Mémoire de la ligne
Compagnie
générale des Omnibus - Service de transport des voyageurs et de messageries 3/
(1871-1873)
Marc André Dubout
Archives municipales de Boulogne-Billancourt
Service de transport des voyageurs et de messageries au gré des archives
Le 27 janvier 1893, l'Ingénieur en Chef du service des voies écrit au Maire de
Boulogne.
Monsieur le Maire, en réponse à votre lettre du 23 courant que nous avons reçue
le 26, j'ai l'honneur de vous informer que M. le Président (de la Compagnie
générale des Omnibus) désire
que je vous vois avant de recevoir la délégation dont vous voulez bien nous
annoncer la visite.
De cette manière je pourrai saisir de suite notre Compagnie des désirs de votre
Administration et M. le Président sera en mesure, ayant étudié l'affaire, de
s'en entretenir efficacement avec les représentants de Boulogne.
Je pourrai me rendre à la Mairie tous les jours (sauf le mardi) de 3 h. à 5 h. à
votre choix.
Veuillez...

Le 3 mars 1893, M. le Maire écrit au Président de la Compagnie générale des
Omnibus.
Comme suite à votre lettre du 10 février dernier, j'ai l'honneur de vous faire
connaître que le Conseil municipal dans sa séance du 4 janvier a reconnu
l'utilité pour votre service d'exploitation, du relai de la ligne TA au bureau
du boulevard de Strasbourg.
Mais le Conseil est unanimement d'avis que le séjournement des chevaux sur la
voie publique présente des inconvénients tant au point de vue de la salubrité
que celui de la propreté.
Je vous serai obligé en conséquence de vouloir bien donner des instructions pour
supprimer ce séjournement.
Veuillez...
Non daté M. le Maire écrit au Directeur de la Compagnie générale des Omnibus
Dans sa séance en janvier le Conseil municipal de Boulogne a chargé plusieurs de
ses membres de l'entretien avec vous au sujet de différentes affaires
intéressant la Commune.
Je vous serai obligé de vouloir bien me faire connaître les jours et heures
auxquels il vous serait possible de recevoir cette délégation.
Veuillez...

