Mémoire de la ligne
Ligne Auteuil—Boulogne—Les Moulineaux 3/
Marc André Dubout

Ligne Auteuil—Boulogne—Les-Moulineaux
au gré des archives
Archives
municipales de Boulogne-Billancourt
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municipales de Boulogne-Billancourt
Brouillon de lettre non daté du Maire de Boulogne, qui écrit au directeur de la
Compagnie générale des Omnibus.
M. le Directeur, j'ai soumis à la Commission du Conseil qui s'occupe des moyens
de transport les nouvelles propositions contenues dans votre lettre du 24
janvier dernier.
Après un examen approfondi, la Commission a été d'avis que ces propositions
étaient acceptables et est disposées à les soumettre à l'approbation du Conseil
municipal, mais avec les réserves ci-après, d'ailleurs de peu d'importance pour
votre Cie.
1. La Commission demande que le 1er départ en hiver
ait lieu de Boulogne vers
6h30 et non 6h55 du matin.
Si elle insiste sur ce point c'est pour donner satisfaction aux besoins des
nombreux employés et ouvriers que leurs occupations appellent à Paris où pour le
plupart ils doivent être rendus à 8 heures au plus tard.
2.La Commission insiste pour que votre Cie fasse le nécessaire afin qu'à partir
de 6h55 du matin jusqu'à 8 heures du soir les départs tant à l'aller qu' au retour
aient lieu tous les quart d'heures sauf bien entendu au moment des deux repas où
un départ pourrait être supprimer.
3. La Commission serait désireuse que les dimanches et les jours de fête, la Cie
s'arrangerait de façon à ce que dans la soirée quelques places soient réservées
pour le bureau installé près de l'église.
4. Quant au service des théâtres, la
Commission demande que l'essai en soit fait sans garantie de la Commune, non
pendant un an, mais pendant deux ans. Ce n'est guère en effet que la deuxième
année que nous pourrons nous rendre compte de l'importance de ce service.
Quant à la redevance que vous pensez devoir réclamer à votre Cie par le ?? de
Paris pour le stationnement sur son territoire de la voiture qui fait ce
service, la Commission estime qu'elle en doute pas être à la charge de la Commune
; si vous le désirez d'ailleurs, l'administration municipale est disposée à
appuyer auprès de qui de droit les démarches que vous croyez devoir faire pour
que la Cie soit exemptée de cette taxe.
Quoi qu'il en soit, la Commission est d'avis que cette voiture ne devrait pas
s'arrêtée aux fortifications mais bien prendre les voyageurs à la descente du
chemin de fer d'Auteuil.
5. Dans le but de hâter la mise en exploitation Du nouveau service, la Commission
a décidé qu'il n'y avait pas lieu de changer les prix actuels, et par suite elle
a accueilli favorablement votre demande de tous droits sur les matériaux de la
voie à construire comme sur le combustible, les graisses nécessaires aux
machines, à leur entretien ou réparation étant bien entendu que cette clause du
traité à intervenir ne sera applicable qu'à la ligne du Ront-Point à Auteuil
Je vous prie, Monsieur le Directeur de vouloir bien me faire connaître si vous
acceptez les propositions ci-dessus de la Commission.
Il est urgent que votre réponse me parvienne au plus tôt, le Conseil devant être
appelé nécessairement à se prononcer définitivement sur la question.
Veuillez.
En marge : il serait prudent de demander sur cette ligne une franchise pour les
employés d'octroi en service.
Année 1884
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municipales de Boulogne-Billancourt
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Sans date, note anonyme, avoir un délibération pour demander que la tête de
ligne des omnibus qui se trouve près de l'église soit transportée à la gare
d'Auteuil et que son point terminus se trouve près de la Mairie d'Issy.
Autre changement, l'omnibus qui part du Rond-Point de Boulogne que sont point
terminus soit fixé à la Muette de Passy.
Ces deux projets seraient favorables à la commune.
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Le 7 juillet 1884,
Le Préfet de la Seine, Direction des Travaux de Paris écrit au Maire de
Boulogne.
M. le Maire, par une délibération en date du 9 février dernier, le Conseil
municipal de Boulogne-sur-Seine a appelé mon attention sur les inconvénients
auxquels seraient assujettis les habitants du quartier de Billancourt qui, pour
se rendre à la gare d'Auteuil, sont obligés de quitter à la station terminus de
l'église, le tramway de Boulogne à Billancourt et d'attendre pendant 20 à 25
minutes le passage du tramway du Rond-Point de Boulogne à Auteuil.
Pour remédier à cet état de choses, le Conseil municipal de votre Commune m'a
demandé de vouloir bien inviter la Compagnie générale des Omnibus :
1. à prolonger la ligne de Billancourt d'un côté jusqu'aux
Moulineaux et de l'autre, jusqu'à Auteuil ;
2. à apporter diverses améliorations dans son service d'exploitation.
Jai l'honneur de vous faire observer Monsieur le Maire, que le prolongement
jusqu'à Auteuil aurait pour résultat de presque doubler le parcours actuel de la
ligne et d'obliger par suite le Cie à augmenter le nombre des
voitures ; or cette aggravation de charges ne serait pas suffisamment justifiée
par l'importance de la circulation entre Billancourt et Boulogne.
En ce qui concerne le prolongement jusqu'aux Moulineaux, il a été reconnu que
l'opération pouvait être ajournée sans inconvénient jusqu'à l'époque de la
constitution définitive du nouveau réseau mis à l'enquête en 1882.
