Mémoire de la ligne

Rueil-Gare—St Germain-en-Laye par Chatou - ligne 60 - 2/11
8,305 Km.

Marc André Dubout

Le 25 mars 1896 projet de construction d'une gare de marchandises à la gare de Rueil. M. le Maire de Rueil déclare que les communes de Nanterre et Chatou sont intéressées par ce projet.
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  • Année 1900

Le matériel au temps des T.E.M.P.
Extrait du journal "Le tramway" du 3 décembre 1900

 

 

 


  • Année 1903

Le 4 octobre 1903 dans le registre des délibérations, le Conseil municipal de Rueil a entamé des pourparlers avec la Cie de l'Ouest pour l'élargissement du pont.
Par suite du raccordement du tramway du Pecq avec celui de Rueil-Gare, le passage restant libre pour les voitures automobiles et autres qui passent sous ce pont, arrive que pour le plus grand nombre de cyclistes et de piétons se trouve diminué et dès la mise en marche du tramway du Pecq, la circulation sur ce point va présenter un danger pour tous, auquel il faudrait parer au plus tôt par la réfection complète du pont ou tout au moins en créant sous la voie un passage pour les piétons.
Le Conseil demande donc de prier le Maire de faire des démarches auprès de M. le Préfet, afin que l'autorité départementale veuille bien intervenir et s'y intéresser tout particulièrement, notamment en prenant à sa charge une part dans la dépense et auprès de la Cie des Chemins de fer de l'Ouest.
M. le Maire rappelle les démarches qu'il a faites au Conseil général et auprès de la Cie des Chemins de fer de l'Ouest, ainsi que celles qui ont été faites antérieurement. Il donne lecture de la lettre de M. le Ministre des Travaux publics à M. le Préfet de Seine-&-Oise en réponse au vœu émis par le Conseil général. 
Cette réponse rappelle la décision ministérielle du 30 novembre 1897 reconnaissant que l'amélioration réclamée ne peut être réalisée qu'aux frais exclusifs des intéressés (communes, département) sans aucune participation de la Cie qui fait remarquer que lorsque le développement de la circulation sur les routes et chemins nécessitent la modification des ouvrages établis à la rencontre des voies ferrées, il est de jurisprudence constante qu'il appartient aux intéressés de supporter les frais de cette amélioration.
Il est fait observer que la Cie ne saurait se désintéresser de la question que le pont du chemin de fer qui a été construit, alors qu'il n'y avait pas encore de gare à Rueil, et à une époque où, par suite, la circulation sur le chemin n°39 était insignifiante, présente aujourd'hui un passage à peine suffisant pour les voitures, les automobiles et les vélocipèdes, que l'établissement d'une ligne de tramway va rendre l'accès à la gare extrêmement dangereux pour les piétons et qu'il y a lieu d'être surpris de voir la Cie des Chemins de fer de l'Ouest qui retire tout le bénéfice de cette importante circulation se désintéresser de cette question d'accès.
Le Conseil à l'unanimité adjure l'Administration supérieure d'examiner avec soin la situation qui va être créée aux voyageurs par l'établissement de la nouvelle ligne de tramway et de faire faire une enquête sur place pour établir que c'est à la Cie de l'Ouest que revient la plus grande partie du bénéfice de cette circulation et qu'elle ne peut par suite se désintéresser de la question.

Sur cette photo le passage pour les piétons n'existe pas encore...
..alors que sur celle-ci plus tardive, on la distingue bien.
D'autres photos attestent que ce passage pour piéton a été construit après l'exploitation du tramway à vapeur.

