La Compagnie
Interurbaine de Tramways et
Les Chemin de fer et Transport1 du Sud
Jean Barèdje, Marc André Dubout, Christian Jouen
Le
premier réseau imaginaire de Jean date de très longtemps puisque la
construction des
modules a commencé en 1953 pour la voie étroite. Il est parti d'un réseau à
voie normale et à voie étroite construit avec Jo Vitchènian qui s'occupait de la
voie normale alors que et Jean s'occupait de la voie étroite et du tramway.
Le tramway avait quant à lui deux écartements en voies imbriquées dont il reste encore des modules au fond
du jardin.
Le réseau a été réalisé dans les années 1960 lors que Jean, à la suite
d'une mutation de la poste, a quitté Paris pour rejoindre sa Provence.
Le réseau aurait dû être fini en 1969-70. "Aurait du" parce
qu'en 1967, il a appris que la municipalité allait percer le boulevard et la
traversée de l'agglomération des Trois Lucs et par conséquent l'expropriation
était imminente, la construction devait passer par le jardin, soit les 9/10 de
la propriété. Alors les deux compères ont arrêté la voie normale, environ
une quarantaine de mètres pour se concentrer sur le réseau en voie
étroite dont la durée de vie a été de huit mois avant d'être déposé
"par décision du Conseil général des Bouches-du-Rhône".
Aussi peut-on dire que le réseau des Chemin de fer et Transport du Sud et la
ligne qu'on appelait le Frukkanta Septentrional (nom imaginaire) a été supprimé
pour faire place à la route.
Comme tous les chemins de fer secondaires français, il a été mis sur route...
et indemnisé par les Ponts & Chaussées.
Les modules ont ensuite été démontés et stockés, soit une centaine au total.
Par la suite Jean a acheté le terrain actuel et la villa en 1992 pour remonter
son réseau d'après les plans mais à l'époque, le jardin était une rocaille
et il a fallu aménager, faire les retailles et transbahuter 2,5 tonnes
de charbon.
Jean a commencé par remonter les modules urbains dont la première ligne un an
après fonctionnait de Clagny22
au Théâtre. Deux ans après, le réseau s'est
étendu jusqu'à la place de la gare.
Le réseau urbain
Il est situé à l'intérieur dans une pièce de la maison. Sa surface est d'environ 20 m2 et
occupe, au niveau supérieur, presque la totalité de la pièce dans laquelle il est installé à
l'exception d'une coursive pour les visiteurs, le bureau d'étude et l'atelier
de construction.
La ligne est à double voie et les deux terminus de "Clagny"
et de la "place de la gare" plus celui intermédiaire
du "Théâtre" sont
en boucle et munis d'une voie de garage. Comme pour les tramways réels, les
courbes sont fortement accentuées (r = 25 cm).
La ligne commence au "dépôt" puis le terminus de
"Clagny". Le premier arrêt est celui de "l'église" parce qu'il y a le dessin
d'une église puis celui du "lotissement" parce qu'il y a trois
maisons, puis celui des "Randonneurs" sur le sentier.
Ensuite vient le pont (qui bascule) et qui permet de rejoindre
physiquement le terminus du "Théâtre", véritable centre ville avec ses façades
d'immeubles, sa place, sa statue (la statue de gladiateur romain trouvé dans
un paquet de Bonux).
La
gare centrale
Elle occupe toute la longueur de la pièce dédiée au réseau soit 5,5
m. La gare et le dépôt ont été construits en même temps que la ligne n°2 qui a été surélevée,
ce qui a permis de rallonger
la gare pour lui donner une bonne longueur. De ce fait le terminus urbain (place
de la gare) est situé au-dessus des fins de voie.
Pendant la construction de la gare, Jean a fabriqué également le matériel
roulant (traction et voitures, wagons).
"Et puis la question s'est posée de savoir si on sortait le
réseau à l'extérieur de la maison. On perce le mur ou pas ? et avec Christian
on a percé le mur".
Jean a pris des relevés et fait le plan. L'affaire du chemin de fer
interurbain était lancée c'est alors que Christian Jouen est entré en action
pour la suite des travaux et de l'aventure mais avant il a fallu déplacer les
deux tonnes de charbon qui encombrait.