Le réseau comprend, en effet la bifurcation jusqu'aux Moulineaux de la ligne de
Clamart à Saint-Germain-des-Prés et il y aura intérêts à donner même terminus à
cette bifurcation et à la ligne de Billancourt.
Quant aux questions d'exploitation comme elles rentrent dans les attributions de
mon collègue, M. le Préfet de Police, j'ai cru devoir transmettre à ce dernier
une copie de la délibération, que vous m'aviez adressée, accompagnée d'un
rapport du service du Contrôle, en lui laissant le soin de vous faire connaître
le suite qu'il croira devoir réserver à cette partie du vœu émit par votre
conseil municipal.
Veuillez...
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Le 4bre 1884,
rapport de la Commission des tramways
Messieurs et chers collègues, chargé par vous d'étudier la question des
tramways, nous venons vous exposer, ce qui suit :
Avant de demander et de chercher à obtenir des modifications et des
améliorations sur les différentes liges de tramways qui parcourent votre
commune, il a semblé logique à votre commission d'essayer d'abord de faire
observer le cahier des charges signé pour la Compagnie et l'horaire fixé par le
Préfet de ??
Cet horaire date du juin est ainsi arrêté :
Ligne O
Tramways allant du Rond-Point de Boulogne à la gare
d'Auteuil ;
premier départ 6 h 50 du matin ;
dernier départ : 10 h du soir
Intervalles 20 minutes jusqu'à 9 h du matin, 15 minutes
de 9 h à 7 h 45 du soir et 30 minutes ensuite jusqu'à la fin du service.
Ligne R
Tramways allant de l'église de Boulogne au Rond-Point de
Billancourt.
premier départ 7 h du matin ;
dernier départ : 10 h du soir
Intervalles 30 minutes pendant toute la durée du service, ce qui donne l'indique le tableau annexé au rapport les totaux suivants :
Sur la ligne O : 56 départs par jour;
sur la ligne R : 31 départs par jour.
Actuellement sur la ligne O, les départs ont bien pour intervalles de 20 à 30
minutes et donnent au total 44 départs par jour au lieu de 56 fixés par
l'horaire du Préfet.
Cette différence constitue une diminution de plus de 1/5 du service, ce qui est
énorme surtout au point de vue de la correspondance avec le tramway de
Billancourt.
Sur la ligne R, le premier départ a lieu à 7 h 1/4 au lieu de 7 h et le dernier
à 8 h 45 au lieu de 10 h soit 3 départs de moins par jour ou une suppression de
1 h 1/2 de service.
Sur la ligne de Billancourt la Compagnie ne possède que deux voitures et comme
de l'aveu même de ses agents les roues des tramways exigent des réparations très
fréquentes, il s'en suit que, à chaque instant, le service est pour une petite
voiture dite de banlieue.
De ce fait les places de 2ème classe sont supprimées, car l'impériale
est inaccessibles aux dames, aux enfants et aux estropiés.
La Compagnie doit être mise en demeure d'avoir au moins une voiture de rechange
sur cette ligne.
Depuis le commencement de l'exploitation nous réclamons l'exécution des
engagements pris par la Compagnie.
Nos lettres du 8 et u 27 juillet 1882 au Préfet de Police, la délibération du
Conseil municipal du 3 février 1884, notre lettre en juin dernier au Préfet de
la Seine et la nouvelle délibération du Conseil le 15 août, tout cela est resté
sans résultat.
Le décret du 11 avril 1878 déclarant d'utilité publique, l'établissement des
deux lignes de tramways qui nous occupent confie au Préfet de Police la
surveillance de l'exploitation et depuis le 27 juillet 1882 ce fonctionnement
n'a pas jugé à propos de répondre à nos réclamations.
Bien mieux le 1er octobre dernier, la Cie a affiché dans
ses bureaux un nouvel horaire approuvé le 16 janvier 1884 par le Préfet de
Police, lequel consacre ainsi les irrégularités du service actuel.
Votre commission, Messieurs estime qu'un service de tramways reconnu nécessaire
en 1882, ne peut consciencieusement être amoindri en 1884, alors que la
population augment sans cesse.
M. le Préfet de Police porte ainsi atteinte aux principaux moyens de locomotion
de notre Commune, ce fonctionnaire chargé de faire respecter nos droits a
approuvé malgré nos réclamations remontant à plus de de deux ans, la violation
d'un arrêté pris par lui-même.
Il y a donc urgence à porter plainte au Ministre compétent et votre commission
vous engage à le faire sans plus tarder.
Année 1886
Archives municipales de Boulogne-Billancourt
Le 17 décembre 1886, prolongement jusqu'à Issy de la ligne de l'église de
Boulogne au pont de Billancourt. Lettre de l'Inspecteur général des Travaux de
Paris à M. le Conseiller.
M. le Conseiller, vous m'avez communiqué le 10 de ce mois une lettre par
laquelle M. le Maire de Boulogne vous signalait l'intérêt que présente pour la
localité la prompte réalisation du prolongement jusqu'au Rond-Point de
Billancourt sur le territoire d'Issy de la ligne de tramway que la Compagnie
générale des Omnibus exploite
actuellement entre l'église de Boulogne et le pont de Billancourt.
