Baguenaude

Valmondois—Marines

Marc André Dubout

Sommaire

 

Valmondois—Marines au gré des lectures

 

La ligne de Valmondois à Marines est une ancienne ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique d'une longueur de 22 km. Elle reliait les communes de Valmondois et de Marines, dans le Département du Val-d'Oise (ex. Seine-&-Oise) en traversant la plaine du Vexin.

Créée dans le cadre du plan Freycinet1 de 1880, la ligne fut tracée avec pour objectif de désenclaver l'arrière pays agricole vexinois, en le reliant aux principaux axes ferroviaires de communications.

 

 

Valmondois—Marines au fil des cartes postales

Quand on arrive à Valmondois, on vient de la Gare du Nord (Paris) ou de la gare de Pontoise (Val d'Oise, ex Seine-&-Oise) par l'ancienne Compagnie du Nord.
Le terminus de ces lignes de banlieue est Persan-Baumont, sinon les voies continuent en direction de Creil et le Nord.


La gare vue en direction de Paris et/ou Pontoise. La bifurcation est au fond, à la sortie de la gare.


La gare avant et aujourd'hui. La nouvelle gare a perdu ses volets et la marquise a été modernisée.


La gare de Valmondois à la " Belle Époque ". Les voyageurs sur le quai de gauche se dirigent vers Persan-Beaumont. Ceux qui stationnent sur le quai de droite se dirigent selon l'heure, soit en direction de Paris soit en direction de Pontoise.
Vue en direction de Persan-Beaumont.


La gare de Valmondois est aussi un terminus de la gare du Nord et les voies de garage sont maintenant utilisées pour recevoir des rames de deux éléments. Elles ont remplacé celles de la gare de marchandises.


Entre Pontoise et Persan-Beaumont il y a un trafic marchandises soutenu.


À la sortie de la gare, l'hôtel-restaurant de la gare se trouve sur l'avenue de la gare (route de Parmain) à côté du Passage à niveau.


L'avenue de la gare prise depuis le PN.


Un poste électrique ferroviairement décoré.


Côté chemin de fer local, c'est la voie métrique qui prend le relai  de la voie normale pour parcourir les 21 kilomètres jusqu'à Marines avec pas moins de 9 ou 10 trains quotidiens ce qui est une belle exploitation pour un chemin de fer d'intérêt local.
Un train en direction de Marines quitte la gare de Valmondois (SE). Le BV a été démoli. Noter devant l'aile du BV la remorque à un essieu qui pouvait être accrochée au dernier véhicule en cas d'affluence.


 Sur la gauche de cette carte postale, on voit le BV de la Compagnie SE, disparu. À la sortie de la gare le train suivait la rue Violaine en courbe.


Un train mixte (voyageurs-marchandises) venant de Marines entre en gare de Valmondois (SE). Le BV est hors photo sur la droite.
En général les wagons de marchandises étaaient accrochés en fin de convoi, ce qui engendrait par fois des manœuvres et par conséséquent des retards.


 Un train mixte (voyageurs-marchandises) entre en gare de Valmondois. Le véhicule de queue est dépourvu de fanal.


Un carte postale de l'époque du MTVS qui exploitait quelques centaines de mètres depuis la gare de Valmondois jusque avant le pont de la route de Parmain.


Ex. PN de la rue de Parmain.


Le pont de la rue de Parmain entre la gare de Valmondois et la halte du Bois-Thibault.


PN du Bois-Thibaut. Y avait-il une halte à cet endroit ?


La ligne continue en sous-bois.


Elle passe devant la villa d'Honoré Daumier1 (1808-1879).


Copie du buste d'Honoré Daumier par Geoffroy-Dechaume. L'original est érigé sur la place de la Mairie.


Le PN et halte du Carrouge vu en direction de Marines.


L'ancien abri agrandi transformé en cabane.


Le même PN vu de la route en direction de Parmain.


Toujours en sous-bois.


La ligne rejoint ensuite la route de Nesles-la-Vallée (Grande Rue) au niveau de la rue du Pont-Pollet.

On arrive à La Naze.


La plate-forme de l'ancienne ligne a été baptisée, à cet endroit, Allée Maurice de Vlaminck (1876-1958).

