Mémoire de la ligne

Les projets de deux lignes de tramway par l'ingénieur civil Evins-Malmaison

Marc André Dubout


L'ensemble de cette consultation des archives de Boulogne-Billancourt dossier 3O16, bordereau  s'étend globalement de 1891 à 1903.

Dans les Archives de Boulogne Billancourt, le premier document relatif à la ligne Ligne Auteuil—Boulogne—Les-Moulineaux remonte à l'année 1875

 

 

Les deux projets de lignes tramway au gré des archives

 pr-evins_01.jpg (40319 octets) Archives municipales de Boulogne-Billancourt

pr-evins_04.jpg (42903 octets) Archives municipales de Boulogne-Billancourt
Le 27 décembre 1872, le Mandataire des " Chemins de fer parisiens (Tramways Nord) " écrit au Maire de Boulogne-sur-Seine. 
Suivant le désir que vous avez exprimé à M. B., je m'empresse de vous transmettre copie de la lettre que j'ai adressée à M. le Préfet de la Seine, à propos de la ligne de tramway dont vous demandez l'établissement.
Vous verrez M. le Maire que notre Compagnie est toute disposée à donner satisfaction aux vœux exprimés par le Conseil municipal de Boulogne
Agréez...

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Le 27 octobre 1872, copie de lettre adressée à M. le Préfet de la Seine.
Monsieur le Préfet vous avez bien voulu nous donner communication d'une lettre que vous avez adressée le 2 de ce mois par M. le Maire de Boulogne-sur-Seine. Dans cette lettre M. le Maire parlant au nom du Conseil municipal de cette Commune exprime le désir qu'une ligne de tramway allant d'Auteuil au Pont de Saint-Cloud, soit concédée à notre Compagnie.
Par votre dépêche en date du 23 courant vous nous demandez de vous faire connaître nos observations au sujet de cette demande.
J'ai l'honneur de vous informer que la Compagnie concessionnaire des tramways est disposée à établir la ligne demandée par M. le Maire de Boulogne si vous lui en accordez la concession aux clauses et conditions générales du cahier des charges que j'ai signé en son nom, le 29 juillet 1872.
Daignez, M. le Préfet agréer...

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Paris, le 22 janvier 1873, le Directeur des Tramways-Nord écrit au Maire de Boulogne-sur-Seine.
M. le Maire de Boulogne.
Vous avez sans doute que la Commission d'enquête a admis la ligne du Pont de Saint-Cloud à la gare d'Auteuil que vous avez demandée.
Elle l'a admise sous une seule réserve de forme, c'est-à-dire que son adjonction à notre réseau ne pourrait retarder le décret concernant les autres lignes pour lesquelles l'enquête avait été faite.
J'ai l'honneur d'être Monsieur le Maire votre respectueux serviteur.

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Paris, le 22 janvier 1873, le Directeur des Tramways-Nord écrit au Maire de Boulogne-sur-Seine.
J'ai l'honneur de vous informer suivant le désir, que vous m'en avez témoigné que le tramway relevant du Ministre des Travaux publics, M. C. chef de Division.
Veuillez...


Paris, le 15 avril 1873, une proposition de ligne de tramway est proposée au Maire de Boulogne-sur-Seine.
J'ai l'honneur de vous proposer l'établissement de deux lignes de tramways à simple voie pour desservir votre commune
La première partant de la gare d'Auteuil (intra muros) a son point terminus au Rond-Point-de-la-Reine avec faculté de prolongation jusqu'à Saint-Cloud.
La deuxième part de la place de l'Église, suit le boulevard de Strasbourg, la rue de Paris et emprunte le chemin de fer américain pour se diriger sur le pont viaduc d'Auteuil afin de correspondre avec le Bateaux Mouches.
Cette deuxième ligne serait concédée à titre éventuel, c'est-à-dire à option pendant un an à partir de l'exploitation de la première.
Les tarifs seraient :
une seule classe, 0f,20, les dimanches et fêtes et 0f15 en semaine ou 0f,50 de supplément jusqu'à Saint-Cloud

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Le 25 mai 1873, M. N. écrit au Maire de Boulogne-sur-Seine.
J'a eu l'avantage de me présenter chez vous ce matin pour vous entretenir d'un projet de tramway à établir à Boulogne, pour les rues mal desservies.
Le dit train construit à la mode américaine c'est-à-dire sur une échelle pratique comme vitesse, économique devrait être installé au printemps prochain, ma visite avait pour but de vous demander à ce sujet, conseil et appui, en vous soumettant mon projet d'établissement.
Je suis propriétaire à Boulogne et je cois que les moyens de communication rendus faciles et à bon compte pour un espace de terrains comme en comporte la presqu'île que vous administrez.
Si vous désirez donner suite à cette affaire je serai chez vous à votre premier appel.
Veuillez...

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Le 10 novembre 1874, ?? écrit au Maire de Boulogne
M. le Maire quelques paroles que vous avez prononcées hier au soir, dans le court entretien que j'ai eu l'honneur d'avoir avec vous m'ont fait faire de sérieuses réflexions.
Vous avez dit entre autres choses que vous aviez été sur le point de traiter avec une société pour faire un chemin de fer à Boulogne ; et qu'une particularité qu'on vous avait cachée, (la retenue d'un cinquième) avait été la cause de la rupture de vos rapports.
Ne pourriez-vous pas maintenant faire repentir cette société de ses réticences et vous venger de l'ingratitude de quelques autres en faisant encore du bien aux habitants de Boulogne et en traitant en même temps une très bonne affaire ?
D'un autre côté, jamais aucune société ne vous aurait offert les avantages que je vous offrais moi-même.
La société qui doit fournir des fonds pour un chemin de fer, qui sont nombreux, ne doit les fournir qu'au fur et à mesure que les concessions ne seront faites, or je ne lui ai pas encore parlé de mes projets.

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Paris le 14 novembre 1874, MM. Eck d'Evins-Malmaison, Locosse et Cie écrivent à M. le Maire de la Ville de Boulogne-sur-Seine.
Les soussignés Eck d'Evins-Malmaison, Locosse et Cie ont l'honneur d'effectuer en vos soins le dépôt d'un avant-projet de tramways allant de la Gare d'Auteuil au pont de Saint-Cloud par Boulogne et du viaduc du chemin de fer de Ceinture du Point-du-Jour à l'Église de la dite Ville de Boulogne.
Cet avant-projet consiste :

Le système de tramways qu'ils proposent offre de réels avantages sous le double rapport du tracé et du mode de traction.
Les lignes se reliant entre-elles peuvent desservir tous les points de la Ville de Boulogne soit pour aller à Auteuil soit pour aller au Point-du-jour près de la station des bateaux à vapeur.
Le mode de traction peut s'effectuer de deux manières, soit par des chevaux, soit par une locomotive à vapeur ou à gaz dilaté.
Ils ne proposent pour le moment au Conseil municipal qu'un tramway ordinaire d'une bonne exécution et avec traction de chevaux.
Quant au moyen de traction par la vapeur ou le gaz dilaté, il consiste à faire marcher les trains par une locomotive de petite dimension, légère et presque silencieuse. Cette machine s'adapte à une chaîne ou une corde métallique fixée par ses extrémités, se développant dans toute sa longueur dans un manchon ou gargouille placé au niveau du sol. Cette chaîne ou cette corde s'enroule autour d'un ou deux cylindres placés au-dessous de la locomotive et agit à peu près de la même manière que la chaîne des toueurs de la Seine.
On peut aussi adapter un systèmes de cylindres d'accrochement avec la chance, ne produisant aucun bruit.
La traction par locomotive présente toute sécurité et de grands avantages ; la direction est invariable ; la vitesse de la marche est réglée à volonté ; l'arrêt est instantané et le nombre de places nécessaires, toujours surabondant.
Mais les auteurs de cet avant-projet n'ont l'intention de proposer au Conseil municipal l'adoption de ce nouveau moyen de traction qu'au moment où des expériences décisives en auront démontré l'utilité et la perfection.

pr-evins_10.jpg (17628 octets) Archives municipales de Boulogne-Billancourt
Le 17 octobre 1874, avant projet de tramway, Notice.
Notice à l'appui de l'avant-projet de tramway allant de la Porte d'Auteuil au Pont de Saint-Cloud par Boulogne et du Viaduc du chemin de fer de Ceinture au Point-du- Jour, à l'église de la dite Ville de Boulogne.
Objet de l'avant-projet. L'objet de cet avant-projet dressé à la date du 17 octobre 1874 est la création d'une ligne de tramway destinée à desservir par voie ferrée un tracé convergeant tous les points de la Ville de Boulogne pour aller à Paris par Auteuil ou le Point-du-jour près la station des bateaux à vapeur pour aller à Saint-Cloud.