J'ai l'honneur de vous informer qu'une décision ministérielle du 6 avril dernier
ayant approuvé les dispositions du projet de détail, cette décision a été
notifiée le 20 du même mois à la Compagnie générale des Omnibus. Cette-ci vient d'ailleurs d'être invitée à
nouveau par le service du Contrôle à hâter l'exécution de ses travaux.
veuillez...
Année 1888
Archives municipales de Boulogne-Billancourt
Le 30 9bre 1888, le Conseil général écrit au Maire de Boulogne.
M. le Maire, je vous adresse ci-joint copie d'une lettre adressée à la Compagnie
générale des Omnibus par
M. l'Ingénieur en chef du Département, (prolongement de la ligne des tramways de
Boulogne-Billancourt), comme suite à la précédente lettre de la Compagnie
générale des Omnibus dont j'ai
envoyé copie.
Veuillez...
Archives municipales de Boulogne-Billancourt
Le 22 novembre 1888,
M. l'Ingénieur en chef du Département écrit à l'Administrateur délégué de la
Compagnie générale des Omnibus.
Monsieur, en réponse à votre lettre du 23 octobre dernier relative au terminus
de la ligne Boulogne-Billancourt, j'ai l'honneur de vous informer qu'en raison
des modifications apportées à l'état des lieux par la Compagnie de chemin de fer
de l'Ouest, il conviendrait de prolonger la voie actuelle sur une longueur de15
mètres environ.
Une entente s'est établie sur ce point entre mon service et le service vicinal
du Département. M. L'Agent voyer en chef fait seulement remarquer qu'il y a lieu
d'infléchir soit à droite, soit à gauche, ce prolongement en se rapprochant de
l'un des refuges qui servent de base aux colonnes du pont de chemin de fer de
manière à ne pas encombrer la rue des Lombards.
Je me range entièrement à son avis.
Veuillez...
Année 1890
Archives municipales de Boulogne-Billancourt
1. LA Compagnie générale des Omnibus s'engage à établir un tramway à vapeur sans fumée
allant du Ront-Point de la Reine à Auteuil faisant 4 départs à l'heure, aller et
retour les dimanches et jours de fête suivant les besoins du service, de plus
les trains dits de théâtre partant à minuit dix et minuit quarante de la gare
Saint-Lazare seront défavorisés tous le jours.
Pour indemniser en partie la Compagnie générale des Omnibus, des dépenses qu'occasionneraient la
transformation de la ligne et la construction de matériel, la Ville de Boulogne
lui versera en 4 annuités une somme de 70 000 fr non productive d'intérêts.
Le prix des places sera uniformément de 15c en ce qui concerne le
service des trains de minuit dix et minuit quarante pour lequel la Cie
aura la faculté de prendre 0,30 f par place.
Toutefois afin de faciliter les employés et ouvriers de Boulogne que leurs
occupations appellent journellement à Paris, ce prix ne sera que de 0,10c
le matin de 6 h à 7 h et les soirs de 7 h à 8 h du soir.
À partir de 8 h du soir la Cie aura la faculté en semaine de réduire
de moitié le nombre des départs.
La Cie s'engage à ne pas déplacer la tête de ligne du Rond-Point de
Boulogne.
De son côté, la Ville de Boulogne s'engage à exonérer la Cie pendant
la durée de l'exploitation de la ligne, du paiement de tous droits de
stationnement sur la voie publique.
Je vous serai reconnaissant M. le Directeur de vouloir bien me faire connaître
votre réponse au plus tôt possible.
Veuillez...
Archives municipales de Boulogne-Billancourt
Le 26 décembre 1890,
l'administrateur délégué de la Compagnie générale des Omnibus répond au Maire de Boulogne.
M. le Maire, j'ai l'honneur de vous accuser réception de votre lettre du 22
novembre dernier, sur laquelle nous sommes d'accord en principe.
Nous avons cependant quelques points de détail à préciser avant de transformer
notre entente en une convention définitive et régulière.
Ces points sont les suivants :
1. Type de machine.
Il doit être entendu que nous emploierons sur la ligne d'Auteuil―Boulogne,
les machines Rowan qui pendant l'Exposition ont fonctionné entre la gare et
le Palais du Trocadéro et qui actuellement sont employées entre la place
Pigalle et le Trocadéro ;
2. Espacement entre le départs.
Vous demandez que cet espacement soit de 15 minutes jusqu'à 8 h du soir et
de 30 minutes jusqu'à la fin du service
Nous disposons de 5 machines Rowan, dont voici l'emploi pratique
:
3 seront en service, la quatrième toujours allumée et en
pression pour parer aux accidents de l'une ou l'autre des trois premières,
la cinquième en réserve pour le nettoyage et la réparation de celles en
service.
C'est donc le chiffre de trois voitures qui servira de base à l'espacement
des départs. Si nous pouvons arriver à partir tous les quarts d'heure, vous
aurez satisfaction, dans le cas contraire, les départs auront lieu toutes le
20 minutes comme aujourd'hui.
3.Durée du service.
Les premiers départs auront lieu, savoir :
de Boulogne à 6 h 55 du matin
d'Auteuil à 7 h 30 du matin
Les derniers départs, sauf ce qui sera dit pour le service des théâtres, auront lieu, savoir :
de Boulogne à 11 h 5 du soir
d'Auteuil à11 h30 du soir ;
et le nombre de courses ne sera pas inféruer à 88, nombre actuel ;
4. Service des dits des théâtres.
Ce service sera fait avec une petite voiture tramway à 22 ou 24 places, sans
impériale, trainée par un seul cheval, desservant les deux trains qui partent de
Paris gare Saint-Lazare, l'un à minuit dix, et l'autre à minuit quarante, étant
expliqué que, pour le premier de ces train la voiture ne dépassera pas l'église de
Boulogne afin qu'elle puisse être de retour à Auteuil pour desservir le second
train.
