à l'écoute pour établir un avant projet avec un ordre de grandeur de la dépense à envisager.

En effet cette transformation d'une locomotive en diesel sera abandonnée suite à la lecture de la réponse du directeur des Établissements Cadoux.

 

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le 4 décembre 1967, M. Turbat écrit au directeur des Établissements Cadoux pour le remercier et l'informer qu'il renonce à cette transformation.

 

 

 

 

 

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