1. Ligne allant de la Porte d'Auteuil au Point-du-jour.

Tracé.
Le tracé part de la Porte d'Auteuil pour suivre à niveau et en ligne droite, la route départementale n° 29 de Boulogne à Paris ; passe en décrivant une ligne courbe, entre les deux pavillons de la Porte d'Auteuil ; de là, il se dirige vers le rond-point de la Reine en parcourant en partie de la route départementale n°11, de Versailles à Saint-Denis, comprise dans la traversée de la Ville de Boulogne ; franchit de rond-point en suivant une courbe très développée pour suivre enfin en ligne droite, la partie de la route départementale n°1 de Saint-Cloud à Paris, comprise entre ledit rond point et le pied de la rame d'accès du pont de Saint-Cloud. Les voies d'aller et de retour se rattachent entre elles, à chaque extrémité, en décrivant un demi cercle qui se raccorde avec les parties droites, au moyen de courbes inverses tangentes.
La longueur totale ainsi parcourue est d'environ 2650 mètres et le tracé que nous venons de décrire ne présente pas de courbes d'un trop petit rayon.

Profil en long.
La ligne projetée étant un tramway, elle sera établie à niveau des chaussées qu'elle parcourt et suivant les inclinaisons de leurs pentes et rampes actuelles ;

Profil en travers.
Le profil en travers des voies sera comme celui des chemins de fer américains, établi suivant inclinaisons de la courbure des chaussée entre les trottoirs.

Têtes de ligne et stations.
Les gares de tête de ligne sont projetées : l'une, entre la Porte d'Auteuil et l'allée des Fortifications ; l'autre à a peu de distance du pied de la rampe d'accès du pont de Saint-Cloud. Une station est projetée en face du chevet de l'église de Boulogne, au point de jonction de la dite ligne d'Auteuil au pont de Saint-Cloud, avec celle du Point-du-jour, à l'église de cette Ville.

2. Ligne allant du viaduc du chemin de fer de Ceinture au Point-du-jour à l'église de Boulogne.

Tracé.
Cette ligne complète le réseau des tramways projetés. Le tracé part du Point de jonction de la rue de Billancourt ; où elle forme, avec cette rue, un dégagement suffisant pour y établir les courbes de raccordement entre la voie d'aller et celle de retour ; suit les rues Le Marois et Gaudin en décrivant une courbe à l'angle formé par la rencontre de ces deux rues ; franchit transversalement, au moyen de deux courbes inverses, la route nationale n°10 pour suivre ensuite en ligne droite, avec voie parallèlement élevée, le large trottoir de gauche de la route départementale n°1, jusqu'à un point pris entre le second angle de la clôture en planches du terrain de tir et le premier angle des bâtiments situés à l'entrée de la rue du Parc ; décrit une courbe pour entrer dans le terrain contigu à celui du tir ; suit sur une très courte longueur ; à peu près perpendiculairement au mur de clôture bordant la rue du Parc ; le dit terrain ; coupe transversalement en décrivant deux courbes inverses tangentes la dite rue du Parc ; la pointe de terrain formée par cette rue et la rue de la Tourelle et de celle des Princes qu'il suit en ligne droite jusqu'en face de l'avenue du même nom, après avoir traversé le carrefour ; décrit ensuite une courbe pour s'engager dans la rue de l'hippodrome qu'il suit en ligne droite jusqu'au carrefour de la rue du Château qu'il franchit au moyen d'une courbe de terminant à l'entrée de la rue des Tilleuls ; suit cette rue en ligne droite jusqu'au premier angle de la rue du Centre, où il décrit une légère courbe ; suit en ligne droite la dernière partie de la rues des Tilleuls ; décrit une courbe à l'angle formé par cette rue et le boulevard de Strasbourg ; enfin parcourt en ligne droite le dit boulevard et vient aboutir à la Grande rue de Boulogne, avec courbes de raccordement.
Les voies d'aller et de retour dans le dégagement qui existe entre le tramway d'Auteuil au pont de Saint-Cloud et l'extrémité du boulevard ci-dénommé.
Cette ligne ayant à franchir dans son parcours plusieurs caniveaux indispensables à l'écoulement des eaux pluviales, nous pensons qu'il convient de n'indiquer dans notre avant-projet, aucune disposition au sujet de ces pages jusqu'au moment où l'étude définitive des ligne sera entreprise.
Cette question ne peut d'ailleurs être résolue par une conférence entre le Génie militaire, les Ponts-et-Chaussées, les service municipaux de la petite voirie et l'auteur du projet.
La longueur totale de la ligne projetée est d'environ 2330 mètres.

Profil en long.
Le profil en long de la ligne sera établi d'après les mêmes principes que ceux indiqués pour la ligne d'Auteuil en Pont de Saint-Cloud, sauf la question des caniveaux qui demeure réservée.

Profil en travers.
Il en est de même pour le profil en travers de la ligne projetée. Seulement le passage à niveau des deux lignes du chemin de fer américain sera effectué en coupant les rails de celles-ci, afin de donner passage à un système nouveau de traction, s'il est appliqué ; quant aux trottoirs, ils seront infléchis dans l'espace occupé par les deux voies, en direction transversale.

Têtes de ligne et stations.
La tête de ligne du côté du Viaduc du Point-du-Jour sera établi au point de jonction de la rue de Billancourt avec la route nationale n°10.
Du côte de Boulogne, la station projeté en face du chevet de l'église sera commun aux deux lignes ; une station sera établie à l'angle de la rue du Pavillon, faisant face au carrefour.

Traction
Le mode de traction sera effectué d'abord par des chevaux, avec voitures isolées. Mais on pourra faire emploi de la locomotive à vapeur ou à gaz dilaté, avec un système de voitures articulées et ce, sans rien changer à la disposition des voies, sauf adjonction entre les rails, d'un manchon ou gargouille placée longitudinalement renfermant une chaîne ou une corde métallique sur laquelle la locomotive fera effort, au moyen d'un cylindre d'accrochement et de cylindre de renvoi ; cette chaîne ou cette corde produira à peu près le même effet que celle des toueurs de la Seine ; moins les inconvénients. Ce système ne présente aucun défaut dans l'application, attendu que la locomotive étant de petite dimension, légère et presque silencieuse, ne peut ni fatiguer les voies par son poids et altérer la régularité du profil des chaussées, ni effrayer les chevaux. Il offre au contraire de grands avantages qui consistent :

Toutefois, nous n'avons l'intention de proposer et d'appliquer ce nouveau moyen de traction qu'au moment où, des expérience décisives en auront démontrer l'utilité et la perfection.
Nous faisons observer que d'après le relevé statistique de la circulation qui a été fait à diverses époques sur plusieurs points du parcours de ces lignes, le mouvement dont les tramways projetés sont susceptibles sera important.
Nous pensons que cet avant-projet pour recevoir une solution pratique sérieuse et qu'il y a lieu d'en poursuivre la réalisation.

Dressé par l'Ingénieur civil soussigné, à Paris le 17 octobre 1874.
ECK d'Evins-Malmaison


Ar
chives municipales de Boulogne-Billancourt
Plan des deux lignes projetées : Porte d'Auteuil―Pont de Saint-Cloud et Viaduc du Point-du-Jour―Église-de-Boulogne.