Ce service aura lieu tous les jours sous la double condition toutefois que le
nombre de voyageurs par course ne soit pas inférieur à la moitié de la capacité
de la voiture et que cette voiture soit affranchie de toute redevance vis-à-vis
de la Ville de Paris.
Si le nombre de voyageurs par course n'atteignait pas la limite ci-dessus, le
service des théâtres pourrait être supprimé, à moins que la Commune de Boulogne
ne garantisse ce chiffre à la Compagnie générale des Omnibus.
5. Tarifs.
Il a été convenu que le prix des places, serait uniforme et fixé à 15 centimes,
sauf de 7 à 8 h le matin et le soir où il serait réduit à 10 centimes et sauf
encore pour le service dit des théâtres pour lequel le tarif serait de 30
centimes sans distinction de places.
Les délégués de la Commune de Boulogne, MM. M. et P, ont insisté auprès de nous
pour que nous renoncions au tarif uniforme de 15 centimes que vous aviez accepté
par votre lettre précitée du 22 novembre, ce qui aurait pour conséquence de
réduire de 15 000 fr. la recette annuelle des 300 000 voyageurs qui montent en
seconde classe au tarif de 10 centimes.
Quelque onéreuse que soit cette demande, nous l'avons acceptée dans l'intérêt
des voyageurs de cette catégorie mais il va de soi qu'il ne saurait plus être
question de réduire à 10 centimes le tarif de 7 à 8 h le matin et le soir. Bien
entendu, il n'est rien changé au tarif de 0,f30 pour le service des théâtres.
6. Exonération des droits de stationnement sur la voie publique et autres droits
de consommation.
La Commune de Boulogne renoncera à percevoir tous droits de
stationnement de nos
voitures sur la voie publique, à tous droits sur les matériaux de la voie à
construire comme le combustibles, graisse, etc. nécessaires aux machines, à leur
entretien et réparations.
7. la correspondance avec le tramway de l'église de Boulogne aux Moulineaux sera
maintenu dans les conditions actuelles.
8. La Compagnie générale des Omnibus s'engage à ne pas déplacer la tête de ligne du Rond-Point de Boulogne,
à moins que l'Autorité supérieure n'en décide autrement.
Telles sont M. le Maire les observations que nous avions à présenter.
J'oubliais de dire que nous sommes d'accord sur le paiement à forfait des 70 000
f, à charge de la commune de Boulogne, en quatre anuités égales de 17 300f
chacune, dont la première serait effectuée dans nos caisses le jour de la mise en serivce des machines Rowan.
Si, comme je le pense, tous ces points sont élucidés à votre satisfaction, nous
aurons à voir s'il n'est pas indispensable d'en faire l'objet d'une convention authentique sous une forme à concevoir.
Veuillez...
Année 1891
Archives municipales de Boulogne-Billancourt
Le 4 janvier 1891,
le Maire de Boulogne écrit à un collègue.
Cher collègue, M. C. me fait parvenir une lettre pour être communiquée à la
Commission je suis persuadé que lorsque vous vous aurez examiné la réponse de la
Compagnie générale des Omnibus, vous comprendrez qu'elle ne vise que ses intérêts, sa réponse à la première
question, je la crois acceptable pour les heures suivant les saisons.
2ème réponse, elle ne vous accorde rien départ de 15 minutes en 15min
le jour où elle voudra faire ses départs moins précipités par la direction, il
lui est facile de se faire donner un ordre en sa faveur, nous demander une
subvention et ne rien garantir.
Pas même le retours des théâtres et se réserver si la ville faisait payer le
droit de stationnement pour la voiture, la Compagnie n'entrerait plus dans Paris
les voyageurs seraient forcer d'aller prendre leur place en dehors près des
fortifications.
Nous ne devons pas les décharger des droits d'octroi. Comme tout doit marcher à
la vapeur, plus de recette sur l'avoine.
L'avis de M. M. l'ingénieur des Ponts et Chaussées auquel j'ai parlé des travaux
qui doivent se faire sur la route de Versailles que la Compagnie doit verser 40
000 francs par kilomètres, je lui disais que la même Compagnie nous demandait
une subvention de 70 000 f. pour la transformation de la voie sur la route
départementale n°11 pour marcher à traction mécanique, sa réponse a été je ne
crois pas que l'ingénieur en chef vous laisserait faire, ce sont les compagnies
qui paient pour ce travail.
Je n'ai pas oublié la réponse de M. Marsillon1
qui nous a dit qu'il y a 20 ans que la Compagnie demande à marcher à la traction
mécanique, aujourd'hui c'est l'administration qui nous force, nous ne pouvons
pas refuser mais le peu de temps de notre concession restant à courir nous fait
regarder à la dépense
Je crois comme conclusion il y a lieu d'attendre les décisions.
Je prie M. le Secrétaire de me communiquer le résultat de la Commission,
faites-moi passer du papier à lettre le résulta des entrepreneurs.
Agréez...
Archives municipales de Boulogne-Billancourt
Le 22 janvier 1891,
l'Administrateur délégué de la Compagnie générale des Omnibus écrit au Maire de Boulogne.