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Le train en direction de Valmondois vient de franchir le PN de la rue Dorée.


Construction de la maison ou réfection de la toiture, d'après l'oblitération, nous sommes en 1908. Aujourd'hui ce quartier est construit de part et d'autre de l'ancienne voie ferrée. 


Cette belle maison existe toujours, construite en meulière comme beaucoup d'autres à cette époque.


La maisonnette de garde-barrières a été agrandie.


Elle servait aussi de gare, même si on ne distingue pas vraiment de quai. 


Rue Léon Bernard, anciennement rue de Parmain. 


Le passage à niveau. Vue en direction du Sausseron (le chemin du lavoir) que la ligne suit depuis Valmondois. 
On reconnait le portail de la belle maison.


Rue Léon Bernard, vue vers le CD151 (Nesles-la-Vallée). 


La voie est en remblai.

 


Cette maison, construite à proximité de la halte, est toujours debout et ne manque pas de charme. Juste un peu envahie de folle végétation. En bbas, à doite de la carte postale, le restaurant en face de l'abri.


Voir passer de si près les trains à vapeur, ce devait être un grand bonheur. Train de marchandises en direction de Marines.


 La voie vue du PN, en direction Marines.


Le train vient de Valmondois et va s'arrêter à la halte en face du restaurant devenu une maison d'habitation.
L'abri de la halte (à gauche) a aussi disparu.


Vue opposée, en direction de Marines.

Un peu plus loin, la ligne croise la route de Pontoise elle est baptisée " Chemin de Pontoise " et arrvive quelques centaines de mètres plus loin encore en gare de Nesles-la-Vallée.
Dans les années 1970, un projet d'exploitation touristique entre Nesles-la-Vallée et Valmondois avait été envisagé. Si la Mairie de Nesles y était favorable, celle de Valmondois était contre..., le projet ne s'est jamais réalisé.

 


Le bâtiment-voyageurs dans son état actuel, côté place. Il abrite aujourd'hui le foyer rural de Nesles...


... et côté voies.


L'édicule qui servait de toilettes, toujours en service.

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Loco 031T en gare de Nesles-la Vallée en partance pour Valmondois. En général les gares possédaient trois voies. Celle du milieu était réservée aux trains de  voyageurs, celle le long du BV pour les transferts de marchandises, des wagons y stationnaient et la dernière était une voie de garage simple pour garer les wagons en attente de départ.


Deux cartes postales à des époques différentes qui montrent l'animation de ces petites gares champêtres qui ont desservie nos campagnes au XIXème Siècle.


La gare de Nesles-la Vallée. Un train en direction de Marines entre en gare sur la voie du milieu.
Sur la voie de gauche des wagons de marchandises stationnent en attente de chargement ou de déchargement.


Hormis la longueur du quai marchandises et la suppression des voies, rien n'a vraiment changé.


Vue en direction de Marines. la gare est après le passage à niveau. La rue de la gare semble avoir disparu.


La configuration de la voirie à changé, je n'ai pas pu retrouver cette rue  de la gare entre la gare et les moulins.
Les fenêtres ont été changées, les bâtiment réhabilités en logements.


La scierie et sa voie de 60 ont disparu aussi. Aujourd'hui le site est investi par le centre des Sapeurs-pompiers.


Le petit train longe le Sausseron. Le Sausseron est une rivière de 24 kilomètres, située dans le Val-d'Oise et l'Oise. Il se jette dans l'Oise. Le Sausseron est jalonné de vingt-et-un moulins au XIIIème siècle, dont 7 à Valmondois. Le plus ancien tourne depuis 1164. En 1899, six moulins à eau étaient encore en activité sur le cours de la rivière à Valmondois.

 


 

 

 



L'hôtel Beauséjour au coin de l'avenue de la gare.  On voit le BV au fond à droite de la carte postale.

 
Dans cette gare seulement deux voies. Un wagon tombereau stationne devant la halle marchandises.


Idem sur cette CP.


Quatre versions de cette même carte postale. 


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Halte de Grisy.