M. le Maire écrit l'ingénieur du service des voies.
En réponse à votre lettre su 27 juin courant, j'ai l'honneur de vous prier de
vouloir bien vous trouver chez moi, 12, avenue Victor Hugo à Boulogne vendredi
prochain, dans l'après-midi pour confirmer au sujet de différentes affaires.
Veuillez...
Le 10 mars 1893, l'ingénieur des Ponts-&-Chaussées du
Département de la Seine écrit au Maire de Boulogne.
Monsieur le Maire, comme suite à l'entretien que plusieurs membres du Conseil
municipal ont eu avec M. l'Ingénieur en Chef, j'ai l'honneur de vous informer
que, d'accord avec la Compagnie générale des Omnibus, on va commencer immédiatement les travaux de
transformation des routes nationale n°10 et départementale n°1.
Conformément à ce qui avait été convenu avec les membres du Conseil, je vous
serais reconnaissant de me faire connaître ce que vous avez décidé relativement
aux bordures à établir pour séparer la chaussée de la plateforme du tramway ;
d'après le projet, ces bordures doivent être en grès et si la Commune de
Boulogne.
Le 18 mars 1893, l'Ingénieur des Ponts-&-Chaussées écrit au Maire de Boulogne.
Monsieur le Maire, comme suite à la lettre que je vous avais écrite il y a
quelques jours, j'ai l'honneur de vous informer que l'augmentation de la dépense
résultant du remplacement des bordures en grès par des bordures en granit sur
les routes nationale n°10 et départementale n°1 pour les lignes de bordures
séparant la chaussée des accotements serait d'environ 30 000f,00 et
se justifie de la manière suivante :
La longueur des bordures employées serait de 8 946 m.
(Voir détail dans le tableau des vignettes suivantes).
Le total général est de 8 946,00
Si l'on établissait des bordures en grès, il conviendrait de déduire la longueur
des rues affluente ou 650 m. Il ressortirait donc 8 396 m. de bordures neuves à
fournir ; ces bordures, pourraient être acquises au prix de 5f,00 le
mètre, moins le rabais, soit une dépense de 36 502f, 40 plus la
dépense pour déchets 1 825f,12. d'où u total de 37 327f,
52.
En supposant l'emploi de bordure en granit qui seraient fournies au pris de 8f,50,
moins le rabais de 12 %, la dépense serait de 66 916f,08, somme
supérieure de 29 588f,56 ou de 3 000f en chiffre rond à
celle trouvée précédemment pour les bordure en grès.
Il importe d'ailleurs de faire remarquer que ce prix de 8f,50 moins
le rabais de 12 % ne pourrait être accepté par l'entrepreneur que si l'on
applique comme tarif d'octroi le chiffre de 3f,00 par mètre cube qui
est appliqué pour bordures en granit dans les communes environnantes, notamment
à Neuilly, et non pas le prix de 12f,00 par m3 de blocs de
granit qui s'applique aus pierres pour monuments.
J'ai donc l'honneur, M. le Maire si vous le désirez que les bordures en grès
actuelles soient remplacées par des bordures en granit, de vous demander une
subvention de la commune de Boulogne égale à la moitié de l'augmentation de la
dépense soit une somme de 15 000f,00 ; et d'autre part j'appelle
votre attention sur ce point qu'il ne paraît pas équitable d'appliquer à ces
bordures le même tarif qu'aux granits pour monuments contrairement à ce qui a
été fat dans les autres communes.
Veuillez...
Le 13 mars 1893, l'Ingénieur des Ponts-&-Chaussées écrit au Maire de Boulogne.
Monsieur le Maire, comme suite à l'entretien qui a eu lieu chez M. l'Ingénieur
en Chef H. avec les délégués du Conseil municipal de Boulogne, j'ai l'honneur de
vous informer que nous demanderons au Conseil général de voter sur l'exercice
1894 les crédits nécessaires pour la route départementale n°11 sur toute sa
largeur entre le Rond-Point de Boulogne et la route départementale n°29 (porte
du Bois de Boulogne).
Veuillez...
Le 14 avril 1893, le Président du Conseil d'Administration de la Compagnie
générale des Omnibus écrit au
Maire de Boulogne.
M. le Maire, en réponse à votre lettre du 11 de ce mois, j'ai l'honneur de vous
informer que, pour faciliter la transformation de notre dépôt de Boulogne en
usine de force motrice, nous avons transféré, depuis le 12 courant, au
Point-du-Jour, les relais des tramways de la ligne de Saint-Cloud. Dès lors, le
stationnement de nos chevaux au boulevard de Strasbourg est et restera supprimé.
Veuillez...