M. le Maire, j'a l'honneur de vous confirmer notre lettre du 26 décembre
dernier, à laquelle n'a encore été fait aucune réponse.
Il est cependant indispensable, si la traction mécanique doit être appliquée dès
l'été prochain à la ligne d'Auteuil―Boulogne que nous soyons fixés sur vos
intentions définitives.
L'accord établi entre nous, il restera à établir certaines formalités et à
transformer les voies, ce qui prendra un temps assez long.
Je ne puis donc que vous priez de répondre à notre lettre précitée du 26
décembre 1890.
Veuillez...
Archives municipales de Boulogne-Billancourt
Le 24 janvier 1891,
l'Administrateur délégué de la Compagnie générale des Omnibus écrit au Maire de Boulogne.
M. le Maire, dans l'après-midi d'hier nous avons reçu la visite de MM. M. et P.
au sujet de la lettre que nous avons l'honneur de vous écrire le 26 décembre
dernier, lettre qui, paraît-il, a soulevé des objections au sein du Conseil
municipal de Boulogne.
Les observations de vos collègues ont porté sur quatre points que nous allons
reproduire successivement :
1. Premier départ du matin de Boulogne.
Vous aviez demandé que ce départ eut lieu à 6 h, sans faire de distinction
entre l'été et l'hiver.
Il est certain que, dans la saison d'hiver, un départ à 6 h du matin serait
absolument inutile.
Nous y consentirons pour la saison d'été, avec un second départ à 6 h 24 ou
6 h 30. Le troisième départ qui deviendrait le premier en hiver, aurait lieu
à 6 h 55, comme l'indique notre lettre du 26 décembre ;
2. Espacement entre les départs.
Vous demandez qu'il doit de 15 minutes jusqu'à 8 du soir et de 30 minutes
jusqu'à la fin de la journée.
Nous n'avons pas repoussé cette demande, nous avons expliqué l'emploi des
cinq machine Rowan à affecter à la ligne d'Auteuil―Boulogne.
Ce nombre ne peut pas être augmenté ; il permet d'en avoir trois en service
permanent et si l'Autorité supérieure, de qui nous dépendons, nous autorise,
comme c'est très probable, à effectuer la course en 15 minutes, les départs
auront lieu tous les quarts d'heure. Mais si l'Autorité supérieure
augmentait la durée du trajet, l'espacement entre les départs serait
augmenté à son tour. C'est inéluctable, et nous devions, quelque
invraisemblable que ce soit, nous prémunir contre cette éventualité.
J'ajoute que, comme à Paris, les départs seraient légèrement plus espacés au
moment des deux repas de la journée.
J'ajoute encore, ce qui a été omis dans notre lettre du 26 décembre qu'aux
jours et heures d'affluence des voyageurs, même une troisième sera ajoutée,
si la force des machines le permet, à la première voiture automobile du
système Rowan.
3. Service des théâtres.
On nous fait deux objections :
A. 10 le conseil municipal, qui est convaincu que ce
service sera abondamment pourvu de voyageurs, repousse cependant, ce qui
n'est plus en harmonie avec son affirmation, la garantie que nous lui
avons demandée et qui se traduit par une garantie de recette de 6f,60
si la voiture contient 22 places et 7f, 20 sir la voiture
contient 24 places. Cela revient à dire que sur 100 places offertes
(aller et retour ou 4 courses), nous demandions à la Commune de nous
garantir que 25 que ces places seraient occupées au prix de 0f,30 l'une.
Ce n'était pas se montrer exigeant car, dans ces conditions, le service
serait onéreux pour la Compagnie générale des Omnibus.
Quoiqu'il en soit, nous transformons notre demande. Aucune garantie ne
nous sera donnée par la Commune de Boulogne, mais si au bout d'une
année, le nombre moyen des places occupés à raison de 0f,30
n'est pas égal au moins au quart des places offertes, le service des
théâtres sera supprimé.
Bien entendu, si le nombre de voyageurs de cette catégorie était tel que
la voiture à 22 ou 24 places fut journellement insuffisante, nous lui en
substituerions une autre de plus grande capacité.
B. La seconde observation porte sur la redevance,
vis-à-vis de la Ville de Paris, de la voiture à affecter au service des
théâtres.
Il est possible que cette redevance soit exigée parce que la voiture
portera un numéro spécial. Elle serait de 4f,20 par jour et
absorberait à elle seule la recette de 14 voyageurs. Si on y ajoute 1f
pour les (suite non retrouvée).
Archives municipales de Boulogne-Billancourt
Le 25 février 1891,
l'Administrateur délégué de la Compagnie générale des Omnibus répond au Maire de Boulogne.
Voici notre réponse à votre lettre du 7 de ce mois, dans l'ordre même des points
qui nous sont signalés comme restant à résoudre.
1. Premier départ du main de Boulogne en hiver à 6 h 30 au
lieu de 6 h 55 : accepté.
2. de 6h 55 du matin à 8 h du soir, l'espacement des
départs, à l'aller et au retour, sera de 15 minutes, sauf au moment des
repas où il pourra être de 30 minutes : accepté.
J'ajoute que pour vous donner satisfaction sur ce point, nous sommes obligés
d'acheter une sixième voiture automobile du système Rowan.
3. Il n'est pas possible comme vous le demandez, de réserver
des places pour le bureau installé près de l'église ; l'Administration elle
même ne l'accepterait pas. Mais les dimanches et jours de fête, lorsqu'il y
aura affluence, nous mettrons une seconde voiture à la voiture automobile
venant de Boulogne.
