Mémoire

Mémoire de la ligne 75 - St Cloud (place d'Armes)—Asnières (place Voltaire) - 2/4

Marc André Dubout

Le 13 mars 1899, P & B Durand adressent au maire d'Asnières un tableau comparatif des tarifs envisagés pour le service St Cloud à St Pierrefitte et de ceux de leur concurrent et attire l'attention de l'élu sur le mode de traction électrique et la durée de la concession. Ils rappellent que leur ligne donnera correspondance à celle de St Philippe du Roule à Neuilly.
Archives municipales d'Asnières
Tableau des tarifs proposés par P & B Durand des Tramways et Chemins de fer, 38 rue de la Chaussée d'Antin à Paris.
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Le 14 mars 1899, suite à une délibération du Conseil municipal de Gennevilliers en date du 24 décembre 1899 demandant que le tramway projeté de St Cloud à Pierrefitte soit dirigé vers Épinay au lieu d'aller à St Denis et à Pierrefitte, le préfet de la Seine répond au Maire que le dossier complet de la ligne St Cloud—Pierrefitte a été transmis à l'Administration supérieure en vue de la déclaration d'utilité publique et qu'il n'est plus possible d'en modifier le tracé. Les populations de St Ouen, de St Denis et de Pierrefitte protesteraient d'ailleurs si l'on modifiait le tracé de manière à ne pas passer par le territoire de ces communes.
Lorsque le tramway de St Cloud à Pierrefitte aura été déclaré d'utilité publique, la Commune de Gennevilliers pourra obtenir satisfaction en demandant au concessionnaire de construire un embranchement allant vers Épinay. 

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Le 17 mars 1899, extrait du registre de délibération du Conseil de Courbevoie dans lequel le Conseil insiste auprès du Ministre des Travaux Publics pour que cette ligne soit concédée conformément aux notes du Conseil général de la Seine dans sa séance du 9 juillet 1898, de façon à ce que l'exploitation en soit faite selon les vrais intérêts du public.
Que les tarifs adoptés soient les moins élevés.
Que la traction adoptée soit la traction électrique et que tout autre système de traction animale ou à vapeur soit absolument prohibé.
Émet le vœu qu'il soit imposé au concessionnaire désigné par le Conseil général de la Seine l'obligation de commencer les travaux dans le plus bref délai.
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Le 30 mars 1899, 
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Le 21 juin 1899
Archives municipales d'Asnières
Le 21 novembre 1899, le Conseil municipal d'Asnières émet un vœu pour les raccordement su tramway de St Cloud à Pierrefitte avec embranchement sur Colombes.
Au moment où la Cie de traction qui succède à MM. Francq et Coignet pour la concession du tramway de St Cloud à Pierrefitte commence ses travaux et les poursuit même très activement, j'estime qu'il y a lieu de renouveler un vœu que nous avions formulé verbalement à M. Coignet, celui de solliciter un raccordement entre la voie passant place Hérold et celles de Neuilly—Maisons-Laffitte à la jonction du boulevard Bineau et l'avenue de Lutèce à La Garenne.
Le Conseil émet le double vœu, dans ce sens d'une part et celui d'un raccordement également du tramway de St Cloud à Pierrefitte avec le tramway de St germain de la place Hérold au rond-point de la Défense par la rue de l'Alma et l'avenue Gambetta..
Archives municipales d'Asnières
Le 23 novembre 1899, l'ingénieur d'une entreprise, chargé de la construction de la ligne écrit au maire de Courbevoie pour lui signaler que les travaux de pose de voies sont commencés et que bientôt ils arriveront à l'église St Pierre où malencontreusement un urinoir sera forcément à déplacer. 
Il demande au maire à faire exécuter ce travail par l'entreprise Fouinat qui a posé cet urinoir et qui est plus spécialisée que la sienne en ce domaine. Les frais lui seront remboursés.

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Le 13 décembre 1899, le même ingénieur, suite à une visite sur les lieux, précise que sauf contre-ordre il n'a aucun pouvoir concernant l'exécution de changement de tracé (par le rue des Épines), devant exécuter ce qui est indiqué par les plans de traverses.
Il demande que la maire règle ces questions de manière urgente pour ne pas retarder les travaux.