Le 11 avril 1893, le Maire de Boulogne écrit au Directeur de la Compagnie
générale des Omnibus.
Monsieur le Directeur, des plaintes me parviennent journellement au sujet de
inconvénients qui résultent du stationnement des chevaux au relais de l'avenue
de la Reine à l'angle du boulevard de Strasbourg.
Par lettre du 9 mars dernier vous m'avez informé que, pour satisfaire aux
réclamations de l'Administration municipale, des instructions seraient données
pour réduire au minimum de temps nécessaire la durée du stationnement.
Or la situation ne s'étant pas améliorée depuis cette époque, j'ai l'honneur de
vous prier instamment de prendre des mesures pour éviter à l'avenir toute
réclamation.
Veuillez...
Le 9 mars 1893, le Directeur de la Compagnie générale des Omnibus écrit au Maire de Boulogne.
Monsieur le Maire, en réponse à votre lettre du mars courant, j'ai l'honneur de
vous faire remarquer que, si vous reconnaissez avec nous qu'il y a intérêt à
maintenir au boulevard de Strasbourg les relais des chevaux de Saint-Cloud, il
faut de toute nécessité, sous peine d'entraver le service, accepter aussi le
stationnement de ces animaux sur la voie publique.
Toutefois, M. le Maire, je me propose, afin d'entrer dans vos vues, de donner
des instructions pour que le durée de ce stationnement, à l'avenir, réduits au
minimum de temps nécessaire
Veuillez...
Brouillon non daté concernant des desiderata.
Les personnes qui ont présenté en observation au cours de l'enquête demandent :
1. un arrêt au Cimetière ;
2. un arrêt à la rue de Silly ;
3. Pour mémoire M. CD. demande que l'arrêt de la rue Thiers doit reporté à la rue
de Cacheux ;
4. Maintien de l'arrêt avenue Victor-Hugo :
5. qu'une voiture soit garée place Wallace les dimanches et jours de fête, aux
heures d'affluence pour être remorquée par la machine à destination de Paris ;
6. à certaines heures, les voitures se dirigeant vers Paris passent complètes au
boulevard de Strasbourg et ne prennent aucun voyageur.
Le 30 mai 1894, un habitant écrit au Maire de Boulogne pour lui faire une
proposition.
Monsieur le Maire, j'ai l'honneur de vous faire connaître un fait très
remarquable qui existe à Boulogne et peut motiver une fête dans notre localité.
Le Sieur Delord, le plus ancien cocher de la Compagnie générale des Omnibus étant sur le point de quitter
vers le changement qui doit exister par la traction mécanique, et se trouvant
dans l'impossibilité de continuer le travail dans Paris.
Ce vieux serviteur ayant cinquante ans moins quelques jours de service comme
cocher à la Compagnie générale des Omnibus, Monsieur le Maire je sollicite votre bienveillance s'il vous
est possible pour vous entendre avec la Compagnie dans le but de lui célébrer
ses noces d'or, le nommer titulaire d'un tramway des Moulineaux, lui adjoindre
un receveur s'il le faut et le premier dimanche après l'anniversaire de sa
cinquantaine ou un autre jour de fête lui rendre les honneurs assisté des
autorité et des notables de la Compagnie, qui pour ce jour s'ils jugeaient
convenable lui décorer une voiture conduite pas lui et lui donner le produit de
la recette, sans fixer le prix des places.
Monsieur le Maire veuillez m'excuser de ces détails ainsi que de l'absence de ma
signature, voulant rester neutre et garder la silence de ces détails, vous
réservant les droits à votre volonté.
Recevez Monsieur le Maire mes sincères salutations.
Le 30 mai 1894, le Chef du bureau de l'exploitation de la Compagnie générale des
Omnibus écrit au Maire de
Boulogne.
Monsieur le Maire, comme suite à votre lettre du 9 courant, M. le Directeur de
l'exploitation me charge de vous informer qu'il pourra recevoir samedi prochain,
2 juin à 11 heures du matin ou à 2 heures de l'après-midi la délégation du
Conseil municipal de Boulogne.
Veuillez...

Le 31 mai 1894, le Maire de Boulogne écrit à un de ses collègues
Monsieur et cher collègue, le Directeur de l'Exploitation de la la Compagnie
générale des Omnibus recevra
la délégation du Conseil samedi 2 juin à 11 heures du matin.
En conséquence j'ai l'honneur de vous prier de vous trouver à la Mairie à 10
heures ; une voiture vous conduira au lieu du rendez-vous.
Agréez mon cher collègue...
Le 29 mai 1894, le Maire de Boulogne écrit au Chef d'Exploitation de la
Compagnie générale des Omnibus.
Monsieur le Chef d'Exploitation, je vous serai très obligé de vouloir bien me
faire connaître les jours et heures auxquels il vous serait possible de recevoir
une délégation du conseil municipal chargée de conférer avec vous sur
différentes affaires.
Veuillez...