Vous aurez ainsi pleine satisfaction.
4. Le service des théâtres
Nous maintenons la durée d'un an pour l'essai de ce service par la raison
très simple que embrassant les quatre saisons, l'essai sera concluant.
En ce qui concerne la redevance éventuelle de la voiture spéciale à affecter
à ce service, dont vous ne voulez pas courir les risques, pas plus que nous
ne le voulons nous-mêmes, nous offrons de prendre la moitié de cette
redevance, l'autre moitié restant à votre charge. C'est permettez-moi de la
dire, le moyen de rendre effectif et efficace le concours que vous nous
offrez pour que la Compagnie soit exemptée de la dite redevance.
5. Tarifs actuels, pendant le jour, maintenus au lieu d'être
augmentés, mais exonération des droits énoncés dans ce paragraphe de votre
lettre : accepté.
6. Mise à la disposition de l'Administration municipale d'un certain nombre de franchises pour les employés de l'octroi dans l'exercice de leurs fonctions : accepté, sauf à nous entendre sur le nombre mensuel de ces franchises.
Vous voyez M. le Maire que la Compagnie n'est pas rebelle à vos
demandes.
J'ajoute que nous vous demandons une prompte réponse pour arriver à rédiger et
signer le contrat définitif à courte échéance.
La Compagnie aura, en effet, à prendre ensuite les mesures suivantes :
A commander et recevoir une voiture automobile supplémentaire ;
B Mettre en réparation les cinq voitures affectées actuellement au service de la place Pigalle au Trocadéro, ce qui entraîne la suppression de ce service ;
C. construire les voies nouvelles.
Il faut donc que le Conseil municipal prenne une décision sans
tarder, car il faut troisvmois pour réaliser ce programme.
Veuillez..
Archives municipales de Boulogne-Billancourt
Le 21 mars 1891,
M. le Maire écrit l'Administrateur délégué de la Compagnie générale des Omnibus.
M. Le Directeur, j'ai l'honneur de vous adresser copie d'une délibération du 2
mars courant par laquelle le Conseil municipal accepte les conventions
intervenues entre votre Compagnie et mon administration pour la substitution
d'un tramway à vapeur au tramway traction de chevaux sur la ligne du Rond-Point
à Auteuil.
Je vous serai obligé, M. le Directeur de vouloir bien prendre les dispositions
nécessaires pour que la substitution dont il s'agit ait lieu le plus promptement
possible.
Veuillez...
Archives municipales de Boulogne-Billancourt
Le 25 mars 1891,
l'Administrateur délégué de la Compagnie générale des Omnibus répond au Maire de Boulogne.
M. le Maire, en réponse à votre communication du 21 de ce mois, j'ai l'honneur
de vous informer que nous sommes d'accord sur les conditions auxquelles la
traction mécanique, par les machines Rowan sera substituée à la traction animale
sur la ligne d'Auteuil à Boulogne.
Il nous reste à donner à cet accord une forme régulière et définitive, ainsi que
le prévoit la délibération du Conseil municipal du 2 de ce mois.
Veuillez nous faire savoir comment vous entendez procéder à cet égard. Est-ce
vous ou nous qui devons préparer la convention ?
En tout cas, il n'y a pas de temps à perdre si nous voulons marcher avant la fin
de l'été.
Veuillez...
Archives municipales de Boulogne-Billancourt
Le 9 avril 1891,
l 'Administrateur délégué de la Compagnie générale des Omnibus écrit au Maire de Boulogne.
M. le Maire, conformément à votre demande du 30 mars dernier, nous avons préparé
la Convention à intervenir entre le Ville de Boulogne et notre Compagnie.
Comment désirez-vous que nous procédions ? Faut-il vous envoyer au préalable le
texte de cette convention ou devons-nous vous attendre ici pour l'examiner et la
signer ?
Autre question : La délibération du 2 mars, du Conseil municipal de Boulogne ne
doit-elle pas être approuvée par le Préfet de la Seine ?
Dans l'affirmative il faudrait se hâter d'obtenir cette approbation pour ne pas
perdre de temps en formalités administratives.
Veuillez...
Archives municipales de Boulogne-Billancourt
Le 21 avril 1891,
l 'Administrateur délégué de la Compagnie générale des Omnibus écrit au Maire de Boulogne.
M. le Maire, en réponse à votre lettre datée du 18 et arrivée seulement hier,
j'ai l'honneur de vous envoyer ci-joint copie du traité à entretenir entre la
Ville de Boulogne et la Compagnie générale des Omnibus.
Veuillez l'examiner et nous faire savoir si vous l'acceptez dans son entier ou
s'il donne lieu à des observations.
Permettez-moi, M. le Maire de vous faire remarquer que nous perdons un temps
précieux
La délibération du Conseil municipal qui est du 2 mars ne nous a été transmise
que le 30, avec invitation de préparer la convention qu'elle vise. Cette
Convention vous a été énoncée le 9 avril et nous voici au 21 sans avoir fait un
pas utile. Il est manifeste que si nous continuons les mêmes errements, la
réalisation du programme convenu sera compromise cette année, du moins pour la
période d'été.
Je vous prie donc, M. le Maire de vouloir bien hâter l'examen de la convention
ci-jointe afin qu'elle soit soumise à l'approbation de l'Autorité supérieure
avant la fin du mois courant.