Le tronc commun du réseau interurbain et du Chemin de fer et Transport du Sud
Le réseau interurbain est en tronc commun avec celui du Chemin de fer et Transport du Sud
jusqu'à la gare de correspondance de "La Mescla". La voie qui traverse le mur
de la maison pour accéder au jardin est double et après avoir traversé un
pont relevant elle donne accès à la première gare, celle de "Travignon"3.
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"Travignon",
la première gare est munie de trois voies avec un bâtiment voyageurs
type Chemin de fer de Provence qui représente le BV d'Allonse-Argence. D'une manière générale tous les bâtiments se veulent des copies de BV existants. |
| la gare de Jas de Baptiste | De là, la double voie est en rampe jusqu'à la gare la plus haute du réseau : la gare de "Jas de Baptiste Pas du Loup"4. |
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À la sortie du tunnel (qui passe sous l'escalier), le tramway se dirige vers la gare de "Engabua". |
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La
ligne continue le long de la montagne pour arriver en gare de "Engabua"5
.Le BV est celui de la gare de Lantosque6 sur la ligne des Tramways des Alpes Maritimes entre Plan du Var et St Martin de Vésubie. À partir de cette gare, la ligne devient à voie unique jusqu'à "La Mescla". |
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La
voie quitte la montagne par une grande courbe puis passe sur un pont à deux
piliers métalliques et s'engage sous un court tunnel. Elle revient dans
la même direction mais à un niveau inférieur. Elle passe une fois encore sous un escalier du jardin par un tunnel en courbe avant d'aboutir à la gare de "La Mescla". |
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La
ligne arrive en gare par la courbe que l'on voit au fond à gauche. Elle
se divise en trois voies qui passent sous la marquise de la gare. La gare de "La Mescla" est une gare de correspondance entre le Chemin de fer & Transport du Sud et le réseau interurbain. |
Plan
de la gare de "La Mescla" de droite à gauche. Voie en courbe de la ligne
qui vient de la gare centrale et petit dépôt à trois voies accessibles
par une aiguille triple. BV et marquise abritant les trois voies à quai.
La halle marchandises est desservie par une voie en impasse.
Ensuite les voies se
regroupent et une TJD donne naissance à deux voies uniques, celle du
réseau interurbain et celle du des Chemin de fer & Transport du
Sud.
Les Chemin de fer & Transport du Sud
C'est à partir de la gare de "La Mescla" que les deux réseaux se séparent.
La ligne des Chemin de fer & Transport du Sud a été ouverte en trois
sections construites en trois ans.
- de "La Mescla" à "La Mailleraye"
- de "La Mailleraye" à "Oiraviv"
- de "Oiraviv" à "Tonna" (terminus provisoire de la ligne)11.)
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Plan
des voies avec à droite la halle marchandises et sa voie en impasse. C'est une gare à embranchement, c'est là que les deux réseaux se donnent correspondance. La ligne secondaire part de l'axe du bâtiment voyageurs, traverse la TJD et prend le côté droit de la plate-forme. |
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On voit bien sur cette photo la correspondance ente les deux réseaux.Sur la voie centrale l'interurbain et sur celle de droite le chemin de fer secondaire. Vue en direction de la gare centrale. |
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Gros
plan sur la TJD de sortie de la gare de "La Mescla". La ligne à voie unique serpente entre les rochers et atteint la gare de "La Mailleraye". |
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La gare de "La Mailleraye"7 où
stationne le train composé d'un fourgon automoteur, d'une allège postale
(fabrication JEP), d'un fourgon à essieux à la livrée bordeaux et crème
suivi de deux voitures à bogies et plate-formes d'extrémité. Ensuite la ligne suit une grande boucle, passe sous un premier tunnel puis un second avant de passer sur le pont du Yunnan lancé au-dessus du "Grand Cañon du Petit Verdon". Le pont sur arbalétriers se trouve au Km. 111 de la ligne Ho-Keou à Kuming, construits par les français de 1902 à 1910. Il est toujours en service. |
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![]() À
la sortie du deuxième tunnel, le train passe sur le pont sur arbalétriers
construit exactement à l'échelle du pont réel en longueur (86 m.). En hauteur
il faudrait qu'il soit un petit peu plus haut parce que la voie est à 1,75 m.
du fond et il faudrait une hauteur de 2,25 m. qui représente une hauteur de 100
m. dans la réalité. Ce pont avait déjà été construit sur l'ancien réseau.