Le 10 novembre 1874, une personne non identifiée écrit au Maire de Boulogne.
Monsieur le Maire, quelques paroles que vous avez prononcées hier au soir, dans le court entretien que j'ai eu l'honneur d'avoir avec vous, m'ont fait faire, de sérieuses réflexions.
Vous avez dit en autres choses que vous aviez été sur le point de traiter avec une société pour faire un chemin de fer à Boulogne ; et qu'une particularité qu'on vous avait cachée (la retenue d'un cinquième) avait été la cause de la rupture de vos rapports.
Ne pourriez-vous pas maintenant faire repentir cette société de ses réticences et vous venger de l'ingratitude de quelques autres en faisant encore du bien aux habitants de Boulogne et en traitant en même temps une très bonne affaire ?
D'un autre côté, jamais aucune société ne vous aurait offert les avantages que je vous offrirai moi-même.
La société qui doit fournir des fonds pour ses chemins de fer qui sont nombreux, ne doit les fournir qu'au fur et à mesure que les concessions ne seront faites, or je ne lui ai pas encore parlé de mes projets.
(Deuxième feuillet non retrouvé).
C'est Boulogne qui fournit la plus grande partie des voyageurs aux sus-dites voitures.
Signé M. C propriétaire, route de la Reine n°106

Le Conseiller d'arrondissement soussigné désire ardemment dans l'intérêt du pays le prolongement de la ligne de Boulogne à Auteuil jusqu'à Saint-Sulpice. Il a la certitude que le pays aura de cette manière une service plus actif et des départs plus fréquents surtout le matin.
Signe M. F Conseiller d'arrondissement du Canton de Neuilly.

Le soussigné adhère. complètement au projet de prolongement de la ligne de Boulogne à Saint-Sulpice avec l'espoir de départs plus fréquents quant à l'ensemble du réseau il regrette que la Ville de Boulogne ne soit pas mieux favorisée, il signale les inconvénients suivants :
1. le tarif trop élevé sur la ligne de Saint-Cloud au Louvre à partir de la barrière. Il semble tout indiqué d'établir un bureau à l'intersection des boulevards de la Reine et de Strasbourg avec correspondance avec la ligne allant de Boulogne aux Moulineaux.


Le 14 novembre 1874,

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Le 9 mai 1875, Délibération du Conseil municipal de Boulogne-sur-Seine (session de mai).
Présents.., absents..., etc.
M. le Maire donne lecture d'une demande de M. Fournier qui sollicité de la Commune l'établissement de deux lignes de tramway à simple voie ferrée, allant,  la 1ère d'Auteuil au Pont de Saint-Cloud et la 2ème de la place de l'Église au pont Viaduc d'Auteuil.
Cette seconde ligne ne sera exécutée qu'après la première et la concession demandée à titre éventuel.
Le prix des places serait fixés à 15 centimes en semaine et 20 centimes les dimanches et jours de fête. Il serait à doubler après 9 heures du soir en hiver et 10 h. en été
M. Fournier invite la Commune à demander la concession à charge de la lui rétrocéder.
Il propose en cas d'exécution de la 1ère ligne dans un délai de maximum qui n'excédera pas un an et versera comme cautionnement 40 000 F en titre de ?? ou d'obligation de la Ville de Paris à la caisse qui lui sera désignée.
Après un échange d 'observations entre quelques membres, le Conseil autorise le Maire de Boulogne à demander à Monsieur le Préfet de la Seine de solliciter de M. le Ministre des Travaux publics pour la concession au nom du Département d'un chemin de fer tramway d'intérêt public pour que la dite concession puisse être accordée à M. Fournier sauf à régler ultérieurement les détails relatifs à l'organisation du service.
Pour copie conforme...

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Le 13 juillet 1875, M. ?? écrit au Maire de Boulogne-sur-Seine.
Monsieur, après votre lettre du 5 courant, j'ai eu l'honneur de voir M. l'Ingénieur L.
La marche à suivre selon lui serait que la Commune de Boulogne demanda directement le tramway. Il est saisi du dossier ?? questions et je lui ai remis le double des plans, profils que vous avez.
La 1ère ligne, celle d'Auteuil au Rond-Point a son tracé tellement indiqué qu'il ne peut donner lieu à aucune difficulté
Le tracé de la 2ème ligne est plus complexe je lui ai fait remarquer que je me demandais si cette ligne qui d'une façon éventuelle et que l'administration ayant un an pour l'étudier et en arrêter la parcours. Le tracé oblique que vous indiquez rencontre bien des obstacles, rues étroites, coudes brusques, entrée dans Paris ; cette ligne faisant concurrence à celle de Saint-Cloud et de Sèvres soit vue d'un mauvais œil par la Cie de Versailles et de Saint-Cloud.
Si le ?? préférerait et je suis de son avis une 1ère ligne de 1500 mètres qui suivrait le boulevard de Strasbourg et reliant les 3 tramways, permettant aux voyageurs et habitants de gagner le centre de Boulogne, cette petite ligne de 1500 mètres desservira par une seule voiture faisant la navette pourrait être ultérieurement prolongée vers l'Est jusqu'au bois, et vers l'orient jusqu'au Pont de Billancourt ; et alors avec un petit bateau à vapeur qui ferait la navette entre le pont et le point terminus du bateau Mouche dans Paris, on aurait un nouveau moyen très économique et très prompt de se rendre au Bois de Boulogne.
Cette ligne transversale rapprocherait de la Mairie et de l'église tous les habitants de Boulogne.
Vous apprécieriez, Monsieur, comment cette ligne serait accueillie et quel avenir lui est réservée. Je pense que pour l'instant, elle doit restée à titre éventuel et à l'étude de l'administration afin de ne pas retarder la construction et mise en exploitation de la 1ère laquelle il n'y a qu'un avis
J'ai l'honneur d'être, avec respect, votre dévoué serviteur.

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Le 31 juillet 1875, ?? écrit au Maire de Boulogne.
Monsieur le Maire, la ligne de tramway partant de la place de l'église et se dirigeant vers le pont de Billancourt par la rue d'Aguesseau offre sur certains points des difficultés d'exploitation telles qu'il est nécessaire d'en modifier le tracé.
Je viens en conséquence demander au Conseil municipal, de vouloir bien substituer à ce tracé celui qui, partant également de la place de l'église, suivant le boulevard de Strasbourg et s'arrêterait à la limite de la portion du pont de Billancourt, qui dépend de la commune de Boulogne.
Comme d'un côté, le trafic entre la route de Bayonne et la Seine sera peu rémunérateur, et que, de l'autre, l'établissement du tramway donnera une plus-value aux terrains de Billancourt, je demande que cette section ne soit construite que lorsque les recettes des autres sections donneront des bénéfices, ou que les propriétaires des terrains consentiront à m'accorder une subvention. Enfin la ligne serait prolongée de la place de l'église, par l'avenue de Longchamps jusqu'au boulevard de Boulogne
Les haltes seraient établies aux traversées des voies ferrées de Boulogne et de Sèvres.
Les avantages de ce nouveau tracé seraient les suivants:
Le centre de Boulogne communiquerait avec le Louvre, la rue de Rivoli, les quais, par la voie ferrée de Boulogne et le tramway du boulevard de Strasbourg.
Les relations directes s'établiraient entre Versailles, Viroflay, Chaville, Sèvres et le Bois de Boulogne par la voie ferrée de Sèvres. Ce serait la toute la plus courte et la plus économique pour ces différentes localités
Enfin, lorsque la ligne ira jusqu'au pont de Billancourt, le bas-Meudon, les Moulineaux et Billancourt seraient mis en communication avec le Bois de Boulogne
La ligne du boulevard de Strasbourg est le complément de celle de la porte d'Auteuil, qui doit être établie la première, et, pour laquelle les plans vous ont été remis par moi, il y a environ un mois.
Il serait vivement à désirer que l'enquête pour cette ligne ait lieu avant la réunion du Conseil général du mois d'août, afin que l'affaire ne soit pas renvoyée à la session d'avril
Quant à la ligne du boulevard de Strasbourg, les plans et projets pourraient être prêts pour cette époque. Le fonctionnement de la ligne d'Auteuil permettrait d'apporter dans la disposition de la voie du boulevard des modifications de l'expérience seule pourra nous faire connaître après quelques mois d'exploitation.
Veuillez...