Veuillez...
Archives municipales de Boulogne-Billancourt
Le 27 avril 1891,
brouillon de réponse du Maire de Boulogne au Directeur de la Compagnie générale
des Omnibus.
M. le Directeur, j'ai l'honneur de vous retourner, revêtue de mon approbation la
convention intervenue entre votre Compagnie et la Ville de Boulogne relativement
à la nouvelle exploitation de la ligne de tramways du Rond-Point à Auteuil.
L'approbation préfectorale ne me paraît pas nécessaire pour la Ville qu'en ce
qui concerne le vote de la subvention.
La première annuité de 17 500 francs sera exécutée le mois prochain au budget
supplémentaire de 1891 et je fais dès maintenant les démarches nécessaires pour
hâter l'approbation préfectorale.
Quant à vous, M. le Directeur je vous serai obligé d'activer les formalités que
vous avez à accomplir afin que la nouvelle convention puisse entrer dans la
période d'exécution le plus promptement possible.
Je n'ai apporté d'autre changement à votre rédaction que celle que j'ai indiqué
au moyen du 5 2 de l'article 3 relatif à l'heure du dernier départ d'Auteuil
qu'il est indispensable de maintenir à 11 heures 30 afin de permettre la
correspondance du tramway avec le train suivant de la gare Saint-Lazare à la
même heure.
Veuillez...
Archives municipales de Boulogne-Billancourt
Le 21 avril 1891, entre les soussignés :
1. M. L., agissant au nom de la Ville de Boulogne-sur-Seine
et comme spécialement autorisé, à l'effet des présentes, par une
délibération du Conseil municipal, en date du deux mars mil huit cent quatre
vingt onze, dont une copie certifiée conforme est demeurée ci-annexée, d'une
part
et ;
2. La Compagnie générale des Omnibus, société anonyme dont le siège est à Paris rue Saint-Honoré, 155 représentées par MM. T. Chevalier de la Légion d'honneur et L. M. Chevalier de la Légion d'honneur, le premier Président, le second, Vice-Président du Conseil d'Administration de la dite société, spécialement autorisés à l'effet des présentes par une délibération dudit Conseil d'Administration, en date du vingt cinq mars mil huit cent quatre vingt onze, dont une copie certifiée conforme est également ci-annexée, d'autre part.
A été exposé ce qui suit :
La ligne de tramway d'Auteuil à Boulogne est actuellement exploitée par trois
voitures à tractions de chevaux qu'effectuent journellement quatre vingt huit
courses et dont les départs les plus rapprochés ont lieu de vingt en vingt cinq
minutes.
La Ville de Boulogne demande à la Compagnie générale des Omnibus d'apporter à ce services des modifications
et additions ayant pour but, tout d'abord de substituer la tractions mécanique à
la traction animale puis en ce qui concerne les départs, d'avancer les premiers
du matins, de multiplier ceux de la journée afin de réduire à quinze minutes les
espacements actuels qui sont de vingt minutes ; en troisième lieu, d'augmenter
le nombre de places offertes, les dimanches et jours de fête, aux heures
d'affluence des voyageurs ; enfin de desservir les deux derniers trains du
chemin de fer, dits trains de théâtres, qui partent de la gare Saint-Lazare,
l'un à minuit quarante minutes.
La Compagnie générale des Omnibus a fait observer que la réalisation de ce programme aurait pour effet de
nécessiter deux sortes de dépenses, l'une de premier établissement résultant de
la transformation radicale de la voie destinée à recevoir les machines Rowan3
qu'elle possède et dont le nombre devra être augmenté ; l'autre d'exploitation
permanente résultant de la multiplicité des départs, de l'addition des voitures
supplémentaires et de la création d'un service des théâtres ; que dans ces
conditions le Compagnie générale des Omnibus, si elle consentait à aggraver la seconde catégorie de ces
dépenses, sans être assurée d'en trouver la compensation dans une amélioration
des recettes, ce ne pouvait être qu'à la condition absolue de faire supporter la
Ville de Boulogne une partie des dépenses de la première catégorie, quels que
fussent d'ailleurs les résultats de la nouvelle exploitation, étant en outre
entendu que la Compagnie générale des Omnibus emploierait à la traction les machines Rowan qui ont
fonctionné pendant l'Exposition, entre la station du Trocadéro et le Palais du
même nom, et, tout récemment entre la place Pigalle et ce même palais.
Les parties contractantes s'étant mises d'accord sur ces principes comme sur le
montant à forfait de la somme que la Ville de Boulogne aurait à payer à la
Compagnie générale des Omnibus,
ont arrêté la conventions suivante :
Article 1er.
La voie actuelle du tramway d'Auteuil au Rond-Point4
de Boulogne sera transformée en voie du système Marsillon5,
posée sur terrain naturel, avec couche de sable et traverses en chêne. Les
modifications de tracé, tant en cours de route qu'aux deux terminus seront
arrêtés par la Compagnie générale des Omnibus d'accord avec l'autorité supérieure.
Article 2.
La traction par chevaux sera, si l'Administration le consent remplacée par la
traction à vapeur, au moyen de machines automobiles Rowan qui ont fonctionné
comme il est dit dans le préambule ci-dessus.
Le nombre de ces machines sera de six, dont trois constamment affectées au
service et marchant à une vitesse telle que les départs les plus rapprochés
puissent avoir lieu de quinze en quinze minutes, dans chaque sens.
