Mémoire de la ligne
Ligne Auteuil—Boulogne—Les Moulineaux -2/
Marc André Dubout

Année 1878

Le 8 Janvier 1878, le Préfet de la Seine et par autorisation l'inspecteur
général des Ponts-et-Chaussées, écrit au Maire de Boulogne pour lui adresser
ampliation d'un arrêté pour lequel il l'a désigné pour faire partie de la
Commission chargées de donner son avais sur le résultat de l'enquête à laquelle
est soumis l'avant-projet d'établissement de deux lignes de tramways dans la
Commune de Boulogne-sur-Seine.
Il le prie de vouloir bien lui faire savoir si il accepte la mission qui lui est
confiée.
Agréez...
Archives
municipales de Boulogne-Billancourt
Le 23 février 1878,
le Sous-Préfet de l'Arrondissement de Saint-Denis écrit au Maire de Boulogne
pour lui transmettre un exemplaire de l'avant-projet d'établissement de deux
lignes de tramways dans la Commune de Boulogne, l'une de la gare d'Auteuil au
Rond-Point de Boulogne par les routes départementales 11 & 29, l'autre des
abords de l'église de Boulogne au Rond-Point de Billancourt par le chemin de
Grande communication n°2, soit boulevard de Strasbourg (boulevard Jean-Jaurès)
et les ponts de Billancourt.
La commission chargé d'apprécier le résultat de l'enquête à laquelle a été
soumis cet avant-projet a été d'avis qu'il y avait lieu de déclarer d'utilité
publique l'établissement des deux lignes et le Conseil général dans sa séance du
16 de ce mois, a autorisé M. le Préfet à en demander à l'État la concessions au
nom du Département.
En conséquence, je vous prie, M. le Maire, de vouloir bien réunir le Conseil
municipal à l'effet d'en délibérer et me renvoyer le plus tôt possible ce
dossier ainsi que la délibération du Conseil afin que M. le Ministre des
Travaux-publics soit saisi de l'affaire.
Recevez...

Le 16 mars 1878, le Maire de Boulogne écrit (brouillon) au Ministre des Travaux
publics.
Après trois ans d'effort la commune de Boulogne-sur-Seine a fini par obtenir
dans la dernière session du Conseil général les deux voies de tramways destinées
à relier avec Auteuil et les Moulineaux traversant Billancourt et la Seine. Vous
comprendrez M. le Ministre combien serait avantageuse pour notre commune de
posséder ces tramways pour la période de l'Exposition.
Les rétrocessionnaires MM. Jaquelin, Dufresne et Plet, ingénieurs et
entrepreneurs de travaux publics sont prêts à les construire dans attendre le
décret du conseil d'État ; j'ai l'honneur de vous demander tant en mon nom que
celui du Conseil municipal de vouloir bien donner d'urgence l'autorisation de
commencer les travaux ; le dossier complet duquel il ne manque plus que l'avis
du Conseil d'État est entre les mains de M. R., Ingénieur en chef du Contrôle,
198 boulevard Saint-Germain.
Vous n'ignorez pas, M. le Ministre, que des autorisations provisoires ont été
données et dans l'espèce en raison même de l'état avancé qu'occupe le dossier
après la clôture de toutes enquêtes, il n'est pas à craindre que le Conseil
d'État sanctionne des décisions déjà prises.
Dans l'espoir, M. le Ministre que vous voudrez bien accueillir favorablement ma
demande, je vous prie d'agréer, M. le Ministre avec mes remerciements,
l'assurance de ma considération la plus distinguée.

Le 18 mars, 1878,
le Ministre des Travaux publics écrit au Maire de Boulogne, qu'il vient de
recevoir la lettre qu'il lui a adressée au sujet des tramways sollicités par la
Commune de Boulogne.
Soyez persuadé que je suis au plus haut point préoccupé de cette importante
affaire et que je ne perdrai pas un instant pour lui donner la suite la plus
avantageuse
Veuillez...

Le 27 mars, 1878,
le Directeur des routes et de la navigation répond au Maire de Boulogne, qu'il a
reçu la lettre du 16 de ce mois par laquelle vous sollicitez, tant en votre nom
qu'en celui du Conseil général de Boulogne-sur-Seine, l'autorisation de faire
commencer immédiatement les travaux de construction des deux lignes de tramways
à établir sur le territoire de cette Commune, et dont le Département de la Seine
a demandé la concession.
Je ferai remarquer, M. le Maire, qu'en l'état actuel de l'instruction de
l'affaire, alors que l'Administration n'est pas encore saisie des résultats de
l'enquête des dites lignes et qu'elle qu'elle n'a même pas pu apprécier les
conditions techniques de ce projet, aucune décision ne saurait être prise
concernant son exécution.
Il ne m'est donc pas possible, M. le Maire d'accueillir votre demande.
Recevez....
Pour le Ministre des Travaux publics, le Directeur des routes et de la
navigation.