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Le 13 août 1875, L'ingénieur civil Fournier écrit à Monsieur le Maire.
Les deux lignes de tramway dont la Ville de Boulogne demande la concession au Département ou à son défaut l'État, la première celle qui va de la gare d'Auteuil au Rond-Point de la Reine par les routes n° 29 et 11 ne présente pas de difficultés de construction et d'exploitation. On peut donc espérer que l'administration ne s'oppose pas à son établissement.
Il n'en est pas de même de la seconde qui dans le projet se dirige par la place de l'Église vers la Seine par la rue d'Aguesseau. Les voies à emprunter n'ont pas réglementairement assez de largeur pour y recevoir un tramway.
Je viens en conséquence, vous proposer de substituer à ce tracé celui qui empruntant le boulevard de Strasbourg, irait à Billancourt et s'arrêterait à la tête du pont sur la rive droite.
Ces deux lignes seraient en correspondance avec le chemin de fer de Ceinture, la ligne A des omnibus et les voies ferrées de Saint-Cloud et de Versailles. Elles desserviraient ainsi tous les quartiers de Paris et les localités de Sèvres, Viroflay, Chaville, Versailles.
Dans le cas où la Ville de Boulogne obtiendrait la concession des ces deux tramways, je suis prêt à la reprendre aux clauses et conditions qui lui seront imposées par les départements ou par l'État.
Ces clauses et conditions, sont stipulées dans un cahier des charges qui est le même aujourd'hui pour toutes les concessions de ce genre et qui engagent les villes vis-à-vis du Département et de l'État, comme elles engagent les concessionnaires des vis-à-vis des villes qui leur rétrocèdent la concession.
L'article 22 de ce cahier des charges donne le droit de percevoir en 1ère classe 30 centimes et en 2ème classe 20 centimes pour les parcours de 2 à 3 kilomètres qui est la bonne longueur moyenne des tramways projetés.
En adoptant le principe d'une classe unique, le tarif moyen serait de 25 centimes par ligne.
Je propose de le réduire à 15c pendant le semaine. Avec le système des billets pris à l'avance, ce prix ne serait plus que de 12c environ.
En échange de cette réduction qui fait ressortir le tarif kilométrique à 05c pour les billets ordinaires et 04c pour ceux pris à l'avance, je demande une augmentation de 05c par place soit 20c les dimanches et jours fériés, ce prix de 20c est celui de la 2ème classe du cahier des charges, et celui que perçoivent aujourd'hui pendant la semaine les omnibus de la gare d'Auteuil.
Toutes les entreprises de transport de la banlieue de Paris, voies ferrées, bateaux à vapeur et omnibus qui n'appliquent pas pendant la semaine les tarifs du cahier des charges, sont autorisés à les faire les dimanches et jours de fête.
L'administration a compris que les dépenses extraordinaires qu'entraînent ces jours-là les services supplémentaires justifient une légère augmentation des tarifs plus profitable en réalité au public qu'aux compagnies. Ces dernières se trouvant ainsi dans l'obligation d'enlever tous les voyageurs qui se présentent. Le public n'hésite pas à se porter vers les localités où il est sûr de trouver des moyens de transport pour rentrer à Paris. De l'augmentation du nombre de voyageurs les dimanches dont profitent le commerce de ces localités.
Si la Cie des tramway nous avait maintenu sur la ligne de Courbevoie la légère augmentation de tarifs que percevaient les omnibus et à laquelle le public était habitué, elle aurait assuré le retour des nombreux promeneurs qui se dirigeraient de ces côtés sans mécontenter les habitants de Neuilly privés aujourd'hui de moyens de transport suffisants, les dimanches et jours de fête.
En présence des raisons que je viens de faire valoir, j'ose espérer, Monsieur le Maire, que cette proposition ne rencontrera pas d'opposition dans le sein du Conseil municipal.
En ce qui concerne les délais de construction des deux lignes, je demande à n'entreprendre que celle de Billancourt qu'un an après la mise en exploitation de la ligne de la gare d'Auteuil. Ce délai me permettra d'apporter dans l'établissement et l'exploitation de cette section toutes les améliorations dont la mise en service de la première m'aura fait reconnaître la nécessité.
Le Conseil municipal de Boulogne a, je n'en doute pas, autant que moi, le vif désir de voir terminer le plus tôt possible cette affaire de tramways, afin de pouvoir mettre en exploitation la ligne de la gare d'Auteuil au printemps prochain.
Il faut pour cela que cette ligne soit mise à l'enquête avant la réunion du Conseil général de cette année qui est le mois prochain, il n'y a donc pas un moment à perdre.
Soyez assuré M. le Maire que le Conseil municipal me trouvera toujours disposé à le seconder de tous mes efforts pour que la concession des tramways de Boulogne ne subisse pas de retard.
Veuillez agréer...
Signé : Fournier 15 rue de la Cerisaie à Paris.

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Le 26 août 1875, l'ingénieur civil Fournier écrit à Monsieur le Maire.
J'ai l'honneur de vous accuser réception de votre lettre du 25.
La veille de votre visite à M. l'ingénieur, j'avais eu l'honneur de le voir et il m'avait également promis qu'avant le fin de la semaine le dossier serait à l'Hôtel de Ville ; et il ne prévoyait rien qui peut l'empêcher d'arriver complet et en ordre utile à la prochaine session du Conseil général.
Les pièces que votre lettre me réclame vous seront remises aussitôt votre retour de voyage.
Pour toutes les autres concessions de tramways, on n'en a pas demandé autant aux concessionnaires mais le travail est si avancé que j'aurais mauvaise grâce à ne pas l'envoyer. Dès que son absence peut soulever le plus petit retard en objection.
Si cependant en votre absence vous pouviez mettre la question à l'étude afin qu'elle soit résolue à votre retour peut-être l'entrepreneur pourra-t-il en partie profiter de l'occasion actuelle.

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Le 4 août 1875, Monsieur le Maire, Je suis prêt à vous porter le dossier du tramway que vous m'aviez demandé pour votre retour : plan, profils de la ligne et projet de cahier des charges.
Je vous prie de m'indiquer un rendez-vous d'autant plus prochain que les amis qui s'intéressent avec moi dans l'affaire ont vu dans les journaux un projet de chemin de fer aboutissant à Boulogne en suivant parallèlement la ligne projetée et je voudrais être édifié à cet égard. Ce pourrait modifier leurs dispositions et les nôtres.
Agréez...

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Le 7 8bre 1875, M. Fournier, ingénieur civil écrit au Maire de Boulogne.
Je viens vous confirmer par cette lettre la conversation que nous avons eue ensemble ce matin au sujet des tramways de Boulogne.
La concession à la Cie de l'Ouest d'une ligne de la gare d'Auteuil à la porte de Boulogne dont vous avez bien voulu m'informer rend inutile l'établissement d'un tramway entre ces deux points, et enlève au futur concessionnaire des voies ferrées à chevaux, la section la plus immédiatement productive du réseau.
On ne peut compter pour la section de la Porte de Boulogne au Rond-Point de la Reine et pour celle de l'Église à Billancourt sur un trafic suffisant pour pouvoir être construite et exploitée sans une garantie d'intérêt de la Ville de Boulogne.
Cette garantie devrait être de 6 % sur les sommes dépensées pour l'établissement des voies ferrées, avec remboursement à la Ville des intérêts payés par elle lorsque l'exploitation donnerait un revenu supérieur à 8 %. Au delà du 10 %, la Ville pourrait participer aux bénéfices dans une proportion à déterminer d'un commun accord.
Si le Conseil municipal acceptait ces conditions, je serais disposé à reprendre de la Ville la concession des deux lignes de tramways qu'elle sollicite du Département.
J'ajouterai, en terminant, M. le Maire que le travail et les frais que j'ai dû faire pour l'étude préalable de cette concession m'ont fait prendre intérêt à cette affaire en m'engagent aujourd'hui à vous adresser la proposition qui fait l'objet de cette lettre.
Veuillez...

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Le 18 février 1876, les concessionnaires écrivent au Maire de Boulogne.
Monsieur le Maire, malgré toutes nos demandes, de décret d'utilité publique relativement aux deux lignes de tramway de Boulogne n'a pu encore être obtenu.
En ce moment et depuis fort longtemps, M. l'Inspecteur des Ponts-et-Chaussées C. chargé de faire au Conseil des Ponts-et-Chaussées un rapport sur cette question. Le rapport par suite sans doute de certaines influences n'en n'est pas encore déposé au ministre. Il serait très important que le décret parut à bref délai pour qu'au printemps prochain on put être en mesure de commencer les travaux. Le moyen le plus sûr de lutter contre la forte inertie qui nous eu opposé serait l'intervention énergique des représentants de la Commune de Boulogne, soit à la Chambre des députés soit au Sénat et nous avons pensé M. le Maire à vous demander dans cet ordre d'idée votre bienveillant concours.
Il est certain que pour hâter la création de ce réseau de tramways qui intéresse à un si haut degré la Commune de Boulogne nulle voix n'est plus autorisée et ne sera plus écoutée que celle de son Maire et nous sommes persuadés que si vous vouliez bien signaler aux sénateur et député de Boulogne les retards inexplicables qui ont lieu, demander leur intervention auprès du ministre des Travaux publics, la solution favorable ne se ferait pas attendre.
Nous avons l'honneur d'être M. le Maire vos respectueux serviteurs.
Les concessionnaires des tramways de Boulogne.