Une courte section longue de 383 m. Rueil-Gare—Pont de Chatou fut construite en 1903 donnant à la ligne sa configuration finale : Rueil-Ville—St Germain par Chatou, Le Vésinet et Le Pecq. La ligne est exploitée par les Tramways de Paris et du Département de la Seine (1890-1921). L'indice de la ligne est alors SGCMO. 
Il a fallu attende 1914 pour que le prolongement Le PecqSaint Germain soit construit
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La création de cette courte section a désorganisé les correspondances entre les horaires du tramway et de la Compagnie de l'Ouest. 
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Le 1er octobre 1903, le Président et le Secrétaire de l'Union syndicale du Commerce & industrie de Rueil et du canton de Marly signent une lettre au Maire du Vésinet, l'informant que dans son Assemblée générale du 18 septembre dernier Union syndicale a adopté différents vœux qu'ils lui adressent concernant :
- le raccordement de la ligne de tramway d'Argenteuil—Houilles avec celle de Rueil—Le Pecq. Ils joignent un tableau de la population des communes traversées par ladite ligne (non construite) ainsi qu'un tableau des distances entre Argenteuil et Rueil qui indiquent l'itinéraire ;
- le raccordement de la ligne de tramway du Pecq—Rueil  avec celle de Suresnes —Porte Maillot3.
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  • Année 1904

Le 18 janvier 1904, Le Directeur des T.M.E.P. adresse au Maire du Vésinet trois exemplaires concernant le service du Tramway à partir du 21 courant et lui demande de bien vouloir en faire placarder deux exemplaires dans sa commune.
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Le 1er janvier 1904, tableau de la marche des trains au service d'hiver au 1er janvier 1904 des lignes :
- Compagnie de l'Ouest (St Lazare—Rueil-Gare)
- Rueil—Le Pecq, 
- Paris-Étoile— Saint Germain,
- Port-Marly—Marly-le-Roi,
Pour les trains pairs et les trains impairs  
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Le 13 mars 1904, le Chef du Service de la voie écrit au Conducteur des Ponts & Chaussées de Saint Germain en réponse à sa lettre du 11 mars pour lui faire connaître que le fournisseur de bancs des haltes de la ligne du Pecq est M. B. Entrepreneur à Rueil, 308 avenue de Paris.
Le prix à forfait comprenant : construction, fourniture, pose, terrassement, scellements, peinture a été fixé à cent quatre vingt francs par banc.
Seule l'inscription n'a pas été comprise dans le prix et a été faite par un peintre de la Compagnie.
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Le 14 avril 1904, le Directeur général des T.M.E.P. informe le Maire du Vésinet qu'il n'est pas possible pour la Compagnie de modifier les affiches horaires, qui sont celle en usage dans toutes les Compagnies de transport, une installation plus stable étant en contradiction avec les divers changements d'horaires à chaque commencement de saison.
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Le 26 avril 1904, le Préfet de Seine-&-Oise répond au Maire du Vésinet au sujet des pétitions par lesquelles de nombreux habitants du boulevard Carnot se plaignent du bruit excessif que font les locomotives du tramway de Rueil—Chatou—Le Pecq.
Il résulte des renseignements qui lui ont été fournis à ce sujet, par le Service du Contrôle que l'emploi des machines à vapeur n'est que transitoire et que ces locomotives doivent être remplacées par des tracteurs électriques.
Dans ces conditions, il ne lui est pas actuellement possible de prescrire à la Compagnie le remplacement de ses locomotives actuelles par des machines plus puissantes ne présentant pas les inconvénients signalés.
Toutefois, il demande à cette Compagnie d'étudier s'il ne serait pas possible d'apporter quelques perfectionnements aux machines en usage de manière à éviter le bruit qu'elles produisent.
