Le carnet du CFC

Le Dromadaire du Petit Train de la Sainte Victoire

MAD

Le Dromadaire du Petit train de la Sainte Victoire est maintenant une histoire ancienne. Sa réalisation est due à une idée originale de Marc A. un des piliers de l'association du CPPVA qui a été à l'origine de cette composition inhabituelle mais intéressante d'un train réversible : un locotracteur entouré de voitures et qui permet de faire des aller-retour sur une ligne sans avoir à faire de remise en tête à chaque terminus.
On est habitué à ce que les cheminots attribuent des vocables imagés à leurs matériel de travail mais le terme " dromadaire " d'où vient-il exactement ?, Je ne saurai dire.
Comme le chemin de fer s'est inspiré de la marine, qui l'a précédé, on aurait utilisé le terme " amphidrome ". (Les flûtes de l'Ourcq étaient amphidromes , elles avaient deux proues identiques pour le halage).

En Grande Bretagne pour éviter la remise en tête ils utilisent le " push-pull " qui est une autre forme de composition de train réversible composée d'une rame entourée de deux engins de traction.
Quand j'étais petit sur Saint-Lazare les rames de banlieue dites " Standard " étaient aussi des train réversibles utilisant une motrice et une voiture pilote. C'est dans les années 20 que Natalis Maien (1863-1934) sous-directeur honoraire des Chemins de fer de l'État eut l'idée de créer ce type de réversibilité en disposant un poste de conduite à chaque extrémité du train.
Cette réversibilité existait également sur les rames vapeur. Le mécanicien dans la voiture pilote et le chauffeur dans la machine en pousse.

La traction

Les locotracteurs LLD étaient des petits engins de manœuvre ferroviaire, très compacts, construits par la société française Locomotives et Locotracteur Diesel active au milieu du XXème Siècle. Ces machines robustes étaient destinées aux services  industriels. Plusieurs ont été sauvegardées par des associations.

(Photo PTSV)
Sur le  PTSV dans la gare de La Barque-Fuveau (13), DDL n°9 conduit par Christian J. manœuvre une benne basculante Pétolat.

Le locotracteur LLD du PTSV provient de la mine de Bauxite Alusuisse de Saint-Julien (dans le Var). Il est arrivé à La Barque le 27 janvier 1988. Son numéro de construction est le n° 3217 de 1956. sa puissance est de 15 Cv et son poids  de 5 tonnes.
Il a été entièrement démonté et révisé. Malheureusement le volant d'inertie a été volé et il a fallu en retrouver un approchant pour le remonter sur le moteur.

(Photo PTSV)
Une autre photo du DLL N°9 au terminus de Petit-Bois en 2005.

(Photo PTSV)
2005. Christian sur le DDL n°9 et sa rame de voyageurs au terminus de Petit-Bois prêt à partir.

Locomotives et locotracteurs diesel S. A.

   

Les voitures


Les voitures étaient à l'origine des wagonnets à benne basculante Pétolat utilisés dans une carrière à Cheval blanc (84). Elles ont été transformées en wagon plat avec une carrosserie sommaire et deux sièges par l'entreprise " La carrosserie industrielle F. Bouchard , 1 avenue de la bauxite Z.I. " La Delorme " à Marseille 13015. Marc A. les a repeintes, couvertes et il leur a redonné une jeunesse.

 
S.A.R.L. Carrosserie industrielle à Marseille.


Gros plan d'une boîte d'essieu à coussinet Pétolat. Certaines bennes étaient équipées de boîtes à rouleaux. (Photo PTSV)

Les usines Pétolat, Père & Fils 

Ce sont des constructeurs de matériel pour entrepreneurs et industriels et de matériel pour chemin de fer et tramways. La société est le fournisseur des grandes administrations de l'État et des Compagnies de chemins de fer.

  • chemins de fer portatifs à pose rapide, voie de 50 cm, 60 cm, 70 cm

  • wagonnets en acier

  • locomotives et locotracteurs pour voies étroites

  • wagons et voitures pour voies de 1,00 m

  • grues

  • broyeurs, pompes ...

En 1883, création de l'usine Boilot-Pétolat qui construit des véhicules ferroviaires puis des remorques routières. 
En 1968, l'usine est rachetée par la firme parisienne "Manubat".


 

 

(photo Marc A.)
Voiture d'extrémité restaurée avec un siège adulte (deux places) et deux sièges enfants.

 (photo Marc A.)
Les quatre voitures mises en œuvre.

À l'été 2026, sur le locotracteur, il ne restait plus que quelques points de détail à régler (pose de batterie et câblage, clavette d'attelages, etc.) et enfin nous avons pu former la rame pour la première fois et faire des essais en ligne.


Été 2026, Marc A. s'apprête à mettre le LLD en route.


Marc A. et Louis C. manœuvrent le LLD intégralement révisé. C'est Louis, le mécanicien de l'Association qui a fait le gros des travaux de restauration. Il restera encore la peinture à faire.
Encore quelques mises au point de dernière minute.


Le Dromadaire en formation définitive prêt à rouler.

Une petite video pour finir.

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