Archives municipales de Boulogne-Billancourt
Voir M. C. au Ministère des Travaux publics pour savoir s'il a déposé son rapport

Archives municipales de Boulogne-Billancourt
Le 22 février 1876, Monsieur le Maire,
Nous avons l'honneur de vous prier de saisir la Conseil municipal de la Ville de Boulognede la demande en concession que vous avez ci-incluse.
Nous sommes avec respect, Monsieur le Maire vos tout dévoués serviteurs.

Archives municipales de Boulogne-Billancourt
Le 22 février 1876, MM. Jacquelin, Dufresne & Plet, Entrepreneurs écrivent au Maire de Boulogne.
À Monsieur le Maire et à Messieurs les Membres du Conseil municipal de la Ville de Boulogne-Sur-Seine.
Messieurs, vous êtes depuis longtemps en instance auprès de l'Administration supérieure afin d'obtenir l'autorisation de construire un réseau de tramways qui serait ainsi limité :

Vous avez appris par vous-mêmes les difficultés que l'on rencontre inévitablement dans la poursuite de ces concessions, nous vous offrons de nous mettre en votre lieu et place pour poursuivre la concession que vous désirez au conditions suivantes :

Dans ces conditions que nous venons d'exposer ce qui, en nous rendant les représentants directs de la Municipalité de Boulogne nous permettent de prendre sur nous tous les frais qu'entraîneraient les démarches nombreuses qu'il est nécessaire de faire pour obtenir la concession désirée par les habitants de votre Commune. Nous avons l'honneur de nous mettre à votre disposition pour exécuter, une fois le décret d'utilité public obtenu, les deux lignes dont il est ci-dessus question. De plus, lorsque notre rétrocession éventuelle sera devenue définitive par suite de l'obtention du décret déclaratif d'utilité public, nous déposerons la caution de quarante mille francs, désirée par vous restant entendu que ...
Vous obtiendrez également, ainsi que cela a eu lieu précédemment, que les actes définitifs à intervenir soient possibles du droit fixe de un francs.
Nous acceptons d'avance la déchéance si, dans un délai de cinquante jours après l'approbation définitive de notre rétrocession par l'Administration supérieure, le cautionnement n'est pas versé et les travaux dont il s'agit en cours d'exécution.
Nous avons l'honneur d'être Messieurs vos très dévoués serviteurs.
Jacquelin, Dufresne & Plet, 144 rue Saint-Lazare.

Archives municipales de Boulogne-Billancourt
Ville de Boulogne, extrait du registre des délibérations, délibération du 12 mars 1876, session extraordinaire.
Les Membres étant présent .., absents..., M. le Maire rappelle au Conseil que par sa délibération en date du 8 août 1875 il a demandé la concession de deux lignes de tramways desservant Auteuil et le pont de Billancourt pour ladite concession être rétrocédée à M. Fournier.
Par sa lettre en date du 7 8bre suivant M. Fournier a fait connaître que par suite au projet de construction d'un embranchement de la voie ferrée de l'Ouest allant de la gare d'Auteuil à la porte du Bois de Boulogne, il ne pourrait accepter la concession des deux lignes de tramways sans que la Commune vint garantir un revenu de 6 % sur les sommes dépensées pour l'installation des deux lignes.
Cette condition annulant la délibération du 8 août M. le Maire donne lecture d'un projet de traité à conclure pour le même objet mais sans garantie par la Commune avec MM. Jacquelin, Dufresne & Plet.
Le Conseil après avoir entendu la lecture de M. le Maire à faire les démarches nécessaires pour la concession des deux lignes projetées soit accordée par l'Administration supérieure.
Suivent les signatures.


Le 14 mars 1876, Entre les soussignés : Monsieur Naudot, Maire de la ville de Boulogne-sur-Seine, agissant au nom de la dite Ville, autorisé à l'effet des présentes par délibération di conseil municipal du 12 mars 1876 et sous réserve de l'approbation de l'Autorité supérieure.
et
1. MM. Jacquelin et Dufresne Entrepreneurs à Evreux (Eure) ;
2. M. Plet représentant de fonderie demeurant à Paris, 114 rue Saint-Lazare.
Tous agissants conjointement et solidairement.
A été arrêté et convenu ce qui suit :

Article 1er.
La Ville de Boulogne-sur-Seine s'engage à rétrocédé ou faire concéder pour une période que quarante années à MM. Jacquelin et Dufresne et Plet qui l'acceptent deux lignes de tramways à établir.
L'une de la porte de la gare d'Auteuil par les routes départementales 29 & 11 traversant Boulogne jusqu'au Rond-Point de la Reine.
La seconde partant de ou près de l'église de Boulogne par le boulevard de Strasbourg, jusqu'au pont de Billancourt et à la limite du territoire de Boulogne.
Cette concession n'aura lieu que du jour où elle aura été autorisée par l'Administrations supérieure et commencera à partir du jour de la réception des travaux par l'administration compétente.

Article 2.
Les travaux devront être exécutes et la 1ère ligne d'Auteuil au Rond-Point de Boulogne livrée à l'exploitation six mois après que l'acte de concession aura été notifiée.
Quant à la seconde ligne de l'église au pont de Billancourt, elle sera livrée à l'exploitation un an après la mise en exploitation de la 1ère.

Article 3.
La première ligne sera à double voie sauf pour les sections comprises entre la porte du Bois et la rue de Billancourt où elle sera à simple voie, la seconde ligne sera à simple voie, et si plus tard il y a nécessité pour les besoins de la circulation, la seconde voie sera établie d'accord avec l'administration municipale.
Ces deux lignes seront pourvues de voies de garage de manière à permettre aux voitures de s'éviter facilement et de stationner sans gêner la circulation.
La voie sera posée sur les chaussées en macadam telles qu'elles existent actuellement.
Pour la première ligne construite à deux voies, l'axe de l'entrevoie comprendra l'axe de la chaussée.
Pour la seconde ligne construite à voie unique l'axe de la voie correspondra à l'axe de la chaussée. L'Administration supérieure réglementera la forme et la nature des matériaux à employer pour la construction de la voie.

Article 4.
Les travaux seront exécutés et entretenus dans les meilleures conditions et sous la surveillance de l'administration municipale conformément aux dispositions stipulées dans la présente convention. Les frais de surveillance pour la construction première seront à la charge des concessionnaires et ne pourront pas dépasser la somme de 1 200f,00.

Article 5.

Les concessionnaires auront à leur charge le rétablissement ou le raccordement de toutes les chutes d'eau, gazomètres, caniveaux, tuyaux de gaz ou d'eau et pavage qu'il sera nécessaire de démonter ou raccorder.

Article 6.
Les concessionnaires s'engagent à exploiter la ligne de fer ainsi établie pendant toute la durée de la concession au moyen de voiture omnibus construites d'après un modèle approuvé par l'administration municipale.
Ces voitures seront construites et entretenues dans les meilleures conditions de solidité et de commodité, elle seront munies d'un frein énergique destiné à facilité l'arrêt.

Article 7.
La traction se fera par chevaux et ne pourra être modifiée sans l'assentissement exprès et par écrit de la l'administration municipale.

Article 8.
Les concessionnaires s'engagent à assurer le service dans les meilleures conditions et à établir et entretenir pour y satisfaire largement le nombre de voitures nécessaires aux besoins du public.
Un règlement sera dressé d'accord avec l'administration municipale et fixera toutes les conditions du service.