Il le prie de bien vouloir porter cette situation à la connaissance des pétitionnaires.
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1904, projet manuscrit de pétition à faire circuler et signer par les riverains du boulevard Carnot (au Vésinet).
Monsieur, le Préfet, les soussignés propriétaires ou locataires d'un immeuble situé le long du boulevard Carnot (route de Paris à St Germain) dans la traversée du Vésinet ont l'honneur de vous informer qu'une enquête a été ouverte il y a plusieurs années pour l'installation d'un tramway électrique le long de leurs propriétés et qu'ils n'ont élevé aucune protestation contre une création qui pouvait offrir divers avantages pour eux et peu d'inconvénients, le bruit notamment étant presque nul dans ce genre d'exploitation. 
Après des vicissitudes diverses, c'est un tramway à vapeur qui a été mis en exploitation récemment sur la ligne projetée et non seulement ce tramway fait largement le bruit qui est inséparable d'un matériel suranné comme celui qui est employé mais encore l'échappement de la vapeur dans la cheminée produit une ronflement strident, presque permanent dans la traversée du Vésinet et ce ronflement est aussi insupportable pour les voyageurs que pour les riverains et passants.
Les soussignés seraient prêts à souffrir pendant un temps raisonnable, le bruit normal et inévitable des locomotives à vapeur, en attendant avec patience que le succès du tramway permette à la Compagnie de se procurer un matériel moderne comme celui qui circule dans Paris qui ne fait pas plus de bruit qu'un matériel électrique mais il est impossible aux soussignés d'accepter d'avoir leurs oreilles détruites à chaque vingt minutes par le ronflement dont ils ont parlé.
Ce n'est pas à eux qu'il appartient d'imaginer les moyens de briser à l'échappement de vapeur à son entrée dans la cheminée de façon à empêcher la formation des ondes vibratoires qui sont la cause du mal. Il suffira à la Compagnie de vouloir pour que cet inconvénient disparaisse et ils comptent sur la fermeté du préfet pour obtenir que cette amélioration soit réalisée dans un cour délai.
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Dès 1904 année de son ouverture, les usagers se plaignent du service défectueux dans la séance du 7 février, le Conseil Municipale de Rueil par la voix de son maire fait remarquer que les correspondances avec les trains de la Compagnie de l'Ouest sont mal assurées et que de nombreuses plaintes ont été déposées dans ce sens. Le service Rueil-Ville—Rueil-Gare est complètement désorganisé. Le pont de Chatou étroit est redouté des agents qui n'osent engager leur tramway jusqu'à Rueil-Gare, craignant que la voie ne soit pas libre et les voyageurs qui prennent le train de 8 heures du matin l'ont manqué à plusieurs reprises et ont dû payer leur billet alors qu'ils étaient en possession d'une carte hebdomadaire pour ledit train. Ce nouveau tronçon au lieu d'apporter une amélioration pour les habitants de Rueil ne leur procure que des désagréments. Il est rappelé que la création originelle devait apporter prospérité aux habitants de Rueil, Bougival, Port-Marly et Marly-le-Roi. La correspondance avec la Compagnie de l'Ouest restant la priorité pour ces communes.
En vue d'améliorer cet état le conseil demande le rétablissement de la navette Rueil-Ville—Rueil-Gare et faire le service de cet endroit avec transbordement.
Des démarches sont entreprises pour cette amélioration du service.
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La situation se dégrade, aussi le 17 novembre 1904 les plaintes deviennent quotidiennes. 
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  • Année 1905