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Après
le pont, la voie passe sous un court tunnel et descend de 18 cm par une courbe
hélicoïdale de 63 cm. de rayon (rayon minimal des courbes du CFTS) traverse
un autre tunnel en courbe et se retrouve en surplomb du "Grand Cañon du
Petit Verdon". La valeur de la rampe est de 45 %o.
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Elle
suit ensuite la topographie du cañon avant d'arriver par une autre courbe (de
63 cm. de rayon) à la gare de accessible par une aiguille triple.
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Le
BV de la gare de "Oiraviv" (comprenez "Vivario" écrit à
l'envers). Le BV de cette gare construit en ciment n'est pas encore peint.Gros plan sur l'aiguille triple. Pourquoi Vivario, tout simplement parce que la ligne à cet endroit rappelle celle de Corse de Bastia à Ajaccio aux environs de Vivario. |
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Au fond de la boucle il
y a un tunnel en courbe et la ligne arrive dans les gorges du "Trévan", c'est
au-dessus d'Estoublon près de Mézel (sur les Chemins de fer de Provence).La rivière en dessous du pont sert pour les écoulements de pluie. Et oui nous sommes dans un jardin à la topographie accidentée et les pluies provençales sont parfois très nourries. De temps en temps, il faut donner un petit coup de main. Une crotte d'oiseau, une feuille morte, un morceau de bois sur la voie deviennent une entrave à la bonne marche du train. Il arrive aussi comme sur la photo de droite que l'humidité fasse patiner la locomotive. Jean sait ce qu'il y a à faire dans ce cas. |
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Au retour on arrive à
la petite gare de montagne de "Cresset" avec une voie en impasse.
Cresset est un village des Basses Alpes qui a été ruiné au siècle dernier.
La station de Cresset sur les CP se trouve à trois kilomètres du village. Ensuite la ligne continue de descendre, passe sous un tunnel et la rampe se termine par une grande courbe que Christian a refaite dernièrement pour entrer dans la gare terminus actuel de "Tonna" (Annot écrit à l'envers). |
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La gare de "Tonna" terminus actuel de la ligne. Il y a 3,78 m. de dénivelé entre "Tonna" et le "Jas de Baptiste" soit une rampe presque continue de 45 %o à l'exception des paliers des gares. |
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Le train entre en gare sur la voie 1, celle qui est côté BV. |
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La gare de "Tonna". |
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Notre
train est arrivé en gare de "Tonna", terminus actuel de la ligne. Il en repartira
que plus tard mais avant quelques petites manœuvres sont à prévoir avant de
remiser la machine au dépôt. Les fourgon et allège postale sont décrochés
de la rame composée de deux voitures à bogies puis refoulés sur la voie 3.La voie sur laquelle la machine fait l'impasse sera celle qui constituera le prolongement de la future ligne vers le port. |
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![]() Ensuite
elle passe sur voie 2 pour les reprendre de l'autre côté sur voie 3 et les
refouler au droit du quai destiné au service postal et aux bagages puis
elle va se garer dans le petit dépôt muni de deux voies. Noter que seul ce dépôt figure sur le plan. Un autre supplémentaire à une voie a été construit pour la machine de réserve. |
Le réseau Interurbain
La
ligne secondaire de l'interurbain a été construite en un an.
- de "La Mescla" à "Marquitta"
- de "Marquitta" à "Menchkansara" (en souvenir de Jo Vitchènian).
Les modules existaient de l'ancien réseau. La construction a été
relativement facile parce qu'il n'y a pas eu les gros enrochements comme pour
la construction du CFTS. Lors de la réalisation, si un module n'allait pas dans un sens il
suffisait parfois de le tourner à l'envers pour qu'il prenne place
facilement;
La double voie unique du réseau interurbain suit celle du Chemin de fer &
Transport du Sud. Précisons qu'il ne s'agit pas d'une double voie mais de
deux voies uniques partageant la même plate-forme. Le parcours rappelle
l'ancien parcours du secondaire de Grenoble à Villars-de-Lans.
On arrive au point bas qui est "Marquitta" par une
rampe de 8%o
avec des courbes qui descendent à 25 cm de rayon.




