Mémoire de la ligne
Ligne Auteuil—Boulogne—Les Moulineaux - 1/
Marc André Dubout

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L'ensemble de cette consultation des archives de
Boulogne-Billancourt dossier 3O16, bordereau " Tramways Compagnie
général des Omnibus - Traction mécanique - Tramways de Boulogne -
Ligne Auteuil―Boulogne―Les-Moulineaux " s'étend globalement de 1891
à 1903.
Dans les Archives de Boulogne Billancourt, le premier document
relatif à la ligne Ligne Auteuil—Boulogne—Les-Moulineaux remonte à
l'année 1875, le 2 juin. Il s'agit d'une lettre que le Maire de
Boulogne-sur-Seine1
adresse à M. le Préfet de la Seine dans laquelle il attire
l'attention du fonctionnaire sur le fait que la Ville de Boulogne
qui possède une population d'environ 20 000 âmes n'est desservie que
par une ligne de voitures allant de Saint-Cloud au Louvre avec deux
départs par heure et que cette situation de transport est trop
largement insuffisante.
avec cahier des charges type et rétrocession à Monsieur Fournier ou à défaut à tout autres. En même temps,
Après discussions, délibérations, renoncements, etc., ce sont les deux lignes primitivement proposées qui seront construites. Cependant en 1877, Le Préfet de la Seine fait remarquer que
la concession de
lignes de tramways, au profit d'une commune du département, met un
obstacle à la formation d'un réseau général donnant satisfaction à
tous les intérêts du Département5. Alors que le Maire de Boulogne presse à commencer les travaux, l'ingénieur des Travaux du Département lui rappelle que ceux-ci ne peuvent commencer avant le résultat de l'enquête d'UP.
Le 27 août 1878, l'inauguration de la ligne de tramway de Boulogne à
Auteuil est un évènement heureux dont la localité est fière. Dès le printemps de l'année 1880 les premières critiques
sur les retards apportés par la Compagnie générale des Omnibus6
dans l'exécution de la seconde ligne de tramways Église de
Boulogne―Pont de Billancourt. À partir de 1882 apparaissent les critiques de l'exploitation des deux lignes essentiellement au sujet des horaires et seront pratiquement ininterrompues. Des échanges incessants de courrier entre le Maire de Boulogne-sur-Seine et le directeur de la Compagnie générale des Omnibus font l'objet de réclamations, parfois le Préfet ou le Conseiller général sont sollicité en renfort. Un autre objet de ces réclamations est l'installation de
l'éclairage des rues dans lesquelles circule le tramway. Éclairage
au gaz par la Compagnie du Gaz ou à l'électricité en utilisant
les poteaux supportant le fil trolley ? En 1883, les réclamations envers la CGO portent sur les horaires,
sur la demande de départs plus tôt le matin, sur la fréquence,
quatre départs par heures. Ces réclamations portent également sur le
transbordement à l'église de Boulogne des voyageurs venant de
Billancourt et se rendant à la gare d'Auteuil et sur le prolongement
de la
ligne jusqu'aux Moulineaux-gare. En 1884, des démarches sont faites auprès de la Commission municipale des tramways à l'effet d'obtenir que le tramway de Boulogne soit prolongé jusqu'à la Muette. En fin d'année 1884, un examen précis du cahier des charges
appliqué aux lignes O
Rond-Point de Boulogne à la gare d'Auteuil et R église de Boulogne
au Rond-Point de Billancourt est entrepris. La Ville de Boulogne-sur-Seine depuis le commencement de l'exploitation réclame l'exécution des
engagements pris par la Compagnie. En décembre 1886, le prolongement jusqu'à Issy de la ligne de l'église de Boulogne au pont de Billancourt est effectif.En décembre 1890, une nouvelle convention entre la Ville et la CGO se trame pour entériner les points de détail évoqués verbalement au cours de diverses réunions mais jamais mis à effet. Types de machine, espacement entre les départs, durée du service, derniers départs pour les trains de théâtres, tarifs, exonération des droits de stationnement sur la voie publique, etc. En 1891, M. Marsillon7 Directeur de la Compagnie demande à fonctionner à la traction mécanique or aujourd'hui, pour la Ville, c'est l'administration qui nous force, nous ne pouvons pas refuser mais le peu de temps de notre concession restant à courir nous fait regarder à la dépense. Le 21 avril 1891,
une convention est signée entre la Ville de Boulogne-sur-Seine et La
Compagnie générale des Omnibus, société anonyme dont le siège est à
Paris rue Saint-Honoré, 155 représentées par MM. T. Chevalier de la
Légion d'honneur et L. M. Chevalier de la Légion d'honneur. La 11 juin le convention passée entre
entre le Maire de Boulogne et la Compagnie générale des Omnibus
est arrêtée pour la
substitution de la traction mécanique à la traction par chevaux. Dès janvier 1892, des voyageurs sont laissés sur le trottoir à
l'église de Boulogne par manque de places dans les voitures or le
cahier des charges oblige la Compagnie à
tenir une voiture prête à être attelée en cas de besoin. C'est à
cette époque que le besoin d'un abri commence à se faire sentir,
deux ans plus tard ce projet n'a toujours pas évolué. Notons au passage que dans les documents, le Rond-Point de
Boulogne change de nom et devient le Rond-Point de la Reine. Dans
une délibération de mars 1892, le Conseil municipal demande à la CGO
de réinvestir son ancien emplacement qu'elle n'aurait jamais dû
quitter. 1893 est l'année où l'exploitation de la ligne Versailles―Louvre adopte la traction mécanique. C'est aussi l'année du déplacement des relais10 boulevard de Strasbourg, devant le dépôt. Les voyageurs se plaignaient de perdre leur temps en s'arrêtant devant le dépôt pour relayer. 1894, le besoin d'un abri au terminus d'Auteuil revient dans les vœux du Conseil municipal. 1895, un réajustement de la convention intervient pour entériner
les nouvelles modifications, améliorations (horaire, fréquence,
arrêts, changement de traction, etc.). Ainsi passent les années avec toujours les mêmes problèmes. En 1898, la CGO pense à remplacer les automotrices à vapeur Rowan
par des automotrices Mekarski9
à air comprimé. En 1900 revient la question de l'abri à la station d'Auteuil qui
n'a jamais reçu de suite depuis 1895, sans doute à cause d'une
perception abusive réclamée par l'administration (40 francs par
mètre).
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Notes
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Sources :
Sites :
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