Le 2 mai 1905, le Maire de Rueil confirme à son collègue de Chatou qu'il approuve dans toutes ses parties le projet de lettre qu'il propose d'adresser à M. le Directeur de la Cie des Tramways de Paris et du Département de la Seine (T.P.D.S.) comme suite à leur conversation de dimanche dernier. 
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Le 5 octobre 1905, Le Directeur général des T.M.E.P. accuse réception de la lettre du Maire de Chatou par laquelle il lui transmet le désir exprimé par son Conseil municipal au sujet d'un arrêt facultatif à établir rue de Saint Germain, à la hauteur de la caserne de Gendarmerie.
 Bien qu'il n'y ait pas intérêt, au point de vue de l'exploitation, à trop rapprocher les arrêts, la Compagnie est disposée à donner satisfaction à la demande adressée et va prendre, accord avec le Service du Contrôle, les dispositions nécessaires à l'établissement de cet arrêt.
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Le 3 novembre 1905, affiche de l'enquête d'utilité publique concernant l'établissement d'un arrêt facultatif rue de Saint Germain à Chatou.
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  • Année 1906

Le 11 mars 1906, avis du Conseil municipal sur la réorganisation du réseau de la Cie des T.M.E.P.4, ligne de Paris à Saint Germain par Chatou.
M. le Maire expose que le Conseil a été réuni en session extraordinaire, conformément à l'article 7 d'un arrêté de M. le Préfet de Seine-&-Oise en date du 2 février dernier, pour donner son avis sur un projet de réorganisation du réseau de la Cie des T.M.E.P.
Ce projet vient d'être soumis à une enquête et comprend :
- 1. les lignes de tramways de :
   - Paris-Étoile—Saint Germain-en-Laye par Rueil et Chatou, avec emprunt de la ligne de Paris à Saint Germain entre Paris-Étoile et Rueil
   - Saint Germain-en-Laye à Poissy
   - Neuilly à Maisons Laffitte
   - Saint Cloud à Saint Denis
- 2. l'abandon des lignes de tramways de :
   - Chatou—Montesson—Saint Fargeau
   - Le Pecq—Houilles et la partie de Courbevoie—Le Pecq comprise entre Courbevoie et le pont de Chatou
   - la ligne circulaire dans Saint Germain-en-Laye dont la Compagnie avait donné antérieurement la concession, la section de la ligne Houilles— St Ouen entre Houilles et Bezons-Quai.
M. le Maire dit que les lignes qui intéressent Le Vésinet sont les suivantes :
- Paris-Étoile—Saint Germain-en-Laye par Rueil et Chatou, avec emprunt de la ligne de Paris à Saint Germain entre Paris-Étoile et Rueil.
- Chatou—Montesson—Saint Fargeau
- Le Pecq—Houilles et la partie de Courbevoie—Le Pecq comprise entre Courbevoie et le pont de Chatou. 
La première de ces lignes, qui relie actuellement Le Pecq à Rueil-Ville sera prolongée jusqu'à Saint Germain. Elle sera parcourue par des trains qui, au lieu de s'arrêter, comme ils le font à Rueil-Ville, continueront jusqu'à Paris, en suivant, à partir de Rueil la ligne de Paris-Étoile—Saint Germain-en-Laye.
Les autres lignes doivent être abandonnées.
En ce qui concerne la traversée du Vésinet, le projet comporte l'établissement de voies de garage sur divers points du boulevard Carnot.
M. le Maire donne quelques explications au sujet des questions que soulève le projet.
Après un échange d'observations, le Conseil donne un avis favorable au prolongement de la ligne Le Pecq—Rueil-Ville— Paris-Étoile.
Il émet le vœu que la partie Courbevoie—Le Pecq comprise entre Courbevoie et le pont de Chatou ne soit pas abandonnée et ne fait aucune objection à l'abandon des lignes Chatou—Montesson—Saint Fargeau et Le Pecq—Houilles.
Les prévisions du projet en ce qui concerne les voies de garage à établir sur le boulevard Carnot ne soulèvent également aucune objection.