Le 27 août 1878,
le Directeur des " Nouveautés - confection et literie " sise à Boulogne écrit au
Maire.
L'inauguration de la ligne de tramway de Boulogne à Auteuil est un évènement
heureux dont la localité et tout particulièrement pour la Grande rue de
Boulogne.
Cette inauguration doit avoir lieu dimanche prochain (je rois), l'opération de
ce matin n'était qu'une affaire regardant l'entreprise de la Compagnie.
Ne pensez-vous pas qu'il serait bon d'inviter les habitants de la Grande rue à
savoir en leurs maisons et inviter la Compagnie à favoriser leurs voitures pour
ce jour-là seulement.
Je soumets ces idées à votre juste appréciation.
Voulez vous bien agréer...
Année 1879

Le 7 janvier 1879,
arrêté qui règle l'exploitation de la ligne de tramways de la gare d'Auteuil au
Ron-Point de Boulogne.
Nous, Préfet de Police vu :
1. Les lois des 14 décembre 1789 et 16-24 août 1790 ;
2. L'arrêté du Gouvernement du 12 Messidor, An VIII et 3 brumaire, an IX ;
3. L'ordonnance de Police du 10 mai 1852 :
4. L'arrêté de l'un de nos prédécesseurs en date du 29 juin 1875 relatif à l'exploitation du tramway de la place de l'Arc de triomphe de l'Etoile à la Villette ;
5. Le décret en date du 11 août 1878, qui déclare d'utilité publique l'établissement de deux nouvelles ligne de tramways à traction de chevaux dans la Commune de Boulogne-sur-Seine en concède au département de la Seine les dites voies ferrées sous les clauses et conditions du cahier des charges annexé au décret et approuve le traité passé le 15 avril précédent entre le Préfet de la Seine et la Compagnie générale des omnibus5 pour la construction de deux ligne de tramways concédées au Département de la Seine par décret ci-dessus visé.
6. Les propositions de la Compagnie générale des omnibus e ce qui concerne les tarifs à percevoir et les intervalles à observer entre le départs des voiture ;
7. La lettre de Monsieur le Ministre des Travaux publics en date du 29 août 1878 par laquelle il nous avise en la réception provisoire de la ligne de tramways tracée de la gare d'Auteuil au Rond-Point de Boulogne ;
8. Le rapport de l'Ingénieur en chef du Département de la Seine.
Arrêtons ce qui suit :
L'exploitation par la Compagnie générale des Omnibus de la ligne de tramway tracée de la gare d'Auteuil au
Rond-Point de Boulogne est assujettie aux conditions suivantes :
Article 1er.
La Compagnie se conformera aux dispositions de l'arrêté visé du 24 août
1875, sauf en ce qui concerne les articles 1, 12, 12, 18 & 20.
Article 2.
Le service commencera et finira aux heures fixées par nous.
La duré de l'intervalle entre chaque départ, sera aussi déterminée par nous
;
Un tableau indicatif de l'horaire de départ, d'attente et de correspondance.
Article 3.
Le tarif du transport des voyageurs sur la dite ligne est fixé ainsi qu'il
suit