Brouillon de lettre adressée à la Préfecture de Police et à M. C. pour signaler
le nombre d'habitants qui se plaignent du service défectueux des tramways sur
les lignes Louvre―Saint-Cloud et Louvre―Sèvres.
Départs irréguliers, certains trains n'achèvent le parcours qu'avec un retard
sensible. D'autres venant du Louvre ne pouvant gravir la côte avant Auteuil et
restent fort longtemps jusqu'à ce qu'une autre machine vienne le remorquer.
Ces plaintes sont légitimes.
Demander si le service actuel est susceptible d'être amélioré prochainement.
Cette question intéresse vivement la population de Boulogne et le statut qui
cause un sensible préjudice à beaucoup d'habitants notamment à eux et ils sont
nombreux, qui empruntent ces lignes journellement et sont tous de se trouver à
heure fixe où leurs occupations les appellent.

Le 20 juillet 1894, M. le Préfet de Police écrit au Maire de Boulogne.
Monsieur le Maire, j'ai l'honneur de vous transmettre ci-joint cinquante
exemplaires d'un avis relatif à l'ouverture d'une enquête sur la demande formée
par la Compagnie générale des Omnibus, l'effet d'obtenir l'autorisation
d'établir, sur le parcours des lignes de tramways de Louvre―Saint-Cloud et
Louvre―Sèvres des points d'arrêt fixe pour permettre aux voyageurs de monter en
voiture ou d'en descendre.
Je vous serai obligé de vouloir bien faire procéder à l'affichage de cet avis
sur le territoire de votre Commune notamment aux abords de la voie ferrée et me
transmettre ensuite, un procès-verbal constatant l'accomplissement de cette
formalité.
Agréez...

Le 18 juin 1894, affiche de la Préfecture de Police, Compagnie générale des
Omnibus, demande d'établissement de points d'arrêt fixes sur le parcours des
lignes de tramways Louvre―Sèvres et Louvre―Saint-Cloud.
Avis d'enquête.
Le 15 novembre 1894, texte de l'arrêté qui fixe les points sur lesquels les
trains de lignes de tramways Louvre―Sèvres―Versailles, s'arrêternt pour prendre
ou laisser des voyageurs ( lire les vignettes).
Le 23 juin 1894, l'ingénieur des Ponts-&-Chaussées du Département de la Seine
écrit au Maire de Boulogne.
Monsieur le Maire, j'ai l'honneur de vous transmettre la lettre ci-joint de la
Compagnie générale des Omnibus qui donne satisfaction à votre lettre du 20 juin,
en ce qui concerne le point d'arrêt à la rencontre de l'avenue des Princes.
Veuillez...

Le 29 juin 1893, l'ingénieur des Ponts-&-Chaussées du Département de la Seine
écrit au Maire de Boulogne.
La Compagnie générale des Omnibus doit prochainement employé la traction
mécanique sur les lignes de tramways de Louvre―Saint-Cloud et Louvre―Sèvres.
Par suite de cette modification dans le système de traction, il deviendra
dangereux que les voyageurs montent ou descendent pendant la marche ; d'autre
part, afin de pouvoir faire le trajet plus rapidement, il importe que les
tramways ne soient obligés de s'arrêter à la demande des voyageurs.
Le Compagnie générale des Omnibus a demandé l'autorisation de n'arrêter les
tramways qu'aux points qui sont indiqués sur les profils en long joint à cette
lettre.
Je pense qu'il y aurait lieu d'autoriser la Compagnie à n'arrêter ces tramways
qu'en ces points d'une manière provisoire, mais qu'il conviendrait d'imposer
L'établissement de poteaux indicateurs qui seraient placés sur les accotements
aux points d'arrêt.
Je vous serai reconnaissant Monsieur le Maire de me donner vote avis à ce sujet.
Veuillez...
Le 20 juin 1894, le Maire de Boulogne répons à l'ingénieur des Ponts-&-Chaussées
du Département de la Seine.
Monsieur l'Ingénieur, par votre lettre en date du 23 juin 1893, vous avez bien
voulu me consulter sur les arrêts du tramways de Louvre―Saint-Cloud et
Louvre―Sèvres dans la traversée de ma Commune.
En ce qui touche spécialement l'arrêt qui est indiqué à 100 mètres au-dessous de
l'avenue Victor-Hugo ; des démarches ont été faites auprès de moi par de
nombreux habitants des rues Denfert-Rochereau, Thiers, Parc des Princes, etc.,
etc., en vue d'obtenir que le stationnement soit modifié et porté à l'avenue
Victor-Hugo même, suivant croquis ci-contre.
Après examen attentif de la question, j'estime que ces réclamations sont
justifiées et je viens vous prier de vouloir bien intervenir auprès