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Le 23 décembre 1899, le maire de Courbevoie écrit à M. Francq pour solliciter le raccordement des lignes St Cloud—Pierrefitte avec celle de Neuilly—Maisons Laffitte (ML MO) par la place Hérold et l'installation d'une jonction entre les lignes St Cloud—Pierrefitte (B A) et Paris—St Germain (SGB MO) par la rue de l'Alma et la rue Gambetta.
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En vert le raccordement St Cloud—Pierrefitte (B A) avec celle de Neuilly—Maisons Laffitte (ML MO).
En rose le raccordement St Cloud—Pierrefitte (B A) et Paris—St Germain (SGB MO
Dessin MAD d'après un plan des Archives municipales de Courbevoie
Le 20 janvier 1900, le directeur de la Cie des Tramways Mécaniques des Environs de Paris écrit au maire de Courbevoie au sujet de la modification du profil rue des Épines. Après modification du profil en long de cette rue, la rampe serait encore de 0,062m. par mètre au moins que par modification du profil les seules entrées particulières et charretières seraient en grande partie à modifier dans ces proportions  qui nous semblent difficilement réalisables. Qu'enfin la rue des Épines dans sa partie la plus étroite n'a que 6,60 m. entre les maisons, ce qui, le tramway une fois établi ne laisserait plus que des trottoirs de 0,60 m. de chaque côté, dans un passage difficile, en forte rampe et avec des escaliers d'accès aux maisons, en saillie sur ce trottoir.
Pour ces raisons le directeur de la Cie ne pense pas qu'il soit possible d'adopter ce tracé et ne pourrait dans tous les cas l'adopter qu'après la validation du l'administration des Ponts & Chaussées et qu'après l'assurance que la ville de Courbevoie prenne à sa charge ces travaux.

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Le 26 janvier 1900, le préfet de la Seine répond au maire de Courbevoie que le raccordement demandé entre les lignes St Cloud—Pierrefitte et Neuilly—Maisons-Laffitte que la Cie est en principe favorable mais qu'elle devait avant de solliciter la demande de ce nouveau tracé assurer la réalisation de son programme antérieur. 
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Le 21 avril 1900, le préfet de la Seine ouvre l'enquête sur un projet de la Cie consistant à ne faire arrêter les voitures  sur la ligne St Cloud—Pierrefitte qu'en des points fixes déterminés.
 
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L'avis du maire de Courbevoie sur la question des points d'arrêts est le suivant :
station du pont de Neuilly
rue de Paris
carrefour de la rue Dupuis
place Victor Hugo
rue Ficatier
en face de l'Hôtel de Ville
rue St Pierre à l'église
rue St Denis
rue St Denis (vieux cimetière)
pont Bineau
rue de Cayla
rue de Bois-Colombes
rue de Ajoux
rue des Couronnes
fixe
fixe
fixe
fixe
facultatif
fixe
fixe
fixe
facultatif
fixe
facultatif
fixe
fixe
fixe
Le 3 avril 1900, le préfet Lépine fait afficher un arrêté relatif à l'ouverture à l'enquête réglementaire sur un projet de la Cie des tramways Mécaniques des Environs de Paris (Nord-Ouest parisien) consistant à ne faire arrêter ses voitures sur sa ligne St Cloud—Pierrefitte qu'en des points fixes déterminés.
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Cette affiche donne l'horaire de la ligne avec les arrêts fixes (les parties encadrées sont les trains ouvriers avec le même tarif quelque soit la classe) et les tarifs.
On note que de St Coud les départs des autres trains de la journée ont lieu toutes les heures 2', 22', 42' à partir de 8h42 jusqu'au soir.
Au départ de Pierrefitte, les départs des autres trains de la journée ont lieu toutes les heures 15', 35', 55' de 7h55 du matin à 7h55 du soir.
La liste des arrêts avec leur caractéristique est donnée : Deux stations gardées, 5 arrêts fixes avec abri, 10 arrêts fixes sans abri et 28 arrêts facultatifs. 