Les enfants au-dessous de quatre ans, tenus sur les genoux seront
transportés gratuitement. Il en sera de même des paquets et bagages peu
volumineux susceptibles d'être porté sur les genoux sans gêner les voisins
et dont le poids n'excèdera pas 10 kilogrammes.
Les voyageurs des 2 classes pourront réclamer une correspondance donnant
droit à un passage gratuit sur la ligne de tramway tracée de l'église de
Boulogne au Rond-Point de Billancourt, près la station des Moulineaux (rive
gauche) quand elle sera établie.
De même les voyageurs de cette dernière ligne qui seront d'une
correspondance, auront droit au transport gratuit sur le tramway qui fait
l'objet du présent arrêté.
Les sous-officiers et soldats en uniforme ont droit aux places de 1ère
classe avec correspondance en payant le tarif de la 2ème classe.
Des tableaux indicatifs du prix des places seront affichés dans l'intérieur
des voitures et dans chaque bureau de départ, d'attente et de correspondance
; ces tableaux porteront l'estampille de la Préfecture de police.
Article 4.
Le présent arrêté ainsi que celui du 29 août 1875 moins les articles 1, 12,
13, 19, & 20, sera constamment affiché à la diligence de la Compagnie dans
tous les bureaux de stations ; d'attente et de correspondance.
Le articles 7, 8, (sauf le dernier paragraphes), 15, 16 (paragraphe 2 &3 )
&17 de l'arrêté du 24 août 1875 et les articles 10 & 11 de l'ordonnance de
Police du 10 mai 1852, seront affichés dans l'intérieur de chaque voiture.
Article 5.
Les contraventions au présent arrêté seront constatées par des
procès-verbaux ou rapports qui nous seront transmis par les fonctionnaires
préposés ou agents qui les auront dressés.
Il pourra être pris contre les contrevenants telles mesures administratives
qu'il appartient sans préjudice des poursuites à exercer contre eux devant
les tribunaux ordinaires
Article 6.
Le présent arrêté sera notifié à la Compagnie générale des Omnibus par le Commissaire de Police du
quartier de Palais-Royal.
Copie en sera transmise à M. l'Ingénieur en chef du Département de la Seine,
chargé du contrôle, à M. le Sous-Préfet de Saint-Denis et à M. le Colonel de
la Garde républicaine, à M. le chef d'Escadron commandant la Gendarmerie de
la Seine, au Maire de Boulogne, au chef de la Police municipale et aux
Commissaires de Police des quartiers d'Auteuil et de la Muette et de la
circonscription de Boulogne.
Pour copie conforme.

Le 9 avril 1879,
L'Administrateur délégué de la Compagnie générale des Omnibus écrit au Maire de Boulogne en réponse à la
demande qui lui est adressée par plusieurs habitants de la Commune de Boulogne,
j'ai honneur de vous informer que le Comité de Direction, dans sa séance du 29
janvier dernier, a décidé qu'un service dit des théâtres pourrait être établi, 3
fois par semaine et à titre d'essai, entre Auteuil et le Rond-Point de Boulogne
à la condition :
1. que le tarif serait porté à 0f,50 pour l'intérieur et l'impériale ;
2. que la compagnie recevrait une subvention de mille francs par an.
Recevez...
Année 1880

Le 17 avril 1880, le Sénateur, Préfet de la Seine écrit au Maire de Boulogne.
M. le Maire, vous avez appelez mon attention sur les retards apportés par la
Compagnie générale des Omnibus
dans l'exécution de la seconde ligne de tramways destinée au transport des
voyageurs de l'église de Boulogne au pont de Billancourt, qui lui a été
rétrocédée en 1878 et qui aurait dû être ouverte à l'exploitation depuis le mois
de février dernier.
J'ai l'honneur de vous faire connaître que la Compagnie, après un rappel qui lui
avait été adressé en 1879 a présenté des projets de détail le 13 novembre de la
même année.
Ces projets après avoir été examinés par les services intéressés ont été soumis
à l'approbation de M. le Ministre des Travaux publics qui en est saisi depuis le
31 janvier dernier
Dès que M. le Ministre aura statué, la Compagnie entreprendra les travaux
d'établissement de la voie.
Veuillez...

Le 4 novembre 1880, horaires de la ligne de l'église de Boulogne au pont de
Billancourt. M. le Député, Préfet de Police écrit au Maire de Boulogne.
En exécution de mon arrêté du 28 8bre dernier, qui règle
l'exploitation par la Compagnie générale des Omnibus de la ligne de tramways tracée de l'église de Boulogne
au Pont de Billancourt, j'ai décidé que les heures des départs des voitures et
les intervalles à observer entre chaque épart seraient fixé de la manière
suivante :

Je vous prie de veiller à l'exécution de cette décision.
Agréez...
Année 1881

Le 8 octobre 1881, le Directeur des Travaux de Paris écrit au Maire de Boulogne
M. le Maire, vous m'avez transmis une délibération du 9 août 1881 par laquelle
le Conseil municipal de votre Commune émet le vœu que la Compagnie
générale des Omnibus reprenne le plus
tôt possible, entre l'église de Boulogne et le pont de Billancourt le service de
tramways interrompu et remplacé par un service de voitures.
J'ai l'honneur de vous faire savoir que ce n'est que par suite d'avaries
survenues aux voitures affectées à l'exploitation de ce tramway que la
Compagnie générale des Omnibus avait
été amenée à cesser momentanément de faire usage de la voie ferrée et à assurer
le transport des voyageurs au moyen des voitures ordinaires, mais elle vient de
solliciter et d'obtenir de la Préfecture de Police l'autorisation de reprendre
son service de tramway en faisant usage des voitures sur rails qui avaient été
mises tout d'abord en expérience sur la ligne d'Auteuil à Boulogne en vue d'être
affectées définitivement au parcours qu'elles vont desservir aujourd'hui.
Satisfaction va donc être donnée au vœu exprimé par la Municipalité de Boulogne.
Agréez...
Année 1882