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Gare de Marines

 

 

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Du temps du Musée des Transport de la Vallée du Sausseron (MTVS)

Fondé en 1976 à Butry-sur-Oise et Valmondois (Val-d'Oise) par des passionnés de chemins de fer anciens, l'Association du MTVS était installée dans l'ancien dépôt de la ligne de l'ex chemin de fer départemental reliant Valmondois à Marines. Aujourd'hui le site historique de Butry-sur-Oise bien que toujours vivant s'est transposé en grande partie à Crèvecœur-le-Grand (Oise) et exploite l'ancienne plate-forme du chemin de fer à VN Crèvecœur-le-Grand—Saint-Omer-en-Chaussée.


Train spécial FACS du 5 avril 1959, locomotive SACM du même type que le " Valmondois-Marines ".

 

 

 

Notes :    retour
  • 1  Plan Freycinet Le plan Freycinet est un programme de travaux publics de la IIIème République lancé en 1879 par le Ministre des Travaux publics Charles Saulce de Freycinet. Ce plan prévoit principalement la construction de chemins de fer, mais aussi de canaux et d'installations portuaires, pour un budget initial de 4,5 milliards de francs.
     
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Sources :

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Sites :

  • https://fr.wikipedia.org/wiki/Ligne_de_Valmondois_%C3%A0_Marines

 

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La ligne passe non loin du Moulin de l'Église qui appartenait à la famille Rouzé laquelle a agrandi la propriété en rachetant un jardin dépendant du prieuré vendu comme bien national en 1791.
Au XIXème Sièle c'est encore un moulin à blé haut de deux étages plus combles investi de part et d'autre du Sausseron par divers bâtiments.
On hisse les sacs de blé jusqu'aux combles puis on déverse le contenu dans la trémie qui alimente les meules de pierre à l'étage inférieur. Ces meules sont mises en mouvement par un système d'engrenages en bois entraîné par la roue du moulin au fil de l'eau.
À l'étage encore en-dessous on recueille la mouture et le butoir. Il ne reste qu'à ensacher la précieuse marchandise.
À la mort du dernier meunier en 1912, sa fonction de minoterie disparaît.

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Honoré Daumier est né à Marseille est le fils d'un vitrier, poète à ses heures. Il monte à Paris en 1814 avec sa famille et devient clerc chez un huissier qu'il quitte rapidement pour suivre des cours de dessins et apprendre la lithographie. Républicain il se plait à caricaturer avec Ratapoil les suppôts de l'Empire et les monarchistes de son temps. Il fait sa carrière d'illustrateur au journal le " Charivari " et au " Monde illustré ". Paris est pour lui une source inépuisable d'inpiration.
À Valmondois, son ami Geoffroy-Dechaume possède une maison dans laquelle Daumier vient volontiers à la belle saison. En 1878 il s'installe avec sa femme du côté d'Orgivaux Mais sa vue baisse ainsi que son activité. Corot, son ami, lui achète une petite maison située sur la Grande-Rue sans laquelle il décède en 1879.
Le buste, devant la maison, sculpté par Geoffroy-Dechaume, est une copie dont l'original est conservé sur la place de la mairie.

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Maurice de Vlaminck, né à Paris en 1876, vit à Valmondois après la première guerre mondiale. " je suis heureux tout seul, dans le vent, dans la pluie, dans les éléments avec ma pipe ".
Dans sa maision-atelier proche de la ligne de chemin de fer, il abandonne le fauvisme et renonce aux exploisions colorés pour un style plus personnel, fait de paysages tourmentés et de couleurs sombres, qui définissent une nouvelle " manière " oscure.
" Si tu es peintre, ne regarde que dans toi-même ". Autodidacte, Vlaminck n'a jamais suivi de cours et n'a jamais voulu avoir d'élèves, car il pensait que la peinture ne s'apprend pas ! Il a laissé quelques peintures et lithographies de Valmondois et des environs.
En 1925, il quitte Valmondois pour s'éloigner plus encore vers du tumulte de la capitale et s'installe en Eure-et-Loir où il demeure jusqu'à sa mort en 1958.

Dans son testament artistique, alors agé de 80 ans il fait don à tous des émotions profondes que lui ont procurées les Brueghel, Courbet, Cézanne, Van Gogh... Et aux jeunes peintres, de toutes les fleurs des champs, bords de ruisseaux, nuages, rivières, bois... ses sources d'inspiration !

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