Le chemin de fer et la littérature

Paroles de B. Dubout-Dembas.
Musique de M. W. Heymann
(les gars de la Marine)

Fantaisie ferroviaire
Le petit Train de Marines

I

Quand on vient de Paris
Tout d'suite on est surpris !
l'voyageur qui débarque
Dit : " Quel charmant pays "!...
Bientôt il s'aperçoit
Qu'il est comme chez soi !
Chacun fait cett' remarque :
" C'est joli Valmondois " !
Mais quel est c'tintamarr' ?
C'est " l'Tit train qui démarr'
Un p'tit train à l'instar
D'un grand qu'aurait du retard
 

II

L'autr' jour, un fort gaillard
Dit : pour Vallagoujard
" J'vas prendr' l'Economique,
Mais à quell' heur' qu'on part ? "
Vous avez d'bons souliers,
Fait's donc la route à pied,
Ça s'ra bien plus pratique,
N'importe ou qu' vous alliez !...
Prenant l'train... sous son bras,
Il s'enfut à p'tits pas :
" Arriv'ra, n'arriv'ra pas ! "...

Refrain

III

C'est le petit train de Marines,
Autrement dit : l'Tortillard.
Qui fait son chemin peinard.
Le long d'la vallée, il chemine
En faisant son gros ron-ron
Près du Sauss'ron.
Avec sa petite machine,
Il fait souvent le fanfaron.
C'est le petit train de Marines,
Qui pour pas fair' de malheurs
Arriv' très rar'ment à l'heur'...

Source Extrait du Progrès de Seine-&-Oise en 1933 

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