Le 6 juin 1882,
le Préfet de Police écrit au Maire de Boulogne;
En réponse à votre lettres du 1er juin courant, j'ai l'honneur de
vous faire connaître que les heures de commencement et fin de service, ainsi que
les intervalles à observer entre les départs des voitures sur le lignes de
tramway O & R ont été fixées, par décision en date du 4 mai dernier de la
manière suivante :
Ligne O Boulogne―Auteuil
premier départ de Boulogne 6h50 matin
premier départ d 'Auteuil 7h50
dernier départ de Boulogne 11h05 soir
dernier départ d'Auteuil 11h30
Intervalles :
20 minutes du commencement du service à 9 heures du matin
15 minutes de 9h à 7h45 du soir ;
30 minutes de 7h45 à la fin du service.
Ligne R Boulogne―Billancourt
Premier départ de Boulogne à 7h du matin
premier départ de Billancourt à 7h20
dernier départ de Boulogne 10h du soir
dernier départ de Billancourt 10h20.
Intervalles 30 minutes du commencement du service à la fin.
Agréez...

Le 3 juillet 1882,
le Maire de Boulogne écrit Directeur de la Compagnie générale des Omnibus.
M. le Préfet de Police m'informe que par décision du 4 mai dernier, le service
départ du tramway de pont de Billancourt (ligne R) est fixé à 10h20 tandis que
vous effectuez ce départ seulement à 9h00.
Je suis surpris que vous ne vous conformez pas à cette décision et je vous prie
de m'en faire connaître le motif dans un délai de 48 heures.
Agréez...

le 8 juillet 1882,
brouillon de lettre du Maire de Boulogne adressée à M. le Préfet de Police.
M. le Préfet, par votre lettre du 6 juin vous m'avez avisé que l'heure du
dernier départ du tramway du pont de Billancourt (ligne R) était fixé à 10h20.
La Compagnie générale des Omnibus continue à effectuer ce dernier départ à 9h05.
Je l'ai invité à expliquer le motif de cette modification de cette décision, je
n'ai pu obtenir aucune réponse.
Je dois de plus vous signaler l'infraction suivante :
Les intervalles des départs qui doivent être de 30 minutes sont à certaines
heures précisément de 45 minutes.
Les voyageurs sont les plus nombreux. Il y a comme vous le voyez parti pris de
la part de la Cie d'exécuter sans se soucier de ses obligations.
Les réclamations des habitants sont si nombreuses que j'ai du vous en informer.
J'ai tout lieu d'espérer que vous prendrez en main les intérêts de notre
nombreuse population et que vous pourrez obtenir de la Cie la stricte
exécution de son contrat.
Agréez...
Le 27 juillet 1882,
brouillon de lettre adressée à M. le Préfet de Police,.
Je vous remercie de la communication que vous m'avez adressée hier relative à ma
réclamation concernant la Compagnie générale des Omnibus.
En ce qui concerne les tramways de Billancourt ligne R, la Cie commet
2 erreurs volontaires :
1. Le boulevard de Strasbourg ainsi que l'autre du pont de Billancourt sont
éclairés au gaz toute la nuit et jamais ni le centre de ?? m'a informé que des
attaques se soient produites contre les conducteurs ;
2. de midi à 1 heure et de 6 à 7h les départs ont lieu toutes les 45 minutes, je
l'ai encore constaté hier.
Comme vous le voyez la Cie essayent par tous les moyens de ne pas
exécuter vos prescriptions.
Je vous prie donc d'user de votre autorité pour que les réclamations qui sont
très nombreuses soient écoutées par votre administration.
Agréez...
Le 20 octobre 1882,
le Maire de Boulogne par lettre du 6 juin 1882, M. le Préfet de Police m'a
informé de l'horaire arrêté par lui : j'y ai remarqué les prescriptions
suivantes pour la ligne R .
derniers départs
de Boulogne à 10 h du soir
de Billancourt à 10 h du soir
Le 4 novembre 1880 M. le Préfet m'ayant invité à surveiller l'exécution de
l'horaire, j'ai en conséquence écrit le 3 juillet 1882 à la Compagnie
générale des Omnibus en lui demandant
pour quel motif le dernier départ du Pont de Billancourt de la ligne R avait
lieu à 0h05 du soir au lieu de 10h20 heure officielle.
N'ayant pas reçu de réponse, j'au dû en aviser M. le Préfet de Police par lettre
du 8 juillet et ce fonctionnaire me répondait le 26 du même mois dans les termes
suivants :
Monsieur le Maire, en ce qui concerne l'inexécution de l'horaire de la ligne du
pont de Billancourt à l'église de Boulogne que vous me signalez par votre lettre
du 8 juillet courant je ne puis mieux faire que de vous transmettre ci-après les
renseignements fournis à ce sujet par la Compagnie générale des Omnibus à laquelle j'ai communiqué votre
réclamation.
Il est parfaitement exact que le dernier départ du Pont de Billancourt à lieu en
semaine à 9h05 alors que par suite d'une erreur commise dans nos bureaux
l'horaire qui a été soumis à votre approbation porte 10h20.
Jusqu'à présent aucun voyageurs n'a réclamé, ce qui s'explique tout
naturellement par le vide qui existe dans nos voitures à partir de 8h du soir.
La suppression d'un départ ne pouvait donc amener de protestations.
Si nous devons établir en semaine un départ à 10h20 du soir, nous mettons pour
conditions que la Municipalité de Boulogne fera éclairer convenablement et
surtout fera surveiller par des agents jusqu'à la fin du service, les abords du
pont de Billancourt. Nos employés ont été menacés plusieurs fois sur ce point
même à 9h du soir et seraient exposés à une heure plus avancée.
Veuillez...