Le 17 juin 1894, un habitant de Boulogne, riverain du dit lieu écrit au Maire de
Boulogne.
Monsieur le Maire, j'ai l'honneur de porter à votre connaissance qu'un nombres
considérable d'habitants du carrefour de l'avenue Victor-Hugo, dont j'ai
l'honneur de faire partie, signent en ce moment une pétition qui doit vous être
adressée.
Cette pétition a pour objet de vous prier d'intervenir auprès de la Compagnie
générale des Omnibus afin d'établir un arrêt pour prendre ou pour laisser des
voyageurs au croisement de route de la Reine et l'avenue Victor-Hugo.
Le point où aboutissent la plupart de rues du Parc des Princes,
Denfert-Rochereau et Thiers, est un des plus fréquenté de l'avenue de la Reine.
Autrefois, lorsque les voitures ne s'arrêtaient qu'en des points déterminés,
celui que imagine en fait partie.
En raison de l'urgence qu'il y aurait à obtenir ce que demandent les
pétitionnaires dont j'ai l'honneur de vous parler, je me permets de les devancer
vu l'urgence, pour vous prier, Monsieur le Maire de vouloir bien user de votre
haute influence pour que satisfaction leur soit donnée le plus promptement
possible.
Veuillez...

Non daté mais contemporain du problème d'arrêt.
Monsieur le Maire, les soussignés habitants le quartier Victor-Hugo, ont
l'honneur de vous adresser la présente protestation contre la nouvelle
organisation si préjudiciable pour eux du service des tramways de Saint-Cloud au
Louvre.
En effet, les voitures, dont les points d'arrêts sont fixes traversent le
carrefour Victor-Hugo sans s'y arrêter pour prendre ou déposer des voyageurs.
Or sur tout le parcours de l'avenue de la Reine, s'il est un point qu'il soit
urgent de desservir, c'est assurément celui-là, car c'est le point ou se
croisent l'avenue de la Reine et l'avenue Victor-Hugo et où aboutissent la rue
Denfert-Rochereau, du Parc des Princes et la rue Thiers.
Depuis la création de cette ligne de tramways et tant que les arrêts fixes ont
duré, ce point a été considéré comme un des plus importants à desservir ; à plus
forte raison doit-il en être de même aujourd'hui, puisque le population de notre
quartier a plus que triplé depuis cette époque.
Nous voulons donc espérer, Monsieur le Maire, que ce service de voitures pourra
être modifié dans le sens qu'indiquent les soussignés et que les voitures
s'arrêteront désormais au carrefour Victor-Hugo.
Ils comptent du reste obtenir ce résultat sur l'intérêt mieux compris de la
Compagnie générale des Omnibus et particulièrement sur la sollicitude de
Monsieur le Maire et de Messieurs les Membres du Conseil municipal
Suivent date et signatures des pétitionnaires.

Le 19 juin 1894, tracé annexé à la pétition du lieu en question.
Le 22 juin 1894, le Directeur de l'Exploitation de la Compagnie générale des
Omnibus écrit à l'Ingénieur des Ponts-&-Chaussées du Département de la Seine.
Monsieur l'Ingénieur, j'ai l'honneur de vous renvoyer ci-joint la lettre de M.
le Maire de Boulogne du 20 de ce mois que vous avez bien voulu nous communiquer
et de vous informer que nous ne voyons aucun inconvénient à modifier dans le
sens indiqué les points d'arrêt de la ligne de Saint-Cloud sur le territoire de
Boulogne.
En conséquence, au lieu de s'arrêter au Cimetière, les trains s'arrêteront à
l'angle de l'avenue du Parc des Prince et de la route de la Reine.
Veuillez...