Une quatrième constamment en feu pour le cas échéant, remplacer l'une ou l'autre
des trois premières et, enfin deux de relai pour servir au remplacement de
celles en marche ou allumées qui entreront en réparations.
Ces machines devront pouvoir remorquer au moins une voiture ordinaire.
Article 3.
Les premiers départs du matin auront lieu, savoir :
- de Boulogne à 6 h l'été, 6 h 12 l'hiver ;
- d'Auteuil 6 h 30 l'été, 7 h l'hiver.
Les derniers départs du soir, en dehors du service des théâtres, auront lieu,
hiver comme été à 11 h de Boulogne et à 11 h 30 d'Auteuil.
Le nombre de départs, dans chaque sens, qui est actuellement de quarante quatre,
sera augment de vingt cinq pour cent au minimum et porté à quarante cinq,
conformément au tableau ci-annexé.
Pendant la période d'été, le nombre de départs dans chaque sens sera de
cinquante six.
Article 4.
Les dimanches et jours de fête, aux heures d'affluence, une seconde voiture sera
gardée au bureau de l'église pour être attelée à la voiture automobile à
destination d'Auteuil.
Article 5.
Le prix des places, sauf pour le services des théâtres restera le même que celui
actuellement en vigueur, c'est-à-dire de dix centimes sur l'impériale et de
quinze centimes à l'intérieur.
Article 6.
La Compagnie générale des Omnibus s'engage à desservir tous les jours, pendant un an sans garantie de la
part de la Ville de Boulogne, mais par une voiture à vingt deux ou vingt quatre
places, à traction de chevaux, les deux derniers trains dits de théâtre, partant
de la gare Saint-Lazare.
La voiture desservant le premier de ces trains à Auteuil arrêtera sa course à
l'église de Boulogne afin d'être de retour à son point de départ pour
correspondre au second de ces mêmes trains.
Le prix des places, par personne, est uniformément fixé à trente centimes par
course.
Dans le cas où, après une année d'exploitation du service des théâtres, il
serait démontré que la moyenne des voyageurs, tant à l'allée qu'au retour
n'atteint pas le chiffre de vingt quatre, la Compagnie générale des Omnibus serait autorisée à supprimer ce
service, à moins que la Ville de Boulogne ne lui garantisse la recette de ce
chiffre minimum.
Par contre, s'il était démontré que le nombre de voyageurs est tel que la
voiture à 22 ou 24 places est insuffisante, la Compagnie générale des Omnibus lui en substituerait une
autre de plus grande contenance.
En ce qui concerne la redevance à payer éventuellement à la Ville de Paris pour
le stationnement sur son territoire de la voiture des théâtre, le montant en
serait supporté moitié par la Ville de Boulogne et moitié par la Compagnie
générale des Omnibus, étant
entendu que les parties uniront leurs efforts pour obtenir l'affranchissement de
cette taxe, d'ailleurs sans précédent, et qui n'est ici prévue que pour en fixer
la répartition, le cas échéant.
Article 7.
La Compagnie générale des Omnibus mettra à la disposition de l'administration municipale de Boulogne un
certain nombre de franchises pour les employés d'octroi dans l'exercice de leurs
fonctions.
Ces franchises ne seront point admises dans la voiture des théâtres.
Article 8.
La Compagnie générale des Omnibus, à moins qu'elle n'y soit contrainte par l'autorité supérieure, s'engage
à ne pas déplacer, pendant la durée de sa concession, le point de départ de
Boulogne.
Article 9.
La Compagnie générale des Omnibus, s'engage en outre à opérer la traction mécanique sur les voies nouvelles
dans les trois mois qui suivront l'approbation définitive de la présente
convention, comme il est dit plus loin, article 11.
Article 10.
En compensation des sacrifices que s'impose la Compagnie générale des Omnibus et des avantages qu'en tirera
la Ville de Boulogne, il est expressément stipulé :
1. que la Ville de Boulogne donnera à la Compagnie générale des Omnibus une subvention de soixante dix
mille francs payable sans intérêts, en quatre annuités égales de dix sept mille
cinq cents francs chacune, dont la première sera versée le jour de la mise en
vigueur de la présente convention, et les autre successivement à une année de
distances ;
2. que la Compagnie générale des Omnibus sera affranchie pendant toute la durée de sa concession, du
paiement de tous droits de stationnement de voitures et de bureaux, d'octroi sur
les matériaux devant servir à la reconstruction de la ligne et à son entretien,
aussi bien que sur les combustibles, graisses, etc. nécessaires aux machines et
à leur entretien, étant expressément entendu que cette faveur sera exclusivement
applicable à la ligne de Boulogne à Auteuil.
Article 11.
La présente convention ne deviendra définitive, savoir ;
En ce qui concerne la Ville de Boulogne qu'après l'approbation de l'autorité
supérieure, si elle est reconnue nécessaire ; et en ce qui concerne la Compagnie
générale des Omnibus
qu'après l'autorisation d'employer les machines Rowan sur la ligne d'Auteuil à
Boulogne.
Article 12.
La Ville de Boulogne supportera les droits d'enregistrement et autres frais de
quelque nature qu'ils soient, auxquels la réalisation de la présente convention
pourra donner lieu.
Fait double à Boulogne-sur-Seine le vingt cinq avril mil huit cent quatre vingt
onze.
Vu et approuvé et conforme à l'arrêté préfectoral en date du 11 juin 1891.
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