Ensuite
une série de courbes et contre-courbes serrées amène la ligne à un pont
relevable qui rejoint les deux rives du canyon. C'est là qu'un jour eut lieu un
accident, le pont n'ayant pas été abaissé, la motrice infortunée a
plongé un mètre plus bas ce qui représente à l'échelle une chute de 4,5
m. Inutile de mentionner que sa carrosserie a mal supporté l'impact.
| gare de Loufaro | La voie abandonne le site propre pour se mettre sur la route en aval de la montagne, jusqu'à la gare de "Lou Favo"8. Il y a trois voies en rails à gorge sur la route. Cette gare représente celle de Barbolsas en Suisse sur le chemin de fer de Bex-Villar-Bretaille. |
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Ensuite, la voie continue de descendre et passe devant la menuiserie (pas encore terminée) qui bénéficie d'une voie de garage traversant la route. |
| Les "Thermes" et on arrive à "Marquitta". | |
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La
gare de "Marquitta" est le centre de la ligne secondaire. C'est la gare
principale avec son dépôt, sa gare marchandises. Ensuite on repart en tramway pur dans l'axe ou sur le côté de la chaussée ou au mieux en accotement. |
| Léau | La halte de "Léau". |
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La voie remonte pratiquement sur toute sa longueur à 8%o jusqu'à la halte de "Mérard" |
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La halte de "Mérard" avec son évitement, on franchit le col de "Cabra" |
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puis la ligne redescend puis c'est la halte de "Lourwig" avec son évitement en pleine route. |
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et la gare des "Maurins" où il y aura des maisons et un hôtel (en ciporex). |
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Le tramway redescend sous l'œil de Christian qui inspecte la ligne aérienne. |
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Ensuite une rampe à 10 %o mène au village antique de Vitchènian9 desservi par le terminus de "Menchkansaara". La voie est en boucle et une voie de garage permet le stationnement d'une remorque. |
La voie
Tous les types de voie que l'on trouvait sur les lignes de chemin de fer et de
tramways sont représentés sur le réseau. L'écartement de la voie en réel
est 76 cm, soit du Oe (17,1 mm.).
Pourquoi
? Parce en 1962 avec Jo Vitchènian, les deux compères avaient découvert le Mariazel
en Autriche, 96 Km. de long, un gabarit de 2,60 m., électrifiée, de belles
voitures dont des voitures-bar, des wagons transporteurs de wagons en VN. Un
vrai chemin de fer en voie étroite.
Pour ce qui concerne le chemin de fer, la majorité de la ligne est en rail
Vignole et dans l'argot des traminots marseillais le rail Vignole était appelé
le "rail de campagne" parce qu'en principe, on le trouvait en banlieue
et à l'époque la banlieue, c'était la campagne. Et le rail à gorge (il y eut
du Broca et du Phénix) était appelé le "rail de ville". Le rail
Vignole, il y en avait plusieurs type. Avec Jo Vitchènian ils avaient construit
une matrice
et ils faisaient le rails avec des boîtes de conserve (du fer blanc, tout
simplement). Ils arrivaient à faire des rails de presque 60 cm de long. Ils les
emboutissaient, puis passaient un fil de fer dedans pour faire le champignon et
ils les pinçaient. Ça marchait très bien, c'était rapide mais fastidieux à
fabriquer. Ils avaient fait un plan et savaient combien il fallait en fabriquer
(en
grande série). Ils passaient des dimanches entiers tous les deux à faire des
rails. Ils n'étaient pas riches à cette époque là, ils faisaient comme ça.
Le rail fait 4,5 mm. de haut, exactement la hauteur du rail profilé du
commerce. Ensuite Jean a acheté 400 m. de rail profilé acier au
"Kilomètre 108" à Paris.
Ensuite il y a du rail laiton que Jean emploie dans les endroits les plus
humides, dans les tunnels par exemple.
Lors de la construction du dernier réseau, il s'est trouvé à court de rails
et il a acheté du rail "Peco" qui correspond à l'échelle, à du rail
de 25-30 Kg au mètre.
Avec Christian il ont fait toutes les doubles voie de départ, dans certaines
gares tout a été fait en rail Maillechort "Peco".