Le 24 juin 1894, le même habitant de Boulogne écrit au Maire de Boulogne.
Monsieur le Maire, veuillez recevoir, je vous prie mes remerciements pour la
prompte satisfaction que nous avons obtenue relativement à l'arrêt des voitures
au carrefour Victor-Hugo.
Actuellement, Monsieur le Maire, je viens appeler votre attention sur les
désagréments occasionnés aux voyageurs par le choix arbitraire des arrêts sur ce
point.
À mon avis, puisque les voitures doivent ralentir leur allure au moment de
traverser les voies, il serait rationnel de ne procéder à leur arrêt qu'après
les avoir franchies ; c'est du reste, ce qui semble avoir été compris par les
personnes qui ont apposé la pancarte indiquant un arrêt en face le n°36 de
l'avenue de la Reine, pour les voitures se dirigeant sur Saint-Cloud.
Or malgré cette pancarte, ces voitures sont parfois arrêtées avant de traverser
l'avenue Victor-Hugo.
Quant à celles qui se dirigent sur Paris, il est de même, les unes s'arrêtent
avant les autres après avoir traversé l'avenue de sorte que les voyageurs ne
sachant pas quel est l'endroit précis où ils doivent attendre sont souvent
obligés de courir, et parfois manquent leur départ, la voie traversée sur ce
point étant des plus larges.
Je suis persuadé, Monsieur le Maire qu'il suffit de vous signaler ces
inconvénients pour que nous puissions espérer une satisfaction aussi prompte que
celle que nous avons obtenue pour notre précédente réclamation.
Veuillez...
Le 19 juillet 1894, un habitant de Boulogne écrit au Maire de Boulogne.
Monsieur le Maire, permettez-moi de vous adresser cette pétition en vous priant
de vouloir bien l'appuyer auprès de Monsieur le Préfet de Police et lui faire
remettre en temps opportun à la Commission des tramways devant se réunir le 30
juillet.
J'ai l'honneur M. le Maire de vous saluer respectueusement
signé B...

Le 20 juillet 1894, le Maire de Boulogne écrit au Préfet de Police ..
Monsieur le le Préfet, j'ai l'honneur de vous transmettre une pétition par
laquelle plusieurs propriétaires de ma Commune se plaignent du préjudice que
leur cause la Compagnie générale des Omnibus par suite de ses nouvelles
installations dans son usine sise à Boulogne 134 avenue de la Reine.
Veuillez...

Le 31 juillet 1894, l'Ingénieur des Ponts-&-Chaussées écrit au Maire de Boulogne
Monsieur le Maire. L. V, Conducteur des Ponts-&-Chaussées, m'a signalé
l'accident qui était arrivé sur la ligne de Louvre―Saint-Cloud, alors que vous
étiez dans le tramway.
Une voiture particulière stationnait le long du trottoir ; au moment du passage
du tramway, le cheval s'est probablement écarté et les vitres du tramway ont été
brisées, les éclats de verre étant projetés dans la voiture et pouvant blesser
les voyageurs.
Il serait très onéreux d'augmenter la distance entre la borure et le rail pour
éviter un accident semblable ; et afin d'échapper à toute chance de collision,
il conviendrait d'écarter le rail à une distance de la bordure qui paraît
incompatible avec la largeur des trottoirs. Sur toutes les lignes de tramways
établies sur accotement dans le Département de la Seine, les intervalles entre
le rail et la bordure ne sont pas supérieurs à ceux qui existent à Boulogne et
des accidents semblables ne se produisent pas. Pour les éviter les mécaniciens
doivent, chaque fois qu'une voiture stationne le long de la bordure, ralentir et
se rendre maître de leur vitesse, de manière à pouvoir arrêter instantanément
soit dans le cas où le cheval de cette voiture particulière fait un mouvement,
soit dans le cas où l'on ouvrirait une portière.
J'ai l'honneur de vous informer que j'invite la Compagnie générale des Omnibus à
donner des instructions semblables à ses conducteurs-mécaniciens.
Veuillez...