  • Année 1908

Le 23 mai 1908, le Patron du Grand Garage du Vésinet Fasquelle adresse au Directeur de la Cie des Tramways une lettre lui rappelant que lorsque la Cie avait commencé l'exploitation de la ligne, elle avait mise en service une locomotive infernale, laquelle par son bourdonnement rendait malade les habitants du boulevard (Carnot). À la suite de nombreuses plaintes de Monsieur L. de P. a fait une demande qui a abouti à interdire la circulation de cette machine dans la traversée du Vésinet.
 L'
administration a profité que l'ancien Conseil municipal avait abandonné la barque à la dérive pour remettre cette machine infernale en service, non content que le habitants soient empoisonnés par la poussière due à l'incurie de l'Administration de ponts & chaussées, il faut encore subir le bruit de cette machine.
La Cie de Tramways doit faire circuler ces véhicules ou machines aussi silencieusement que possible et les signataire le prie d'améliorer leur sort.
la chose a été possible il y a environ quatre ans, il ne peut en être autrement présentement, étant les bonnes intentions de leurs mandations.
P.S. Un arrêté municipal défend les sirènes ; cela indiquerait qu'il est possible et légal d'interdire tout ce qui peut troubler le repos et la tranquillité des Vésinois.
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Le 25 mai 1908 le Directeur de la Compagnie du Tramway à vapeur de Paris à Saint Germain (P.S.G.) informe le Maire du Vésinet en réponse à sa lettre du 23 mai relative au bruit que fait l'une des machines affectées au service de la ligne de Rueil au Pecq, qu'il a le regret de l'informer qu'il n'est pas possible de retirer du service cette locomotive sans être dans la nécessité de réduire le nombre de trains déjà très restreints sur cette ligne, car les locomotive faisant le service en Courbevoie et Saint Germain ne peuvent être mises en circulation entre Rueil-Gare et le Pecq à cause de leur gabarit.
La Compagnie va toutefois exécuter les réparations pouvant permettre d'atténuer, dans la mesure du possible le bruit dont se plaignent plusieurs habitants du Vésinet.
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Le 25 mai 1908 suite à la lettre du Directeur de la Compagnie du Tramway à vapeur de Paris à Saint Germain (P.S.G.) le Maire du Vésinet propose alors au Conseil municipal de voter la motion suivante :
Les membres du Conseil municipal du Vésinet émettent le vœu que M. le Préfet de Seine-&_Oise, veuille bien intervenir auprès de la Compagnie des Tramways Le Pecq—Rueil en faveur des riverains du boulevard Carnot et obtienne de cette Compagnie la transformation ou la mise en réforme de machines qui lors de leur passage font un tel bruit qu'il en résulte une sorte de trépidation même dans les maisons situées à une certaine distance de la voie.
Sur la proposition de M. le Maire, le Conseil charge MM. P. et L de remettre à M. le Préfet la pétition des habitants du Vésinet et la délibération du Conseil municipal.
Pour extrait certifié conforme au registre des délibérations.
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Le 14 juin 1908, le Docteur H. écrit au Maire du Vésinet pour lui signaler que que la demande de quelques clients l'état d'exaltation nerveuse produit chez eux par le bruit insupportable, parait-il, de certaines machines du tramway qui dessert le boulevard Carnot.
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Le 7 juillet 1908, le Maire de Chatou informe son collègue du Vésinet qu'il a pris bonne note de la lettre qu'il lui a adressée au sujet du bruit provoqué par la circulation du matériel défectueux dont se sert la Compagnie de Tramways du Pecq à Rueil. Il lui indique qu'il s'empresse d'écrire à la Compagnie dans le même sens en lui demandant aussi d'assurer un service plus régulier et aux heures exactes annoncées par l'horaire et de prendre un petit local qui va être bientôt être libre en face de la Mairie de Chatou, local qui servirait d'abri et de salle d'attente aux gens qui attendent le passage du tramway.
Cette dernière mesure rendrait de grands services les jours de pluie aux nombreuses personnes du Vésinet qui viennent à Chatou pour leurs affaires ou pour le marché.
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  • Année 1909