Pour le rail à gorge, il part d'un rail profilé en laiton H0, il le tourne
sur le côté, prend un fil de cuivre recuit de 18/10ème bien
dressé. À l'aide de petits gabarits en aluminium qui ont exactement le dessin
du rail on le met sur le profilé qui a un mètre de long et on applique de la
peinture à souder. C'est une soudure liquide que l'on passe avec le pinceau. On
passe le tout sur la lampe à alcool et c'est soudé. Au fur et à mesure que
l'on avance, on retire les gabarits en aluminium (qui ne se soudent pas). Le fil
fait le rail et le talon fait le contre-rail. La gorge fait 1,5 mm. de large,
les boudins, 1,2 mm. Alors avec les gabarits et la peinture à souder pour faire
un mètre de rail, il faut exactement trois minutes.
Pour le train en voie étroite, le rayon minimum est de
63 cm. parce que le rayon minimum d'inscription est de 60 cm. Il y a deux
courbes à 63 cm., les autres sont à 70, 90, 100. Pour le tramway, on
descend à 25 cm. et sur le terminus de "Clagny"
on tombe à 16
cm. et ça passe même l'articulée stéphanoise 10.
Les
aiguillages
Il y a trois TJD (traversée de Jonction double),
une TJS et une aiguille triple.
L'alimentation
électrique
La ligne aérienne qui couvre l'ensemble du réseau hormis quelques voies de
garages est la ligne d'alimentation du matériel de traction. On distingue la
ligne qui reçoit la perche et celle qui reçoit le pantographe dont les
attaches sont différentes. Il faut noter que dans le jardin provençal exposé
au soleil, à la chaleur, au froid, à la pluie, à la neige il faut des solutions
simples et vite réparées d'où un système rustique et de bon sens.
L'utilisation de la caténaire est prévue dans le "Grand
Cañon du Petit Verdon". Il faut noter que des réseaux suisses et
autrichiens électrifiés n'ont que le fil tramway.
La caténaire est souple, si on la tire elle revient comme un élastique ce
système est pratique compte-tenue des bêtes qui passent la nuit sur le
réseau. Les sections d'une quinzaine de mètres sont montées sur des ressorts
à chaque extrémité et les attaches qui font 1,5 à 2 cm de long peuvent
bouger, par conséquent la ligne ne s'abîme pas si on la touche. Par ailleurs la
caténaire comporte des points faibles à chaque traversée de la voie
(traversées réelles, si on ne fait pas attention on peut arracher avec le
pied) c'est à dire que les deux extrémités sont réunies en crochet du fil
qui s'ouvre et il suffit de le remettre.
Le tramway, c'est différent parce qu'il y a la perche avec une gorge qui suit
le fil aérien. Dans ce cas l'attache est fixe, elle ne peut pas bouger
latéralement. On met un fil de cuivre de 2/10 autour du fil, on l'attache au
support de caténaire par une ligature et cela permet le passage de la
gorge du tram. L'épaisseur de 2/10 ne se sent pas. Ainsi le fil peut coulisser
dans la ligature (c'est la raison pour laquelle il ne faut surtout pas le
souder). Les poteaux sont en acier (en fil d'acier) et c'est cette flexibilité
qui donne l'élasticité de la caténaire.
Pour l'alimentation, il y avait au début un transformateur en 220 V. pour
l'ensemble du réseau et puis un jour il y a eu un court jus et le
transformateur est parti en fumée, complètement grillé. Le gros fil a été
récupéré pour faire de la caténaire.
C'était l'époque où il y avait encore du 110 V. et Jean a acheté un
transformateur en 110 V et il l'a branché avec des lampes en série en
utilisant la résistance des lampes. En cas de court jus c'est la lampe qui
grille et protège ainsi le transformateur et ça a fonctionné. Les lampes en
110 ont ensuite été remplacées par des lampes en 220 V. De plus quand il y a un
court jus la lampe éclaire fort et cela indique qu'il y a un problème. Quand
les deux lampes sont en série, avec le transformateur en série, on a une
dérivation de courant qui est plus forte, on a facilement du 36 V.
Alternatif ou Continu ?