Le 21 juillet 1894, le Secrétaire général de la Préfecture, pour le Préfet de
Police écrit au Maire de Boulogne.
Monsieur le Maire, j'ai l'honneur de vous confirmer ma dépêche du 23 juin
dernier et de vous rappeler que la Commission instituée par mon arrêté du 18 du
même mois, pour donner son avis sur les propositions de la Compagnie générale
des Omnibus relatives aux conditions d'exploitation des lignes à traction
mécanique du Louvre à Sèvres et à Saint-Cloud se réunira à la Préfecture de
Police, dans la salle du conseil d'hygiène le 30 juillet courant à deux heures
précises.
Agréez...

Le 28 août 1894, le Secrétaire général de la Préfecture, pour le Préfet de
Police répond au Maire de Boulogne.
Monsieur le Maire, par lettre en date du 20 juillet dernier, vous m'avez
communiqué, avec prière d'y donner suite, une pétition des habitants de votre
commune demandant la suppression des inconvénients résultant pour eux des
installations mécaniques effectuées par la Compagnie générale des Omnibus dans
son dépôt situé à Boulogne, avenue de la Reine n°136.
J'ai l'honneur de vous informer que j'ai saisi de cette pétition, à titre
purement officieux, la Compagnie générale des Omnibus.
Elle me fait connaître aujourd'hui que, pour remédier aux inconvénients
signalés, elle a fait procéder dans cette usine aux travaux ci-après :
En vous renvoyant la pétition, ci-jointe je ne puis que vous prier de donner
connaissances aux intéressés des améliorations réalisées en leur laissant le
soin de se pourvoir directement devant les tribunaux compétents, au cas où ils
auraient l'intention, à raison des dommages qu'ils peuvent éprouver de réclamer
une indemnité quelconque à la Compagnie générale des Omnibus.
Agréez...

Le 10 août 1894, le Maire de Boulogne écrit au Préfet de la Seine
Monsieur le Préfet, nous avons l'honneur de vous écrire il y quelque temps pour
appeler votre bienveillante attention sur la situation intolérable que la
Compagnie générale des Omnibus avait faite à tout un quartier de la Ville de
Boulogne-sur-Seine, depuis l'installation de ses tramways à air comprimé.
À la suite de notre plainte, quelques ouvertures pratiquées dans la rue de Paris
ont bien été bouchées mais c'est là une bien faible atténuation du mal et qui en
résumé ne remédie en rien à la situation puisque la toiture est vitrée.
Aujourd'hui Monsieur le Préfet nous avons un fait beaucoup plus grave à vous
signaler ; un danger pour la sécurité publique.
Mercredi 8 août, entre 10 &11 heures du soir, une détonation formidable s'est
produite dans la chambre des machines et a ému profondément tout le quartier.
Evidemment, un bruit semblable ne pouvait provenir d'un échappement de vapeur et
n'était certainement causé que par un accident aux machines.
Monsieur le Préfet de Police de la Seine, la Compagnie générale des Omnibus
a-t-elle le droit de compromettre ainsi la sécurité publique et faut-il attendre
qu'une catastrophe se soit produite pour pour la forcer à prendre les mesures
que la situation comporte.
Nous sommes persuadés, Monsieur le Préfet qu'il nous nous suffit de porter ces
faits à votre connaissance pour que la Compagnie générale des Omnibus soit mise
en demeure de remédier immédiatement et d'une façon absolue à une situation qui
compromet non seulement le repos public, mais encore et beaucoup plus grave la
sécurité de tout un quartier.
Veuillez...
Suivent le signatures des pétitionnaires.