 
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Une autre grille de lecture des tarifs, un outil pratique pour les receveurs qui n'ont pas à calculer le prix d'un parcours. Ce tableau à double entrées permet d'avoir le prix du parcours d'une station à un autre par simple lecture.
Les enfants de moins de trois ans ne paient pas à condition d'être porté sur les genoux de la personne qui l'accompagne. De 3 à 7 ans, les enfants paient une demi-place et peuvent occuper une place mais pas deux.
Les chiens paient 0,03 F. par kilomètre entamé sans que la perception soit inférieure à 0,13 F.

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Le 16 juin 1900, conformément à la proposition de la Commission des travaux, le Conseil municipal de Suresnes émet un avis favorable à la demande de la Compagnie concessionnaire tendant à la suppression d'une bordure et d'un caniveau du coté de la Seine entre le chemin des Vaux d'Or et le pont de Suresnes.
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Le 16 juin 1900, la Commission constate que sur une demande de l'administration municipale de Suresnes, la Compagnie des Tramways Nord a disposé sur le quai de Suresnes une boîte métallique destinée à recevoir les scories incandescentes provenant de ses machines et qui antérieurement étaient déposées sur le trottoir ; mais elle estime que la mesure prise est insuffisante pour prévenir tout accident d'une façon absolue, et elle propose de demander que la boîte soit munie d'une couvercle.
Cette proposition est appuyée par M. G. Monsieur le Maire ajoute que M. le préfet de Police serait informé de la décision du Conseil et qu'il sera dressé des procès-verbaux si des infractions se reproduisent.
La proposition est adoptée par le Conseil.
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Le 15 décembre 1900, le Conseil municipal de Suresnes, 
- vu la note du service des Ponts & Chaussées demandant l'avis de la municipalité sur le projet d'installation sous la chaussée de la route nationale n°187 sur le territoire de Suresnes, de deux câbles électriques destinés à l'alimentation de la conduite aérienne qui doit actionner le tramway de Saint Cloud à Pierrefitte concédé à la Compagnie des Tramways Mécaniques des Environs de Paris,
- vu le rapport de la Commission de travaux, est d'avis qu'il y a lieu d'autoriser l'installation précitée sous les réserves suivantes :
- 1. l'autorisation devra être donnée à titre essentiellement précaire ; elle devra être retirée si elle donne lieu à des accidents ou si elle est une cause de gêne appréciable pour la circulation ;
- 2. en compensation de l'autorisation nouvelle, la Compagnie devra prendre l'engagement d'assurer le service de transport des voyageurs au moyen de voyages à effectuer toutes les demi-heures au minimum, dans chaque sens sur le parcours entier de la ligne. De plus, dans le cas où une fusion viendrait à se produire entre la compagnie concessionnaire et celle qui exploite le tramway actuel de Suresnes à Courbevoie, le nombre de départs devra rester le même que par le passé et chacune des deux lignes aura ses départs de demi-heure en demi-heure, soit quatre départs par heure pour les deux lignes réunies, le terminus de la ligne Suresnes—Courbevoie devant être maintenu au pont de Suresnes.
Archives municipales de Suresnes
Le 12 avril 1901, le préfet suite à la demande du maire de Courbevoie, selon laquelle les Cies de tramway soient astreintes à fournir l'éclairage électrique sur le voies où elles sont autorisées à passer, lui répond que cette obligation n'apparaît pas dans le cahier des charges. Il lui fait remarquer cependant que les communes intéressées par l'éclairage électrique peuvent en faire la demande auprès des Cies.
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Plusieurs lettres concernant le déplacement d'un poteau de support de fil aérien

Le 15 mai 1901, suite à une délibération que le maire de Courbevoie a transmis au préfet de la Seine demandant que la Cie des T.M.E.P. soit mise en demeure de livrer la ligne St Cloud—Pierrefitte à l'exploitation ou lui appliquer la déchéance, le préfet répond qu'il a communiqué à la Cie une dépêche du 3 mai 1901 par laquelle le Ministre des Travaux Publics lui enjoint d'ouvrir la ligne à l'exploitation le 15 mai Courant.
 
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Le 27 août 1901 la ligne devient la ligne 3 des Tramways Mécaniques des Environs de Paris (T.M.E.P.). Elle est électrifiée et son trajet est prolongé de Suresnes à St Cloud et du pont de la Jatte à Pierrefitte (indice 2 & 3).

