Baguenaude

Valmondois—Marines - 3/

Marc André Dubout

Du temps du Musée des Transport de la Vallée du Sausseron (MTVS)

Fondé en 1976 à Butry-sur-Oise et Valmondois (Val-d'Oise) par des passionnés de chemins de fer anciens, l'Association du MTVS était installée dans l'ancien dépôt de la ligne de l'ex chemin de fer départemental reliant Valmondois à Marines. Aujourd'hui le site historique de Butry-sur-Oise bien que toujours vivant s'est transposé en grande partie à Crèvecœur-le-Grand (Oise) et exploite l'ancienne plate-forme du chemin de fer à VN Crèvecœur-le-Grand—Saint-Omer-en-Chaussée.


Train spécial FACS du 5 avril 1959, locomotive SACM du même type que le " Valmondois-Marines ".

 

 

 

Notes :    retour
  • 1  Plan Freycinet Le plan Freycinet est un programme de travaux publics de la IIIème République lancé en 1879 par le Ministre des Travaux publics Charles Saulce de Freycinet. Ce plan prévoit principalement la construction de chemins de fer, mais aussi de canaux et d'installations portuaires, pour un budget initial de 4,5 milliards de francs.
     
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Sources :

  • Le chemin de fer de Valmondois à Marines - MTVS n°1 - Renaud, Riffaud - 1977
  • Les petits trains et les tramways du Val d'Oise - Claude Wagner - Valhermeil - 1994
  • Exposition " À toute vapeur ! Le petit train de Valmondois à Marines (1886-1949) "- Mémoire du temps passé - Foyer rural de Nesle-la-Vallée - 28, 29 & 30 août 2026 - Bernard Gaudinot
  • Ma visite de l'ancienne ligne.
     

Sites :

  • https://fr.wikipedia.org/wiki/Ligne_de_Valmondois_%C3%A0_Marines

 

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La ligne passe non loin du Moulin de l'Église qui appartenait à la famille Rouzé laquelle a agrandi la propriété en rachetant un jardin dépendant du prieuré vendu comme bien national en 1791.
Au XIXème Sièle c'est encore un moulin à blé haut de deux étages plus combles investi de part et d'autre du Sausseron par divers bâtiments.
On hisse les sacs de blé jusqu'aux combles puis on déverse le contenu dans la trémie qui alimente les meules de pierre à l'étage inférieur. Ces meules sont mises en mouvement par un système d'engrenages en bois entraîné par la roue du moulin au fil de l'eau.
À l'étage encore en-dessous on recueille la mouture et le butoir. Il ne reste qu'à ensacher la précieuse marchandise.
À la mort du dernier meunier en 1912, sa fonction de minoterie disparaît.

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Honoré Daumier est né à Marseille est le fils d'un vitrier, poète à ses heures. Il monte à Paris en 1814 avec sa famille et devient clerc chez un huissier qu'il quitte rapidement pour suivre des cours de dessins et apprendre la lithographie. Républicain il se plait à caricaturer avec Ratapoil les suppôts de l'Empire et les monarchistes de son temps. Il fait sa carrière d'illustrateur au journal le " Charivari " et au " Monde illustré ". Paris est pour lui une source inépuisable d'inpiration.
À Valmondois, son ami Geoffroy-Dechaume possède une maison dans laquelle Daumier vient volontiers à la belle saison. En 1878 il s'installe avec sa femme du côté d'Orgivaux Mais sa vue baisse ainsi que son activité. Corot, son ami, lui achète une petite maison située sur la Grande-Rue sans laquelle il décède en 1879.
Le buste, devant la maison, sculpté par Geoffroy-Dechaume, est une copie dont l'original est conservé sur la place de la mairie.

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Maurice de Vlaminck, né à Paris en 1876, vit à Valmondois après la première guerre mondiale. " je suis heureux tout seul, dans le vent, dans la pluie, dans les éléments avec ma pipe ".
Dans sa maision-atelier proche de la ligne de chemin de fer, il abandonne le fauvisme et renonce aux exploisions colorés pour un style plus personnel, fait de paysages tourmentés et de couleurs sombres, qui définissent une nouvelle " manière " oscure.
" Si tu es peintre, ne regarde que dans toi-même ". Autodidacte, Vlaminck n'a jamais suivi de cours et n'a jamais voulu avoir d'élèves, car il pensait que la peinture ne s'apprend pas ! Il a laissé quelques peintures et lithographies de Valmondois et des environs.
En 1925, il quitte Valmondois pour s'éloigner plus encore vers du tumulte de la capitale et s'installe en Eure-et-Loir où il demeure jusqu'à sa mort en 1958.

Dans son testament artistique, alors agé de 80 ans il fait don à tous des émotions profondes que lui ont procurées les Brueghel, Courbet, Cézanne, Van Gogh... Et aux jeunes peintres, de toutes les fleurs des champs, bords de ruisseaux, nuages, rivières, bois... ses sources d'inspiration !

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