Article 9.
Les voitures partiront de chaque extrémité de la ligne concédée, mais elles seront tenues sauf accord ultérieur avec l'administration municipale de s'arrêter à toute demande du public aux stations fixées par la dite administration, soit pour prendre des voyageurs, soit pour en laisser descendre.
Tout arrêt au droit des rues transversales est formellement interdit.
Chaque voiture sera dirigée par deux personnes, un cocher et un conducteur.
Les dimanches et jours de fête, le nombre des départs devra être augmenté de manière à satisfaire largement aux besoins du service.
Au reste les concessionnaires s'engagent à se conformer pour leur exploitation à tous les règlements de police existant ou qui pourraient être ultérieurement promulgués.
Les voitures devront faire au minimum quatre départs par heure pour la ligne d'Auteuil au Rond-Point de la Reine et deux départs par heure pour l'autre ligne.
Les départs et retours correspondront avec ceux du chemin de fer.

Article 10.
Les concessionnaires devront entretenir en parfait état la voie ferrée pendant toute la durée de la concession, ainsi que la route sur laquelle elle sera posée, sur une zone de trente deux centimètres en dehors des rails.

Article 11.
Les concessionnaires transporteront gratuitement dans leurs voitures les agents du service communal munis d'une carte de circulation délivrée et signée par le Maire et suivant un mode de contrôle qui sera ultérieurement déterminé.

Article 12.
En rémunération des charges et obligations prises par les concessionnaires, la Commune de Boulogne s'engage à leur transmettre dans les termes et conditions où elle lui aura concédée par l'Administration supérieure l'exploitation de la voie ferrée à établir d'après l'article 1er avec faculté de percevoir à leur profit les tarifs suivants :

Article 13.
Les concessionnaires s'engagent à laisser sur la plate forme des voitures une place suffisante pour le transport des colis ou marchandises accompagnant les voyageurs soit par l'aller ou le retour et à prendre les bagages à la gare d'Auteuil jusqu'au point extrême et à les faire distribuer s'il y a lieu à domicile suivant un tarif qui sera arrêté avec l'administration municipale.
Ils s'engagent aussi à déposer au bureau d'Auteuil les colis qui seraient expédiés sur Paris. Le tout suivant un règlement qui fixera les prix de transport et le volumes des colis.
Les voyageurs auront la faculté de transporter un léger bagage avec eux sans que cela puisse gêner leurs voisins.

Article 14.
À l'expiration de la concession, la commune restera propriétaire de la voie de fer quant au matériel roulant, aux constructions et aux accessoires ne faisant pas partie de la voie publique, ils seront rachetés par la Communes, si bon lui semble à dire d'expert.

Article 15.
Les concessionnaires s'engagent après l'approbation définitive de l'Administration supérieure et dans un délai de 15 jours après cette approbation à verser une somme de 40 000f en garantie de l'exécution de leurs engagements.
Cette somme sera déposée soit à la Banque de France, soit dans une caisse de l'État.
La restitution de ce dépôt de garantie sera effectué en vertu d'une autorisation du Maire de la Commune de Boulogne par quart au fur et à mesure de l'avancement des travaux de telle sorte cependant que le quatrième quart ne soit restitué que deux mois après la mise en exploitation de la voie ferrée.

Article 16.
Toutes les contestations qui pourront se produire au sujet des clause de la présente convention seront déférées au Conseil de Préfecture du Département de la Seine, conformément aux disposition de la lois du 28 pluviose an VIII.

Article 17.
Faute par les concessionnaires de verser dans le délais indiqués ci-dessus la cautionnement de 40 000f, ils seront déchus de plein droit de leur concession.
Après le dépôt du cautionnement dans la cas où les concessionnaires n'exécuteraient pas solidairement les clauses et conditions de la présente convention, la Ville de Boulogne pourra si bon lui semble retirer la présente concession et mettre l'exploitation en régie sur une simple mise en demeure non suivie d'exécution dans le délai de 3 jours et sans qu'il soit besoin de faire ordonner le retrait de la concession par justice.

Article 18.
Les concessionnaires d'engagent du reste à exécuter toutes les clauses et conditions du cahier des charges imposé par l'Administration supérieure.

Article 19.
Les frais et enregistrement des présentes seront à la charge des concessionnaires. La Ville de Boulogne s'engage à faire toutes diligences nécessaires pour que les actes à intervenir ne soient possibles que par droit fixé à 1f,00.

Article 20.
Pendant la durée des travaux de l'une et de l'autre ligne les matériaux de construction seront admis à l'entrepôt de manière à pouvoir être dispensés du paiement des droits d'octroi.

Article 21.
La présente concession ne pourra être cédée sans le consentement exprès de la Ville de Boulogne.

Article 22.
Aux condition stipulées dans les précédents articles, la Ville de Boulogne s'engage formellement dans le cas où elle obtiendrait de l'Administration supérieure le droit d'installer un service de tramways sur les voies désignées ci-dessus, à ne pas avoir d'autres rétrocessionnaires que les présents contractants, sauf assentiment de ces derniers.
De leur côté MM. Jacquelin, Dufresne et Plet, se mettent à la disposition complète de la Ville de Boulogne pour faire les diligences nécessaires afin de hâter l'obtention de la concession définitive objet du présent contrat.
De son côté la Ville de Boulogne se réserve le droit de concéder d'autres lignes de tramways ou de chemin de fer sauf à faire payer MM. Jacquelin et consorts un droit de péage que la partie de la voie qui serait empruntée pour le service des autres tramways ou chemin e fer qui seraient concédés par la Ville de Boulogne.
Le droit de péage sera réglé d'accord entre la Ville et les concessionnaires actuel et a défaut d'accord par l'Administration supérieure.

Fait en double à Boulogne le quatorze mars mil huit cent soixante seize.
Suivent les signatures.


Le 28 avril 1876, le Maire de Boulogne écrit au ministre de ??.
Monsieur le Ministre, par délibération en date du 9 mai 1875, le Conseil municipal de Boulogne-sur-Seine a autorisé le maire à solliciter la concession de deux lignes de tramways traversant la Commune de Boulogne.
Cette concession devant être rétrocédée à la Cie de M. Fournier.
En vertu de cette délibération et après un accord intervenu entre M. Fournier et le Maire de Boulogne.
Une instruction a été donnée et la demande renvoyée à M. l'Ingénieur en chef des Ponts-et-Chaussées.
Ce dernier a proposé au Maire qui les a acceptés ?? modifications au projet.
L'affaire a été suspendue par suite de la présentation à la ?? nationale de différents projets au profit de la Cie de l'Ouest, notamment d'une prolongement de chemin de fer d'Auteuil à la porte de Boulogne.
Les projets ayant été approuvés par le ?? et la concession des ?? d'Auteuil à la porte de Boulogne ayant été faite à la Cie de l'Ouest par une lettre de l'administration du 6 mars 1876

à finir page 2


Le 24 mars 1876, émetteur non identifié.
Monsieur le Ministre, par délibération en date du 14 mai 1876, le CM de la VB a décidé de poursuivre la concession d'un réseau de tramways devant relier  :

Par la même délibération le conseil municipal a décidé que cette concession avait rétrocédé à MM. Jacquelin, Dufresne et Plet aux clauses et conditions insérées dans l'acte intervenu entre les susnommés et le Maire de Boulogne agissant en vertu des pouvoirs qui lui avaient été conférés, acte dont nous transmettons copie certifiée.
En vertu de ces mêmes pouvoirs, j'ai l'honneur, Monsieur le Ministre, de venir solliciter au nom de la ville de Boulogne la concession pour une durée de quarante années des lignes de tramways susmentionnées et de vous prier en même temps d'approuver la rétrocession de la dite concession à MM. Jacquelin, Dufresne et Plet.
Avec ma haute considération et un profond respect, j'ai l'honneur Monsieur le Ministre d'être votre tout dévoué serviteur.


Le 10 mai 1876, le Sous-Préfet de l'Arrondissement de Saint-Denis écrit au Maire de Boulogne.
Monsieur le Maire, j'ai adressée le 7 avril dernier à M. le Préfet un acte intervenu entre vous et les Sieurs Jacquelin, Dufresne et Plet pour l'exploitation des lignes de tramways desservant Auteuil, Billancourt, dont la concession au profit de la Commune a été demandée par une délibération du CM en date du 8 août 1875.
Par lettre du 3 mai courant, M. le Préfet me charge de vous informer que par suite de la concession des nouvelles lignes de chemin de fer cette affaire n'est susceptible d'aucune suite et qu'il persiste dans la concession que j'ai eu l'honneur de porte à votre connaissance le 6 mars dernier
Recevez...