Le 11 septembre 1901, la Cie des T.M.E.P. répond au maire de Gennevilliers qui se plaignait que le nom de "Gennevilliers" n'apparaisse pas sur les voitures de la ligne St Cloud à Pierrefitte, que l'éloignement de la ligne en limite de Gennevilliers et d'Asnières aurait pour effet d'induire les voyageurs en erreur et de les égarer de l'agglomération. 
Archives municipales de Gennevilliers
Le 17 septembre 1901, le conseil municipal de Courbevoie émet le vœu tendant à faire autoriser la Cie des Tramways des Environs de Paris à prendre les facteurs en surcharge afin de faire accélérer les correspondances postales & télégraphiques, de faciliter le rapatriement des facteurs et d'en alléger leur service.
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Le 16 septembre 1901, le maire de Courbevoie écrit au directeur de la Cie pour lui relater un fait qui se présente fréquemment et qui peut occasionner des accidents très graves. Les tramways stationnent presque toujours sur la voie de garage devant la mairie de Courbevoie pour attendre la voiture venant du côté opposé. Le wattman descend souvent pour aller s'asseoir que la bordure du trottoir abandonnant ainsi sa voiture qui se trouve bientôt entourée qu'une quantité d'enfants. Si malheureusement l'un d'eux touchait à une manette, le tramway pourrait se remettre en marche avant que son conducteur ait le temps de l'arrêter et il produirait inévitablement des accidents
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Voilà le garage en question situé en rampe, une des plus forte de la ligne. On comprend qu'une dérive à cet endroit pourrait être fatale.
Le 20 septembre 1901, le directeur de la Cie informe le maire de Courbevoie que ordre a été donné pour que les wattmen n'abandonnent pas leur voiture en stationnement et le remercie de sa communication.
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Le 7 octobre 1901, le préfet répond au maire de Courbevoie que sa demande de transport gratuit sur les lignes traversant la commune, au profit des agents communaux n'est pas de son ressort. En effet l'ancienne ligne Courbevoie (Pont de la Jatte à Suresnes, rétrocédée par la Cie des Tramways Nord et aujourd'hui incorporée dans la ligne St Cloud—Pierrefitte est exploitée par la Cie des des Tramways Mécaniques des Environs de Paris. Cette Cie d'après son cahier des charges n'est nullement tenue à cette obligation mais est prête à accorder des franchises sur ses lignes selon les cas et conditions à déterminer d'accord avec les municipalités. 
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Dans une lettre du 29 octobre 1901 le directeur des T.M.E.P. a demandé à l'administration l'autorisation de créer un nombre de garages supplémentaires, pour assurer le croisement des trains et régulariser la marche de l'exploitation. Il précise en outre que de nouvelles automotrices sont en cours d'aménagements ainsi des voitures de remorque ouvertes et fermées afin de donner satisfaction aux voyageurs. 
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Le 8 novembre 1901 La Conseil municipal de Courbevoie en raison des automobiles et des accidents survenus demande que l'arrêt de place Victor Hugo à l'angle de la rue de Paris soit déporté à la place Victor Hugo à l'angle de la rue Victor Hugo. Il demande en outre que les wattmen ralentissent et cessent les excès de vitesse dans les courbes et une arrêt facultatif au carrefour de la Corvée, angle rue du Vieux Pont.
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Le 7 décembre 1901 Le préfet de la Seine informe le maire de Courbevoie que la Commission chargée d'examiner les points d'arrêts fixes de la ligne St Cloud—Pierrefitte se réunira le mardi 10 décembre à la Préfecture de Police. 
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  • Année 1902

Le 8 janvier 1902, le maire de Courbevoie a demandé un arrêt fixe à l'angle de la rue de Paris et de la rue du Vieux Pont en signalant l'intérêt qu'il y aurait pour la population et réitère sa demande. Il rappelle également l'inconvénient de l'arrêt au pont de Neuilly côté Puteaux qui oblige les habitants de Courbevoie à traverser l'avenue et rappelle qu'il avait été convenu qu'un arrêt supplémentaire serait implanté côté Courbevoie avec abri et bureau de contrôleur.
Il demande également un bureau de contrôleur en face de la station boulevard de Courbevoie sur la ligne Neuilly—Maisons-Laffitte afin d'éviter les Bousculades qui s'y produisent fréquemment.