Le 4 septembre 1894, le Maire de Boulogne écrit à l'Ingénieur des
Ponts-&-Chaussées.
Monsieur l'Ingénieur, j'ai l'honneur de porter à votre connaissance les plaintes
incessantes et fondées des habitants de la route de Versailles (à Boulogne)
relativement au mauvais état de cette voie.
J'avais pu jusqu'à présent leur faire prendre patience en leur faisant espérer
que la Compagnie générale des Omnibus, après avoir posé une conduite d'air
comprimé jusqu'à Sèvres, allait enfin se servir des rails posés sur
contre-allées et enlever les voies placées sur chaussée afin de permettre sa
mise en état.
Mais depuis près d'un mois la conduite est posée jusqu'à Sèvres et les essais de
la traction mécanique de la ligne Louvre―Saint-Cloud ne permettent pas d'espérer
à bref délai l'usage de ce système sur la ligne Louvre―Sèvres―Versailles.
Je viens en conséquence, vous prier Monsieur l'Ingénieur de bien vouloir user de
votre haute influence afin d'imposer à la Compagnie générale des Omnibus telles
mesures que vous jugerez nécessaires pour faire exécuter ces travaux dans le
plus bref délai possible. La traction à chevaux établie provisoirement sur la
route de la Reine pourrait peut-être recevoir à nouveau son application jusqu'au
jour où les contre-allées pourraient être données d'une manière définitive à la
traction mécanique.
Veuillez...

Le 8 8bre 1894, le Pr2fet de Police écrit au Maire de Boulogne.
Monsieur le Maire, j'ai l'honneur de vous faire savoir qu'en raison des travaux
de réfection qui vont être entrepris sur la route nationale n°10, la Compagnie
générale des Omnibus assurera, dans les conditions suivantes, à dater du 10 de
ce mois, le service de la ligne de tramway Louvre à Sèvres.
La partie de cette ligne comprise entre Sèvres et le Point-du-Jour sera
exploitée remorquant chacune une voiture d'attelage d'une contenance de 50
places. La partie du trajet comprise entre le Point-du-Jour et le Louvre sera
desservie par 4 tramway à 51 places et à traction animale.
L'horaire actuellement en vigueur de sera pas modifié.
Enfin, les points d'arrêt pour les voitures à traction mécanique seront ainsi
qu'il suit :
J'ajoute que ces mesures ne sont que provisoires et que la Compagnie
substituera, à bref délai, sur la ligne entière, la traction mécanique à la
traction par chevaux.
Agréez...
Le 10 octobre 1894, le Préfet de Police écrit au Maire de Boulogne.
Monsieur le Maire, j'ai l'honneur de vous faire savoir que par suite de
circonstances majeures, la Compagnie générale des Omnibus a dû reculer la date à
laquelle la traction mécanique sera substituée à la traction par chevaux sur la
ligne du Louvre à Sèvres.
Agréez...
Le 12 novembre 1894, le Préfet de Police écrit au Maire de Boulogne.
Monsieur le Maire, j'ai l'honneur de vous transmettre, ci-joint, à toutes fins
utiles, trois exemplaires de mon arrêté en date du 15 novembre courant qui fixe
les points d'arrêt des trains des lignes de tramways du Louvre à Saint-Cloud et
à Sèvres.
Agréez...
Le 1er décembre 1894, Le Président du Conseil d'Administration de la
Compagnie générale des Omnibus écrit au Maire de Boulogne
Monsieur le Maire, j'ai l'honneur de vous accusé réception de l'ampliation que
vous m'avez adressée d'une délibération du Conseil municipal de Boulogne, se
plaignant du service défectueux des Tramways sur les lignes du Louvre à
Saint-Cloud et à Sèvres.
Je regrette autant que vous les irrégularités qui se sont produites et, dès mon
entrée en fonction, j'ai pris, avec l'adhésion du Conseil d'Administration de la
Compagnie générale des Omnibus, les mesures nécessaires pour assurer la
régularité du service.
J'ai tout lieu d'espérer que ces mesures permettront dans un délai très prochain
de vous donner satisfaction.
Agréez...
Le 29 novembre 1894, le Maire de Boulogne écrit au Président du Conseil général.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de vous transmettre ampliation d'une
délibération du Conseil municipal de Boulogne dans sa séance du 28 novembre
courant au sujet du fonctionnement défectueux des tramways sur les lignes du
Louvre à Saint-Cloud et à Sèvres.
Veuillez...
Si une image de cette page vous paraissait non libre de droits, merci de m'en faire part