 
Le 20 mai 1876, le Sous-Préfet de l'arrondissement de Saint-Denis écrit au Maire de Boulogne.
Monsieur le Maire, j'ai l'honneur de vous transmettre quelques notes relatives à vos tramways.
Je crois qu'avec l'énergique maintien de ses rails, le CM de Boulogne obtiendra rapidement satisfaction.
Permettez-moi d'ajouter qu'il serait peut-être à propos que vous écriviez à M. l'Ingénieur de vote Arrondissement pour le mettre au courant de la volonté du CM et et des désirs réels des habitants. Cet ingénieur se nomme M. L. (adresse)
Veuillez...


Le 20 mai 1876, le Sous-Préfet de l'arrondissement de Saint-Denis écrit au Maire de Boulogne.
Monsieur le Maire, j'ai l'honneur de vous transmettre copie de la lettre explicative qui accompagnait le dossier des tramways à établir à Boulogne ; dossier que j'ai remis en son temps à Monsieur me Ministre des Travaux publics.
Je sors à l'instant du ministère où l'affaire suit dans les bureaux son cours régulier.
Au cas où vous recevriez la moindre communication ministérielle, je vous serai obligé de m'en donner avis et copie afin que je fasse de suite le nécessaire auprès du ministre.
Veuillez...


Le 20 mai 1876, note non identifiée. La lettre de M. le Sous-Préfet de Saint-Denis en date du... ne vise en aucune manière le dossier que nous avons transmis au Ministère des Travaux publics au nom et par l'ordre de la Ville de Boulogne. Voici très probablement ce qui a eu lieu.
On a transmis à la Préfecture de la Seine la délibération prise le 12 mars dernier par le CM de Boulogne. L'administration préfectorale sans autre information a consulté le dossier de Boulogne et y a trouvé une lettre du 6 mars dans laquelle le Préfet informait la Ville des concessions du chemin de fer faites à la Compagnie de l'Ouest, ajoutant que ces concessions rendraient inutiles l'établissement de tramways.
La lettre écrite le 28 mars 1876 par le Maire, le Ministre des Travaux publics répond à ces objections d'une façon complète. Cette lettre dont je vous transmets copie est la première pièce du dossier remis au ministre.
D'un autre côté, si l'on veut examiner comparativement les services qui rendent les tramways, traversant une ville dans toute sa partie commerçante et un chemin de fer que l'on doit construire dans un délai de huit années, il ne peut rester aucun doute dans n'importe quel esprit sur les motifs qui déterminent les municipalités à vouloir la construction du tramway.

Pour Boulogne la question se résumerait ainsi :
La Compagnie de l'Ouest à obtenir de l'Assemblée nationale la concession d'un prolongement en cul de sac de la ligne de ceinture partant d'Auteuil et aboutissant à la porte de Boulogne; Le parcours est d'environ un kilomètre.
La dépense est estimée à francs 900 000.
Les terrains sont donnés, ajoute-t-on par la Ville de Paris.
La Compagnie de l'Ouest a huit ans pour exécuter sa concession.
Rappelons que dans la pensée de tout homme compétent un chemin de fer qui ne transporte que des voyageurs ne peut faire des frais ; même un chemin construit à raison de 150 000 frs le kilomètre ; ce qui serait pour un chemin coûtant 900 000 frs le kilomètre ?
Et aussi que le tarif maximum par kilomètre est de 0f,1234 en 1ère classe, en admettant que tous les voyageurs pour Boulogne paient ce supplément, en le portant même à 0f,15. Combien faudra-t-il pour payer :
1. 6 % intérêt de 900 000f obligation
2. entretien
3. exploitation.

Remarquons :

Et en tout cas pourquoi n'installerait-on pas simultanément des tramways partant de la gare d'Auteuil, qui, il est vrai suivraient le chemin de fer jusqu'à la porte de Boulogne et à partir de ce point traverserait toute le ville pour gagner le pont de Saint-Cloud.
Il est un moyen facile pour l'administration de se rendre compte des besoins de la population, c'est de même de suite à l'enquête le projet de tramway.
La Municipalité de Boulogne a droit à être traitée aussi bien que Suresnes, Courbevoie, Neuilly. Ces habitants sont desservis par le chemin de fer ce qui n'empêche pas que les tramways récemment installés rendent les plus grands services à la population. Or Boulogne compte 20 000 habitants et le dimanche les promeneurs parisiens se portent en foule sur la partie de la Commune qui avoisine le pont de Saint-Cloud.
Toute cette population sera-t-elle desservie par une prolongation du chemin jusqu'à la porte de la ville.
Assurément non ; pas plus que la population de Neuilly n'était desservie par la gare de porte-Maillot.
La municipalité de Boulogne ne demande pas une exception en sa faveur, elle demande au contraire que la loi commune lui soit appliquée, c'est-à-dire qu'on la traite comme on a traité les communes voisines qui sont exactement dans le même situation topographique qu'elle.
Il est temps de se rappeler que les moyens de transport sont faits pour le public et non pas le public pour enrichir le monopole des grandes compagnies de chemin de fer.
Si le CM de Boulogne prenait une délibération rappelant ses droits et les maintenaient chargeant le Maire :


Le 1er février 1877, le Directeur du Cabinet d'Études maritimes commerciales et industrielles écrit au Maire de Boulogne-sur-Seine.
Monsieur le Maire, co-intéressé et représentant MM. Jacquelin, Dufresne & Plet dans l'entreprise de ces tramways, je m'occupe de cette affaire depuis un an avec une persévérance et une activité dignes d'une solution prompte. Je fais tout au monde pour obtenir l'autorisation de construire au printemps prochain. Dans cet ordre d'idées et sachant combien vous-même vous désirez l'établissement du tramway dans l'intérêt de la Commune, j'ai l'honneur de vous prier de vouloir bien, à titre officiel, me dire où vous en êtes des démarches que vous avez faites récemment. Le ministre vous a-t-il affirmé que le dossier allait être envoyé au Conseil d'État. Si oui, j'ai plusieurs amis que je viens de voir qui se chargent d'enlever cette dernière décision.
En un mot tous renseignements que vous pouvez me communiquer confidentiellement me permettraient de juger de l'opportunité d'un dernier effort. Vous m'obligerez en priant M. le Secrétaire de la Mairie de me répondre demain parce que dimanche, je compte préparer une note en conséquence.
Veuillez...


Le 4 février 1877, Le Maire de Boulogne répond au Directeur du Cabinet d'Études maritimes commerciales et industrielles
Monsieur vous me demandez si le ministre des Travaux publics m'a affirmé que le dossier concernant nos tramways allait être envoyé au Conseil d'État. Je ne puis vous donner un renseignement aussi précis et aussi certain.
Ce que j'ai pu apprendre c'est que l'affaire paraissait en bonne voie et qu'il y avait lieu d'espérer que la Commune verrait se réaliser une amélioration si vivement attendue et espérée par toute la population.
Veuillez...


Le 15 février 1877, MM. Jacquelin & Dufresne, Entrepreneurs de travaux publics écrivent au Maire de Boulogne.
Monsieur le Maire, nous regrettons bien vivement les lenteurs que subi l'approbation du réseau de tramways de Boulogne. En présence de la fin de l'hiver du grand intérêt qu'il y aurait à commencer des travaux au beau temps. Nous nous proposons de redoubler les démarches.
Seriez-vous assez bon pour nous faire dire votre opinion présente sur le délai plus ou moins long d'approbation pour l'Autorité supérieur et nous indiquer les moyens les plus efficaces selon vous de réussir prochainement
Nous avons l'honneur d'être Monsieur le Maire vos dévoués serviteurs.