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Le 14 janvier 1902, le maire de Courbevoie écrit au Conseiller général pour lui communiquer ses doléances et sollicite son appui.
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Le 24 janvier 1902, La commune de Courbevoie demande un arrêt facultatif au carrefour des rues St Denis, Carpeaux et du Cayla. Le maire expose que les enfants à leur sortie des écoles sont obligés de traverser la voie et peuvent par suite arriver au moment du passage du tramway.
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Le 28 janvier 1902, pétition pour cette demande.
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Le 7 février 1902, Le directeur de la Cie adresse un extrait du procès verbal de la Commission d'enquête des points d'arrêts de la ligne St Cloud—Pierrefitte. La Commission a décidé (pour l'arrêt du Pont de Neuilly côté Courbevoie) que les voitures s'arrêteront réglementairement au bureau et que les voyageurs ne pourront pas monter pendant l'arrêt de sécurité. Ils pourront toutefois quitter les voitures à cet endroit.
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Le 18 février 1902, le maire de Courbevoie écrit à ses collègues des communes desservies par le tramway de bien vouloir prendre une délibération dans le sens d'ajouter un départ à 11 heures su soir au service journalier.
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Le 19 mars 1902, Brouillon de lettre allant dans le même sens.
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Le 19 mars 1902, le maire de Courbevoie demande au préfet qu'un arrêt fixe soit marqué à l'angle de la rue St Denis et de la rue du Cayla. Cette demande est surtout basé sur le danger que courent les enfants à leur sortie d'école et lui demande d'obtenir satisfaction.
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Le 21 mars 1902, Le maire de Puteaux répond à celui de Courbevoie qu'une délibération dans le sens d'un départ à 11 heures du soir a également été demandée et qu'en outre, une demande d'organisation d'un service d'abonnement ouvrier a été adressée au préfet de la Seine.
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Le 18 avril 1902, 
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Le 22 avril 1902, le préfet répond au maire de Courbevoie que sa demande d'arrêt facultatif à l'angle de la rue St Denis et de la rue du Cayla a été transmise à la Cie et demandée en urgence.
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Le 27 mai 1902, le maire de Courbevoie informe le directeur de la Cie qu'il reçoit de nombreuses réclamations des habitants de la rue de l'église concernant les mécaniciens qui ne sonnent pas en traversant ce passage dangereux. Une voiture a été renversée il y a deux jours et il est à craindre que des accidents se produisent si les tramways continuent à pénétrer dans cette rue sans avertir les passants. Il demande au directeur que des ordres soient donnée pour que les mécaniciens avertissent à l'angle des rue St Denis et de l'église
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Le préfet de police a fixé par un arrêté en date du 9 juin 1902, les arrêts et stations de la ligne a invité les T.M.E.P. a produire les plans d'exécution des bureaux et abris que la Cie doit établir.
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Le 11 juin 1902, le préfet Lépine ouvre l'enquête relative à la modification des tarifs de perception des places pour la ligne St Cloud—Pierrefitte.
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Le 13 juin 1902, un voyageur s'est plaint que le tramway ne s'est pas arrêté à l'arrêt facultatif du Vieux Pont.