Suite à cette communication, le Maire de Boulogne consigne : Les faits ci-dessus
énoncés sont erronés, le 27 juillet j'en ai informé M. le Préfet de Police dans
les termes suivant :
M. le Préfet de Police, je vous remercie de la communication que vous m'avez
adressée hier relativement à ma réclamation concernant la Compagnie
générale des Omnibus.
Pour ce qui est de la ligne R, la Compagnie générale des Omnibus commet deux erreurs
: Le boulevard de Strasbourg ainsi que l'autre du pont de Billancourt
sont éclairés au gaz toute la nuit et jamais ni le centre de ?? m'a informé que
des attaques se soient produites entre les conducteurs.
Comme vous le voyez la Cie essayent par tous les moyens de ne pas
exécuter vos prescriptions.
Je vous prie donc d'user de votre autorité pour que les réclamations qui sont
très nombreuses soient écoutées par votre administration.
Agréez...
Depuis cette époque rien n'est changé à la situation. Vous pourrez comme moi
sans doute trouver extraordinaire au M. le Préfet de Police à qui incombe la
surveillance de l'exécution du traité de la Compagnie générale des Omnibus réponde à une plainte fondée
qu'il ne peut mieux faire que de me transmettre la réponse de la Compagnie
générale des Omnibus sans
examiner si cette réponse n'est pas intéressée.
Quant à moi, je ne pense pas qu'il soit possible de soutenir plus ouvertement le
monopole de cette puissante Compagnie, car il n'y a pas de discussion possible
sur ce point : ou l'arrêté de M. le Préfet est inexécutable et doit être
modifié, ce qui n'a pas été fait jusqu'alors ou bien il est valable et maintenu
et dans ce cas il doit être exécuté.
Cela me semble la chose la plus simple du monde puisque justice ne peut nous
être rendue, nous n'avons plus de recours qu'en votre intervention au Conseil
général et je vous prie de demander à cette assemblée dans sa plus prochaine
réunion, ou que la Compagnie générale des Omnibus exécute son traité ou bien que l'acte de rétrocession de
la concession des tramways soit annulé.
Confiant en votre bienveillant appui qui ne nous a jamais faut défaut .
J'ai l'honneur d'être votre tout dévoué
Signé le Maire
Document de l'Agent voyer non daté.
Calcul de la distance entre la tête du pont de Saint-Cloud et la Porte d'Auteuil
soit 2027 mètres.
Entre le tête du pont et le milieu de la place de Saint-Cloud : 308 mètres.
Entre la place de Saint-Cloud et le mur d'enceinte : 3015 mètres.

Signatures des auteurs de plaintes.
Notes
:
Sources :
Sites :
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