Le 21 juillet 1909, arrêté préfectoral :
- Article 1. Autorisant à la Cie des Tramways de Paris à Saint-Germain à établir au voisinage immédiat de la gare du Pecq (Chemin de grande communication n°15) sur le passage supérieur du point kilométrique 18+083 sous le trottoir, côté St Germain, du pont de la route de Montesson, une canalisation électrique souterraine devant porter du courant triphasé d'une intensité de 60 ampères et présentant une tension efficace de 5,500 volt, à charge par elle de se conformer aux conditions du présent arrêté, aux règlements concernant la police des chemins de fer et aux règlements ou arrêtés édictés en exécution de la loi du 15 juin 1906, notamment à l'arrêté ministériel du 21 mars 1908 dont un extrait (chapitre II, section II) est annexé au présent arrêté.
- Article 2. La canalisation sera formée de 2 câbles armés de 3 conducteurs chacun à poser dans une gaine en tôle ayant la longueur du pont et logée dans l'épaisseur du trottoir, côté Saint Germain.
- Article 3. Néant
- Article 4. L'établissement et l'entretien des ouvrages de la traversée seront exécutés aux frais exclusifs de la Cie des Tramway de Paris à Saint Germain soit par ses propres soins, sous la surveillance des agents du chemin de fer, de manière à ce qu'il résulte aucun obstacle ni aucun danger pour la circulation, ni aucun frais pour la Compagnie soit, pour tout ou partie, par ladite Compagnie elle-même, si elle le demande ou si le Service du Contrôle du chemin de fer le requiert.
Le coût des travaux, ainsi que tous les frais de gardiennage, éclairage, surveillance, vérification des installations, etc. exposés par elle à l'occasion de l'établissement ou de l'entretien des installations, lui seront remboursés par la Compagnie permissionnaire dans le mois de leur achèvement, avec une majoration de 15 % pour frais généraux et intérêts.
- Article 5. La Compagnie des Tramways de Paris à Saint-Germain payera à la Compagnie des chemins de fer, pour la traversée du chemin de fer, une indemnité annuelle de dix francs.
- Article 6. La Compagnie des Tramways de Paris à Saint-Germain devra, toutes les fois qu'elle en sera requis par le Service du Contrôle de la distribution d'énergie, pour un motif de sécurité publique ou dans l'intérêt de la circulation sur le chemin de fer, opérer à ses frais le déplacement des parties de canalisations qui seront désignées. Il n'en résultera pour elle aucun droit à indemnité.
- Article 7. En cas d'expiration ou de retrait de la présente autorisation, la Compagnie permissionnaire sera tenue d'enlever à ses frais et sans indemnité toutes les installations de la traversée et de rétablir les lieux en leur état primitif. Toutefois, elle pourra abandonner les canalisations souterraines, à condition qu'elles n'apportent aucune gène pour les services publics.
- Article 8. La présente autorisation sera considérée comme périmée s'il n'en a pas été fait usage dans le délai d'un ana à dater de sa notification.
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Le 23 novembre 1909, M. le Préfet de Seine-&-Oise vu la lettre en date du 23 octobre 1909 par laquelle M. le Maire de Chatou expose que la construction d'un égout communal dans la partie de la rue de la Paroisse comprise entre l'Impasse du Puits et la Place de la Paroisse, à Chatou, nécessitera l'interruption de la circulation de trains de la ligne du tramway de Rueil au Pecq, dans ladite rue de la Paroisse pendant 15 jours environ, et demande que cette interruption soit autorisée ; 
- vu la lettre en date du 9 novembre 1909 par laquelle L. le Directeur de la Compagnie des Tramways de Paris à Saint-Germain déclare s'opposer à l'organisation du service par transbordement des voyageurs de part et d'autre du chantier à ouvrir et propose de suspendre la circulation des trains entre Rueil-Gare et Le Pecq ;
- vu la lettre en date du 16 novembre 1909 par laquelle M. le Maire de Chatou fait connaître qu'il accepte la proposition de la Compagnie ;
- vu les rapport et avis du Service du Contrôle des 15, 17, 18 novembre 1909 :
- considérant que l'exécution en galerie des travaux de construction de l'égout communal de la rue de la Paroisse (route nationale n°190) comporte, pour la partie comprise entre l'Impasse du puits et la Place de la Paroisse, l'établissement d'un puits d'aération et de service placé sensiblement dans l'axe de la voie du tramway ;