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Le 14 juin 1902, le Le maire de Courbevoie transmet cette plainte au directeur de la Cie. L'arrêt facultatif de la rue du Vieux Pont n'est pas respecté par les wattmen pour prendre les voyageurs malgré les signes. Il demande au directeur qu'il donne des ordres pour le respect de cet arrêt.
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Le 18 juin 1902, réponse du directeur de la Cie au maire de Courbevoie au sujet de l'arrêt du Vieux Pont.
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Le 18 juin 1902, Le préfet de Police écrit au Maire de Gennevilliers pour lui signifier qu'à la date du 11 juin, il a décidé l'ouverture de l'enquête prescrite par le décret du 18 mai 1881 sur un projet de la Compagnie de T.M.E.P. relatif à la modification des tarifs de perception de prix des places sur la ligne St Cloud—Pierrefitte.
L'enquête dont il s'agit aura lieu du 20 juin au 19 juillet 1902, etc.
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Le 18 juin 1902, le préfet désigne le maire de Courbevoie pour faire partie de la commission chargée d'examiner les propositions présentées par la Cie des Tramways Mécaniques des Environs de Paris, relative à l'augmentation de la perception des places sur sa ligne St Cloud—Pierrefitte. Il lui transmets une ampliation de cet arrêté.
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Le 18 juin 1902, le préfet transmet au maire de Courbevoie le dossier de l'enquête.
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Le 22 juin 1902, le préfet Lépine publie un avis d'enquête d'utilité publique, du 20 juin au 19 juillet, demandant une modification des tarifs de perception des prix des places sur la ligne St Cloud—Pierrefitte
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Le 22 juin 1902, le maire de Courbevoie donne communication des nombreuse pétitions et observations allant contre la modification proposée par la Cie des tarifs de la perception des prix des places sur ladite ligne.
L'extrait du procès verbale de la commission de voirie du 22 juillet demande que la Cie soit mise en demeure de maintenir ses tarifs aux taux actuel.
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L'extrait du procès verbal de la commission de voirie du 24 juin 1902, va dans le même sens. Ce rapport est joint au dossier de l'enquête. Il en résulte que les tarifs proposés ne comporteraient plus que les prix suivants : 0,10 F. en seconde classe, et 0,15 F. en première, de station à station. La modification proposée au tarif actuel serait particulièrement défavorable aux habitants de Courbevoie. En effet dans le voisinage du Pont de Courbevoie, vers Asnières, l'augmentation des tarifs équivaudrait à 0,15 F. au lieu de 0,05 F. perçu actuellement. Les autres quartiers seraient en général doublés et la traversée territoriale coûterait 0,20 F. au lieu de 0,10 F. Dans ces conditions, la Commission demande le statu quo. Si le statu quo ne peut être maintenu, la Commission demande le sectionnement du territoire en trois. Soit : pont de Neuilly—Hôtel de Ville, Hôtel de Ville—rue de Bois-Colombes, rue de Bois-Colombes—Gare d'Asnières et ce au tarif actuel de 5 centimes.
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Du 20 juin au 19 juillet 1902, la préfecture de police ouvre une enquête de consultation sur la demande de modification des tarifs de perception des prix des places sur la ligne St Cloud—Pierrefitte.
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L'arrêté du 17 juillet 1902 qui détermine les points sur lesquels les trains ou voitures de la ligne du tramway St CloudPierrefitte s'arrêteront pour prendre ou laisser des voyageurs.