Le 12 avril 1877, Monsieur Perrichon, Entrepreneur de travaux publics écrit au Maire de Boulogne.
Monsieur le Maire, ainsi qu'il en a été convenu hier lors de la visite que j'ai eu l'honneur de vous faire, je vous adresse ci-joint le projet d'un tramway partant du Rond-Point de Saint-Cloud, suivant la Grande-rue de Boulogne, le boulevard d'Auteuil, les rues Molitor et Mirabeau et rejoignant, à l'extrémité de cette dernière, le tramway existant déjà route de Versailles, ainsi du reste que vous pouvez vous en rendre compte par le tracé en rouge qui se trouve sur le plan.
La première difficulté que rencontre la mise à exécution de ce projet c'est le percement des fortifications ; à cet égard j'ai fait une démarche près du Président et du Directeur du Comité des fortifications de Paris ; il m'a été répondu que la question de ce percement était restée en suspens depuis 1870, il était urgent que la demande en fut renouvelée à M. le Ministre de la Guerre par l'intermédiaire de l'Administration de la Ville de Paris pour que le comité puisse lui-même donner son avis.
Dans cette position je viens, Monsieur le Maire, si mon projet est accepté par vous, vous prier de vouloir bien convoquer en une réunion les intéressés de votre Ville à la réalisation de ce projet et de m'informer du jour et du local où elle aura lieu pour que de mon côté, je puisse y convoquer les intéressés du quartier d'Auteuil ; il serait préférable que cette réunion fut indiquée dans la soirée de 8 h. à 8 h. 1/2, alors nous pourrons nous concerter et prendre, d'un commun accord telles mesures que nous jugerons convenables pour donner suite à cette affaire.
Veuillez...


Le 26 mai 1877, le Directeur du Cabinet d'Études maritimes commerciales et industrielles écrit au Maire de Boulogne-sur-Seine.
Monsieur le Maire, co-intéressé dans la concession du tramway Jacquelin, Dufresne & Plet ; pr décision du CM en date du 15 mars 1876 ; je crois de mon devoir de vous informer que le dossier se trouve actuellement entre les mains de M. C., Inspecteur général des Ponts-et-Chaussée, boulevard Haussmann, chargé de donner son opinion définitive sur cette affaire. Il n'y a plus à combattre que l'opposition systématique de M. le Préfet de la Seine et de M. A. ; opposition que sur des appréciations personnelles.
M. C. a déjà formulé, en mars dernier sa manière de voir avec beaucoup d'impartialité et il est à supposer que consulté une seconde fois, il confirmera son premier jugement. = . Quoiqu'il en soit, j'ai l'honneur de vous prier de vouloir bien, sans retard auprès de ce fonctionnaire vous démontrer énergique, rétablissant fièrement les droits de la Commune de Boulogne.
Après avoir parlé du chemin de Ceinture prolongé jusqu'à la porte de Boulogne, après avoir mis en avant des raisons très douteuses, on vient nous dire aujourd'hui que le tramway que vous avez concédé, appartient à un réseau départemental. = Il est facile de voir dans ces circonstances des intérêts d'entreprise que je ne veux pas mentionner.
Ceci dit, j'arrive de fait : qu'un tramway a été consenti par la Municipalité de Boulogne, sur le territoire de la commune de Boulogne, que les concessionnaires ont une responsabilité suffisante, que la Ville de Paris intéressée d'une façon discutable à cette nouvelle création n'a pas cependant à intervenir directement puisqu'il s'agit d'une voie de communication extra-muros.
Ce principe établi, je suis d'avis que la Commune de Boulogne relève de l'inspection générale de Ponts-et-Chaussées de la zone.
Il faut donc, Monsieur le Maire que vous agissiez de suite auprès de l'Autorité compétente afin que les efforts de concessionnaires soient respectés, en ce sens qu'ils sont l'expression d'une décision municipale.
Suivant moi, il conviendrait peut-être de réunir votre Conseil, si la démarche que j'ai l'honneur de vous prier de faire auprès de M. C. ne donnait pas un résultat réel.
Il n'y a aucune raison plausible pour priver plus longtemps la Commune de Boulogne, d'une facilité de transport démontrée et que les entrepreneurs sont prêts à exécuter.
J'ai l'honneur de vous prier, Monsieur le Maire, de me faire connaître la suite donnée à ma démarche spontanée et si vous jugez convenable de me faire intervenir, je suis entièrement à votre disposition.
Veuillez...


Le 31 mai 1877, Brouillon non identifié.
Je désire vivement que la ville de Boulogne possède enfin les lignes de tramways qu'elle sollicite depuis si longtemps et je m'empresserai de faire la démarche que vous m'indiquerez si il y a un mois environ, je n'avais eu une entrevue avec M. le Préfet et M. A. entrevue dans laquelle M. le Préfet aura affirmé que la concession du tramway était accordée au Département (et non à la Ville de Boulogne) et que satisfaction serait prochainement donnée aux habitants.
En présence de cette déclaration, je crois toute nouvelle démarche inutile et je suis d'avis que nous ne pouvons qu'attendre la réalisation des promesses faites.
Veuillez...


Paris le 26 octobre 1877, MM. E. Van Imschoot-Roos, Frigerio écrivent à Monsieur le Préfet de la Seine.
 


Le 26 octobre 1877,

Monsieur le Préfet ; comme nous avons eu l'honneur de l'exposer par notre dernière requête à Monsieur le Ministre des Travaux publics, la faveur que le Département de la Seine accorde à la CGO, n'est basée ni sur un contenu, ni sur aucune délibération soit du Conseil général, soit de Conseil municipal. Seule une dépêche ministérielle du 13 décembre 1876 semble attribuer à cette Compagnie le privilège du transport en commun. Nous n'avons pas à vous faire remarquer, Monsieur le Préfet, que cette dépêche, qui n'a pas été sanctionnée par un décret, ne peut donner au traité de 1860 une portée qu'il n'avait pas, ni rendre de nul effort la délibération du Conseil général de 1872 relative aux 90 kilomètres concédés à cette époque.
Le CM, sans vouloir reconnaître l'extension aux tramways du privilège de la Compagnie a été entraîné, par les avantages que la CGO offrait à la Ville de Paris, à lui accorder tout ce qu'elle demandait et écarter toutes autres demandes. Mais nous avons démontré à Monsieur le Ministre que les avantages offerts par le CGO n'étaient qu'illusoires par suite du changement de la base de capitalisation, portée de 500 francs à 850 francs par action ; ainsi elle se réservait, avant tout partage de bénéfice, 8 % sur 500 francs, tandis qu'aujourd'hui, elle peut s'attribuer un prélèvement de 6 % sur 850, soit 51 francs au lieu de 40.
Nous pouvons ajouter qu'en ayant autorisé la modification du modèle des voitures, qui transportent 48 personnes au lieu de 26 sans que la redevance ait été augmentée, la Ville subit encore une perte qui s'élève, par voitures, à francs 1269 (26/1500/48/x) ce qui représente pour la seule ligne de l'Étoile à la Villette plus de quarante mille francs.
Bien que nos liens extérieurs aient un développement fort considérable, nous offrons, contrairement au principe qui a guidé la CGO, mais pour le cas où nous avions l'exploitation exclusive de la pénétration jusqu'à la rue Taitbout de payer pour droit de stationnement à la Ville, la somme de 2 000 francs par voiture. Cette offre, si elle était acceptée donnerait à la Ville une augmentation de recettes annuelles de plus de 20 000 francs ; nous la croyons donc préférable à une participation dans les bénéfices, qui, nous l'avons déjà démontré, est absolument illusoire.
Toutefois, vous comprendrez, Monsieur le Préfet, que nous ne pourrions souscrire semblable engagement que si nous étions, par une prompte décision, de jouir des avantages considérables qu'amènera l'ouverture de l' Exposition.
Veuillez agréer, Monsieur le Préfet, l'assurance de notre haute considération.
Signés E. Van Imschoot-Roos, Frigerio.


Le 2 novembre 1877,


Le 14 février 1878,


Le 14 février 1878,


Le 17 mars 1878


Le 15 avril 1878,


Le 28 avril 1879,


Le 28 avril 1879,


Le 30 mai 1882,

 

 

 

 

 

 

 

 

Notes :
  • 1 Le nom de Boulogne-Billancourt, tardivement adopté en 1926, acte le démantèlement, au profit du 16ème arrondissement, du vaste territoire de Longchamp et du bois de Boulogne, et l'adjonction, accordée en 1860 comme une compensation, de Billancourt, écart d'Auteuil devenu dans l'entre-deux-guerres le siège historique des usines Renault.
        

  • 2  La Compagnie Générale des Omnibus (Compagnie générale d'Omnibus) est constituée en 1855 par fusion de plusieurs compagnies de transports urbains parisiens, sur la pression des autorités de l'époque soucieuses d'organiser le transport public de voyageurs à Paris. 

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Sources :

  • Les tramways parisiens 2è Édition - Jean Robert - 1959.
  • Archives municipales de Boulogne -Billancourt
  • Archives municipales de Saint-Cloud

Sites :

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