- que cette disposition inévitable entraîne nécessairement l'arrêt de la circulation des trains pendant la durée des travaux évalués à 15 jours environ dans la partie sus-désignée ;
- considérant que l'exécution récente des travaux de réfection de revêtement de la chaussée de la route nationale n°190 a nécessité pour la même ligne de tramways l'organisation d'un service par transbordement avec refoulement des trains de part et d'autre du chantier jusqu'aux garages les plus proches ; que la répétition à deux mois d'intervalle de ce dispositif d'exploitation en navette pourrait constituer une gêne et une charge assez onéreuse pour la Compagnie et pour ces motifs il y a lieu d'y renoncer.
- considérant que la suspension totale du service des trains sur toute la ligne paraît être la meilleure solution ; qu'en raison de l'époque à laquelle vont être exécutés les travaux, cette suspension de service causera le minimum de préjudice au public ; 
Arrêtons :
Article 1. - Pendant le délai strictement nécessaire à l'exécution des travaux de construction d'un égout communal, dans la partie de la rue de la Paroisse comprise entre l'Impasse du Puits et la Place de la paroisse, la circulation des trains sur la ligne du tramway de Rueil au Pecq sera suspendue entre les stations de Rueil et du Pecq.
Article 2. - Des avis spéciaux et des copies en placards du présent arrêté seront affichés très visiblement aux différentes stations de la ligne, par les soins de la Compagnie, pour renseigner le public.
Article 3. - M. le Secrétaire général de la Préfecture et M. l'Ingénieur en chef du Contrôle sont chargés, en ce qui le concerne d'assurer l'exécution du présent arrêté qui sera notifié par les soins du Contrôle à la Compagnie intéressée, et dont ampliation sera adressée à MM. les Maires des communes de Rueil, Chatou, Le Vésinet et Le Pecq.
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Le 24 novembre 1909, extrait du registre des délibérations du Conseil municipal du Vésinet concernant une pétition relative au tramway de Rueil au Pecq.
M. le Maire communique au Conseil municipal une pétition revêtue de 80 signatures environ par laquelle les pétitionnaires sollicitent de l'autorité supérieure, son intervention auprès de la Compagnie des Tramways de Rueil au Pecq pour faire retirer du service deux locomotives qui par le bruit qu'elles produisent indisposent les habitants et causent un préjudice important aux propriétaires situés en bordure du boulevard Carnot.
M. le Maire fait connaître qu'il est également intervenu pour le même motif auprès de la Compagnie sans résultat, il rappelle qu'il a écrit le 23 mai 1908 à M. le Directeur de la Compagnie des T.M.E.P. par la lettre suivante : J'ai reçu plusieurs plaintes relatives à la mise en exercice sur la ligne du tramway du Pecq à Rueil qui traverse notre ville, d'une machine particulière qui fait un bruit insupportable.
Je vous serais obligé de vouloir bien la faire remplacer, le plus tôt qu'il vous sera possible par une autre machine d'un type courant".
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Notes :
  • 1  La Compagnie de l'Ouest exploite la ligne Paris—St Germain depuis 1837. Il 'agit de la première ligne de chemin de fer pour voyageurs en France
  • 2 Il est probable que le service a été suspendu suite à la mobilisation. Dans une autre lettre on apprend que le service des Chemins de fer de l'État tel qu'il est réglé par l'autorité militaire est loin de suffire aux besoins d'intercommunication des localités.
  • 3 Aucun de ces raccordement ne sera construit ni même la ligne Argenteuil—Houilles 
  • 4 Plus que la réorganisation du réseau des T.M.E.P., c'est l'organisation de 1910 qui regroupera plusieurs compagnies et sera exploité pour la banlieue Ouest par les Tramways de Paris et du Département de la Seine (T.P.D.S.).

Sources :

  • Cent ans de transports en commun dans la Région Parisienne Tomes 1 à 4 - Louis Lagarrigue - 1956 
  • Les tramways parisiens 2è Édition - Jean Robert - 1959.>
  • Archives municipales de Rueil-Malmaison
  • Archives municipales de Houilles
  • Archives municipales de Chatou
  • Archives municipales du Vésinet
  • Archives municipales du Pecq
  • Archives de la RATP
  • Wikipedia

Sites :

 

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