Les moteurs
du commerce actuellement ne se font plus en alternatif alors le réseau urbain
est alimenté en courant continu et cela permet d'inverser la marche, ce qui est
intéressant pour la rentrée au dépôt. Pour obtenir le continu Jean a monté
un redresseur sur le transformateur et avec un simple inverseur on passe du
continu à l'alternatif.
Entre la "Gare centrale " et la "gare d'Encabua" il y a
quatre fils (double voie) totalement isolés. Le problème est qu'actuellement
sur le réseau un seul train peut circuler à la fois (mais cela ne va pas
durer) car un système de DCC va être installé ce qui permettra à partir
d'une alimentation commune de commander plusieurs locomotives. Il fait monter
sur les machines les modules de commande cela marche avec des fréquences variables.
Ainsi le réseau évolue en fonction des avancées technologiques, n'oublions
que la première machine a été construite en 1943.
Les
modules
Tous les modules sont en béton. On prend une plaque bien plate on met un papier
huilé pour éviter les adhérences, on place les rails bien dressés à une
hauteur de deux centimètre, ensuite on ferraille puis avec du béton bien liquide (pas
du ciment, du béton) et on le coule sur une épaisseur de 2 cm. juste un peu en
dessous du niveau des rails. Mais attention une fois le béton pris, on ne peut
plus retoucher. Ensuite on le teinte avec un léger ciment avec du sable ou du
charbon selon l'apparence qu'on veut lui donner. On coule les quais dans des
moules en fer. Aux passages à niveau avec l'essieu à gros boudins on fait les
gorges. L'intérêt de cette technique c'est que le réseau étant à l'extérieur,
il résiste aux intempéries.
Les
installations fixes
Les installations fixes sont construites en ciment.
En revanche dans la partie urbaine (abritée) les bâtiments sont construits en
carton.
À
Kindore Lac les
cloisons du BV sont mêmes construites avec des éléments contenant de
l'amiante (édotite), ce qui ajoute au réalisme.
À l'extérieur les espaces laissés libres par le tracé sont comblés avec
beaucoup d'originalité par une végétation naturelle ou des plantes
disposées à bon
escient en fonction des possibilités du terrain.
Le
matériel roulant
La première machine électrique a été faite en 1943 et Jean a failli
s'électrocuter avec. Ensuite il a fait de essais avec des moteurs mécaniques
à clé. C'était un tramway de Perpignan. Il avait calculé le nombre de tours
de clé pour arriver à tel endroit. Il en fallait 10 pour arriver à l'arrêt. Ça
a marché ! Voilà c'étaient les premiers essais.
Souvenir En 1947, là où les premiers jouets sont ressortis, mon copain Henri Jéro avait acheté des trains JEP dont la machine verte la n°5, c'est lui qui l'a faite avec le moteur JEP qui est toujours dessus. On ne savait pas faire les pantographes, alors on avait mis de archets, on ne savait encore moins faire des perches. |
La motorisation
Les motrices du réseau interurbain
Les motrices tramway
Il y a onze motrices de différents modèles exclusivement de Marseille sauf la "Stéphanoise".
Les voitures et
les wagons
Tous les attelages sont unifiés "train" avec tampon central et les
tramways ont l'attelage à tulipe et il y a un adaptateur lorsque le tramway a
à acheminer un wagon de marchandises.
L'atelier
et le bureau d'étude
Le
bureau d'étude c'est surtout le cerveau de Petit Jean. Il a posé sur le sol de
son jardin les rêves qui inondent sa tête. Cela dit rien ne se construit sans
plan et c'est à partir des relevés, des contraintes topographiques, des
courbes minimales qu'il a conçu avec beaucoup d'optimisation son réseau. Rien
n'est laissé au hasard, les enrochements, les pierres, les tunnels, les ponts,
tout est disposé comme prévu et tombe juste. Sa technique d'électrification
mise au point pour pouvoir circuler quelque soit le jour de l'année, la
fiabilité de sa voie qui n'est plus a démontré et la robustesse de son
matériel roulant font que ce chemin de fer champêtre fonctionne à merveille,
même si parfois l'aide de la main est la bienvenue pour débloquer une
situation.
Mais c'est surtout avec les yeux que j'ai pu suivre avec admiration, les
motrices, tramways, locomotives électriques, voitures et les voir évoluer sur les
différents types de voies, aiguillages et TJD.
Notes
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