Le 19 juillet 1902, le Maire de Suresnes communique au Conseil :
-1. l'arrêté de M. le préfet de Police concernant les arrêts et stations de la ligne Saint Cloud à Pierrefitte et il constate que cet arrêté a donné satisfaction aux demandes du Conseil en prescrivant divers arrêts facultatifs ainsi que l'établissement d'un bureau au pont (de Suresnes).
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Le 19 juillet 1902, le Conseil, vu la demande formée par la Compagnie de Tramways Mécaniques des Environs de Paris (T.M.E.P.) à l'effet d'obtenir les modifications des tarifs de la ligne de Saint Cloud à Pierrefitte, ladite demande soumise à l'enquête à la Mairie de Suresnes du 20 juin à ce jour.
Vu les nombreuses protestations déposées au registre d'enquête ainsi que les pétitions tendant au rejet des modifications demandées qui auraient pour effet de doubler le prix du voyage dans toutes les parties du parcours et notamment sur le territoire de Suresnes, 
- vu le rapport de la Commission des finances ainsi conçu : "La Commission remarque que cette augmentation ne peut être motivée sur l'insuffisance des recettes puisque la Compagnie elle-même reconnaît que cette ligne lui donne les meilleurs résultats. Mais il y a un vice d'organisation qui doit être préjudiciable à la Compagnie, c'est le défaut de contrôle des voyageurs montant dans les voitures et dont une grande partie ne paye pas sa place, faute de précautions convenables. L'encombrement des voyageurs, résultant de la mauvaise disposition des voitures et donnant une grande facilité à la fraude, tel est l'objet auquel la Compagnie doit apporter un remède. On pourrait y arriver en partie en exigeant que la voyageurs ne puissent monter dans les voitures sans être munis d'un numéro d'ordre. En résumé, c'est l'absence d'organisation et l'insuffisance du personnel qui ont motivé l'état de choses auquel la Compagnie prétend obvier en augmentant le prix des places, ce qui est inacceptable. La Commission constate que l'opposition au projet de la Compagnie a réussi une quantité considérable de signatures toutes d'habitants de Suresnes apposées tant sur les registres d'enquête que sur les pétitions parvenues à la Mairie et légalisées "dans ces conditions, elle propose au Conseil d'émettre dès à présent un avis formellement contraire à M. le préfet de police avec dossier.
Considérant de plus que la Compagnie n'a pas encore établi le bureau gardé qui doit se trouver à la station du pont de Suresnes en vertu de l'art. 1er de l'arrêté de M. le préfet de police du 9 juin 1902 et que cette absence d'abri est très gênante pour les voyageurs obligés d'attendre le passage des voitures ; 
- émet un avis formellement contraire à l'augmentation de tarifs demandés par la Compagnie des T.M.E.P. pour le transport des voyageurs sur la ligne de Saint Cloud à Pierrefitte.
Prie M. le préfet de police d'exiger l'installation immédiate du bureau gardé à la station du pont de Suresnes ainsi que le prescrit son arrêté du 9 juin 1902.
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Le 30 juillet 1902, le préfet de police adresse au maire d'Asnières l'arrêté du 17 juillet qui fixe les points d'arrêt du tramway.
Archives municipales d'Asnières
Le 9 octobre 1902 le directeur des T.M.E.P. informe le maire d'Asnières qu'il examine la question des stations, abris et haltes de la ligne.
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Le 24 novembre 1902, le directeur des T.M.E.P. donne satisfaction au maire de Courbevoie pour la modification apportée relative à la ligne aérienne place Victor Hugo à Courbevoie mais on verra que le désagrément perdure.
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Le 17 décembre 1902, le pharmacien de la place Victor Hugo écrit au maire de Courbevoie pour lui relater que la perche du tramway continue à quitter le fil aérien malgré les promesses du directeur de la Cie. Ainsi le 16 décembre à six heures du soir, la perche de la voiture A4123 a quitté si brusquement le fil que la lanterne de la voiture a été brisée et la perche est venue frapper très violemment les persiennes du deuxième étage fermées par prudence. Sans cette précaution, l'accident du 12 novembre dernier pouvait se renouveler. Cet état de chose ne peut durer plus longtemps sans danger. Devant l'inaction de la Cie, j'ai l'honneur Monsieur le Maire de vous prier de faire prendre par le Conseil municipal un arrêté de péril pour cause de sécurité publique et d'exiger toutes les réparations nécessaires pour remédier à ce danger continu.
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Le 19 décembre 1902, le maire de Courbevoie écrit au directeur de la Cie pour l'informer que les incidents de perche se renouvellent tous les jours place Victor Hugo et que les plaintes sont nombreuses. Il l'informe que le Conseil municipal est mis en demeure de prendre un arrêté de péril pour cause de sécurité publique et le prie une dernière fois de prendre les dispositions appropriées.
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Le 24 décembre 1902, le directeur de la Cie informe le maire qu'avant recevoir sa lettre, des ordres avaient été donnés en vue d'apporter à l'état des améliorations possibles. Nous avons déplacé la ligne aérienne sur la place Victor Hugo et l'avons mise, tant que nous avons pu, dans l'axe de la voie. Nous avons en outre un dispositif qui éviterait d'une façon absolue les accidents provenant du déraillement des perches mais vous conviendrez avec nous que la situation des lieux rend la situation difficile et que vous voudrez bien tenir compte de cette circonstance dans l'appréciation des faits. 
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Brouillon de réponse du maire de Courbevoie, non datée mais contemporaine.
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Sources :
  • Archives municipales d'Asnières
  • Archives municipales de Courbevoie
  • Archives municipales de Gennevilliers
  • Archives municipales de Suresnes
  • Archives de la RATP
  • Cent ans de transports en commun dans la Région Parisienne Tomes 1 à 4 - Louis Lagarrigue - 1956
  • Les tramways parisiens 2è Édition - Jean Robert - 1959.

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